Ne pas passer de concours après une khâgne

La filière littéraire

20 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir !
Je suis actuellement élève de Terminale L, et je suis un peu dans la période panique-stress-je pense que je ferai rien de ma vie- je me pose trop de questions :')

Alors voilà : je voudrais faire une Hypokhâgne l'année prochaine ( dans mon lycée actuel ), tout en ayant pour ambition de devenir journaliste, et si possible intégrer l'école de Bordeaux. Seulement voilà, cette école demande bac+3, je pense donc faire mes 2 années de prépa + une L3 lettres classiques à l'université… Ce qui veut dire que je veux m'engager dans une prépa tout en sachant pertinemment que je ne passerai aucun concours pour quelque grande école que ce soit, alors que je pourrais tout simplement faire mes 3 années de licence à l'université… Un peu maso la fille non ?! J'aimerais faire prépa avant tout pour la rigueur de travail que ça impose, et l'approfondissement et l'élargissement culturel que ça apporte, à mon sens plus qu'à l'université où il manque notamment cruellement de suivi individuel !

Qu'en pensez-vous ? Est-il possible de rentrer en prépa tout en sachant qu'on ne passera pas de concours ? Va t-on "m'obliger" à passer un concours? Ne serait-il pas plus pratique de rentrer directement à l'université ?
Et… Suis-je à votre avis maso ( ou complètement idiote, au choix ^*^) ?

Merci d'avance de vos réponses, j'en ai besoin pour me rassurer ou au contraire pour me remettre les idées en place ^^
Bonjour Céline,

Alors, tout d'abord, je crois que ta question n'est pas fondée : le concours a lieu à la fin de la deuxième année, donc en suivant ton plan, tu seras amené à passer ce concours.
Ensuite, je crois que tu as tort de te projeter aussi loin : va en prépa, si cela te plaît et si ça se passe bien, continue en seconde année, et à ce moment, si tu n'es pas reçue au concours, tu te poseras la question de la troisième année.

Laisse le temps au temps. 🙂
Je ne vois pas ce qui t'empêche de passer le concours… Tout le monde le passe après la khâgne, c'est une expérience, même si peu d'élèves peuvent espérer réussir. Je te rassure, tu cours peu de risques d'être admise malgré toi si c'est ton inquiétude ! (regarde un peu le taux de réussite…). A la fin des deux années, on se présente au concours, dans la plupart des khâgnes personne de la classe ne réussit (sauf 2 ou 3 personnes dans les meilleures prépa). Ensuite on va en L3.
Beaucoup d'étudiants (la majorité même) vont en prépa pour tout ce que ça apporte, et pas dans l'espoir de rentrer à l'ENS.
Bref Artz a raison. Ne réfléchis pas autant. Tu fais bien de vouloir aller en prépa, et ensuite tout suivra son cours naturellement, tu ne te poseras plus la question.
Artz :
C'est ce que je disais, je sais bien que le concours est à la fin de la 2ème année, c'est pour ça que j'ai mis "après la Khâgne"… J'ai l'intention d'aller en prépa, et sûrement pas d'abandonner en cours de route, seulement je n'ai pas d'objectif de concours à la fin des 2 années !

Merci quand même de la réponse 🙂

Ammy : merci beaucoup, c'est vrai que j'ai tendance à trop réfléchir ^^
100% d'accord avec Ammy et Artz; 90% des personnes sont dans ton cas 🙂 voire plus, au niveau de la terminale, très peu sont ceux qui pensent à l'ENS. C'est à peine si je connaissais l'existence de l'école.
Par contre, si tu penses au journalisme, c'est au contraire très intéressant de passer les concours; maintenant, en khâgne, on s'inscrit pour l'ENS mais en même temps on peut aussi s'inscrire à une multitude d'autres concours (journalisme, avec le celsa notamment). On ne passe pas d'épreuves en plus, les notes des écrits de l'ENS servent pour aller passer des oraux dans des écoles de journalisme, de commerce pour lesquels on s'est inscrits (et pas besoin d'avoir de très bonnes notes pour prétendre être admissible).
Euh… De mémoire, ça n'est tout de même pas si facile que ça d'être admissible.


Mais oui, il n'y a rien à perdre à passer le concours ni à l'obtenir, sur ça, je rejoins Sohanelle !
Donc d'après ce que je comprends, je n'ai rien à perdre à passer le concours de l'ENS ( à part des heures de sommeil 😜 )
C'est vrai que ça peut être une bonne expérience ! Avec mon 16 de moyenne en 1ère et surtout mon p'tit 14.55 ce trimestre ( bon j'ai merdé l'histoire, shame on me), je pensais vraiment être ridicule au milieu des autres prétendants à l'ENS, mais si la majorité des futurs prépas vont en L3 après, ça me rassure 🙂

Merci beaucoup des réponses, c'est un peu plus clair dans ma tête qui était un vrai bazar depuis qu'on nous a distribué les papiers et les dates du sacro-saint APB ^^
L'ENS ne prend qu'environ 5% des candidats de la BEL… Donc l'immense majorité des candidats n'y vont pas. Après, je ne sais pas combien d'étudiants sont pris dans d'autres écoles.

Cela dit, tes notes de lycée ne sont absolument pas représentatives de ce que tu feras en prépa. Et puis, 16 de moyenne, c'est loin d'être ridicule. 🙂
Je crois que les messages précédents répondent bien à la question. Beaucoup de pessimisme cependant (le manque de confiance en soi est le premier obstacle pour les khâgneux à mon sens): 100% des admis ont essayé et y ont cru, à un moment ou à un autre !


Ceci dit, pour la question de l'obligation et pour ceux qui liraient ce fil, je crois que personne n'a répondu clairement: il me semble que l'inscription en khâgne vaut engagement à passer les concours. Donc oui, on est obligé de passer le concours en deuxième année. Dans ma khâgne en tous cas, c'était comme ça.
Sohanelle a écrit :100% d'accord avec Ammy et Artz; 90% des personnes sont dans ton cas 🙂 voire plus, au niveau de la terminale, très peu sont ceux qui pensent à l'ENS. C'est à peine si je connaissais l'existence de l'école.
C'est vrai ! 😀 Moi aussi il me semble qu'à l'époque (lointaine) où je suis entrée en hypokhâgne je ne savais absolument rien de l'ENS et du concours… Le but était juste de tenir les deux années pour avoir des acquis solides, je n'ai jamais envisagé une seconde de réussir le concours (finalement j'ai été "sous-admissible" et j'avoue que ça m'a boosté le moral pour la suite des études ! 😉 )
@mattlev : Je ne crois pas que le lycée ait aucun moyen de vérifier les notes de ses étudiants. Donc si vous n'y allez pas, ou si vous rendez des copies blanches, personne ne le sait. Je trouve seulement dommage de ne pas tenter ce concours, parce que ça contribue à laisser les places à Henri-IV-Louis-le-Grand-Fénelon-etc.
Mais je suis absolument d'accord, et je ne sais pas si cela était clair dans mes messages : il faut éviter le pessimisme, surtout à ce stade-ci (très très loin avant le concours).
Je vais donc travailler sur mon pessimisme et voir désormais le verre à moitié plein 😉
Parfait !


@Artz: Comme souvent je manque de précision. Le lycée a les moyens de voir qui s'est inscrit, cela j'en suis sûr; donc je précise que c'est l'inscription qui est obligatoire. Pour mon lycée les profs demandaient aux élèves en début d'année l'engagement de passer le concours (ce qui ne signifie pas engagement à réellement composer). Ça me semblerait assez logique que la plupart des lycées fassent la même chose.
Après, il y a peut être aussi vérification sur les listes d'émargement mais je n'en sais rien. Mais d'accord bien sûr pour les copies blanches et départs au bout de deux heures.

Enfin bref, c'est pas le plus important ni intéressant. Comme dirait l'autre, passe ton bac d'abord !
Mes profs de prépa m'ont dit qu'ils recevaient la liste des notes au concours, mais sans le nom des élèves. En gros, ils ont une suite de chiffres ! Donc tu peux très bien t'inscrire sans le bosser et avoir 1 partout.

Artz: je ne dis pas que c'est très facile non plus d'avoir des écoles de journalisme et de commerce, mais dans ma prépa plusieurs personnes ont été admises au Celsa sans avoir été sous-admissibles par exemple. Idem dans plusieurs écoles de commerce. Bien sûr, leurs notes devaient tout de même être honorables.
@ Sohanelle : Mea culpa, j'ai cru que tu disais que c'était facile d'être admissible aux ENS et non aux écoles de journalisme / commerce. Mes souvenirs déjà lointains mais encore un peu douloureux, m'ont fait monter sur mes grands chevaux… 🙄

Mais pour ce qui est des écoles de journalisme et de commerce, j'avoue tout simplement ne pas savoir. 🙂
Mais pour ce qui est des écoles de journalisme et de commerce, j'avoue tout simplement ne pas savoir.
En principe c'est réputé plus facile que l'ENS.
HEC, l'ESSEC, l'ESCP, c'est encore assez dur. Mais des écoles de commerce il y en a des tas.
Donc tu peux très bien t'inscrire sans le bosser et avoir 1 partout.
Quel paradoxe !
Pourquoi s'inscrire en Khâgne pour ne pas bosser les concours ?
Le propre de la la khâgne, c'est quand même (encore, je pense…) de préparer à des concours, et si l'on y va en touriste, je ne vois pas l'intérêt. De toute façon, qu'on le réussisse ou non, on bosse pour un concours. ou alors, les choses ont bien changé.
Tiens, je ne sais pas quoi faire, je vais aller en classe préparatoire…
Personnellement je n'ai jamais eu l'intention d'aller en classe préparatoire par défaut, c'est quelque chose que je veux, qu'on m'a conseillé, et je ne veux surtout pas y aller en touriste… Je le répète je fais ça pour tout ce que ça peut m'apporter niveau rigueur et acquis… Même si je sais que je n'ai quasi aucune chance d'être admissible, et que l'ENS ne m'intéresse pas vraiment, ça restera une sacrée expérience personnelle d'avoir préparé ( sérieusement tout de même ) ce concours !
On en a discuté avec une amie, qui est dans le même cas que moi, et on déterminées à bosser de bout en bout pendant les deux années, comme on a toujours fait au lycée d'ailleurs.

Mais bon, le bac d'abord, et on verra
@Sohanelle: c'est assez marrant, après les résultats le prof <<principal>> nous a demandé nos notes pour qu'il fasse des statistiques… C'est qu'il ne devait pas les avoir; bref finalement le fonctionnement doit être assez différent selon les lycées.


@gabiana: Je ne suis pas d'accord. On peut tout à fait être un élève sérieux et travailler comme il faut sans forcément vouloir le concours (et les aspects peu agréables qu'il suppose notamment en termes de stress), et je crois que la multidisciplinarité de la prépa reste un aspect très attractif.

@CélineM: tu as autant de chances que les autres si tu travailles. Pars gagnante et tu auras une chance de gagner. La question est effectivement de savoir si tu veux intégrer une école comme l'ENS ou pas !
@gabiana: Je ne suis pas d'accord. On peut tout à fait être un élève sérieux et travailler comme il faut sans forcément vouloir le concours (et les aspects peu agréables qu'il suppose notamment en termes de stress), et je crois que la multidisciplinarité de la prépa reste un aspect très attractif.
Tu n'as visiblement pas saisi ce que je voulais dire, Mattlev.
Si on est un élève sérieux et qu'on est inscrit en khâgne, on travaille forcément le concours, car c'est ce que l'on fait en khâgne : préparer un ou des concours. Et la pluridisciplinarité est effectivement très intéressante.
Quant au stress, il ne se limite pas à la durée de passage du concours. Tout au long de l'année, des devoirs sont donnés et notés, des concours blancs sont organisés. Alors, on fait quoi ? On n'y va pas ?
On ne saurait être qualifié d'élève sérieux dans ce cas.
Après, évidemment, les notes obtenues au concours sont ce qu'elles sont. Le concours de l'ENS est très sélectif, tout le monde le sait.
Ne pas pouvoir le réussir, voilà une chose que je comprends tout à fait. Ne pas le vouloir…je comprends moins.