Déroulement d’un oral du bac de français

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bon voila je passe demain , est ce que le déroulement est bien comme ceci:

Intro
Lecture
Problématique ( est ce la question posé par le prof a reformulé ? )
Plan
Commentaire
Conclusion

Merci de m'éclairer 🙂

De plus , notre prof avait dit d'annoncer le plan + problématique dans l'introduction et dans mon livre , il y a écrit intro ( + plan ) et lecture ensuite. Donc cela se rejoint.

Ici je lis ce que j'ai écrit au début.

Que faire ?
oui c'est ça. moi la question je l'ai reformulée vu que la prof a repris la feuille où elle était écrite, ça fait que je m'en souvenais pas mot par mot ! tu peux faire les deux, l'intro et ensuite la lecture c'est une méthode plus "ancienne". mais si tu fais présentation, lecture, pb, plan c'est parfait !
Ok donc la méthode du début est préférable.

Par contre je suis en série technologique ( STG ) , ai-je le droit de faire le 1er schéma ?
Je préconise la méthode suivante :

I - Introduction rapide qui permet d'accrocher l'examinateur (30 secondes) : exemple
"Le texte dont vous m'avez demandé de faire la lecture analytique a été écrit par Charles Baudelaire, poète majeur du XIXe siècle. Il s'intitule "l'Albatros" et appartient au recueil Les Fleurs du Mal, publié en 1857. Dans ce poème, qui prend l'apparence d'un apologue, l'auteur veut peindre la situation du poète, injustement méprisé ; pour cela il s'appuie sur une anecdote pathétique (registre) où l'on voit un splendide oiseau des mers, l'albatros, capturé et avili par des matelots."

L - Lecture, posée et soignée. "Je lis le texte (phrase affirmative et décidée)"

P - Protocole de lecture :
"Je vais maintenant essayer (modalisation modeste) de répondre à la question que vous m'avez proposée… reformulez sans reprendre l'interrogation directe !

Pour cela, je procèderai à une étude linéaire (justifiez) car - exemple - "le poème étudié est court ; composé de quatre quatrains écrits en vers alexandrins, il présente une progression évidente et s'achève par une strophe finale où Baudelaire, explicitant sa comparaison entre le poète et l'oiseau, délive, en quelque sorte, "la morale" en élucidant le sens du poème."

ou alors

Pour cela, je procèderai à une étude thématique et j'étudierai tour-à-tour :
(vous donnez les axes proposés.)

A - Analyse : c'est le gros morceau (7 minutes de vos 10 minutes !) ; préparez votre brouillon en modules : vous vous arrêtez sur chaque module et vous fournissez des explications en regardant bien sûr votre montre (effet produit par telle figure de style, par tel jeu de sonorités [allitération, harmonie imitative], ou tout simplement sens d'un mot [car une grande partie de l'exercice repose sur du décryptage]). Cela dit restez cohérents par rapport à la question proposée et orientez votre explication comme un jeu de piste qui vous mènera à un résultat.

C - Conclusion : signalez que vous en êtes à la conclusion - une pause, "Pour conclure, on peut dire…"
Répondez avant tout à la question posée en liant cette réponse aux principaux résultats de votre analyse.
Élargissez ensuite ou culminez sur l'intérêt principal du texte, souvent sa modernité ou son audace : exemple - "En utilisant un cadre poétique ramassé, qui n'est pas sans rappeler le sonnet, Baudelaire est parvenu à peindre de façon saisissante la figure du poète maudit qui émerge au sein de la société bourgeoise du XIXe siècle. Rejetté et honni par les hommes vulgaires, le poète se pose en victime messianique promise au sacrifice."
Merci beaucoup, on ne m'avais jamais vraiment dit comment "accrocher" l'examinateur/trice et je n'avais jamais pensé a dire "je vais essayer de répondre à la problématique que VOUS m'avez proposée" etc.

Je passe cet après-midi :s j'espère que je vais penser à toutes vos aides !
bonjour,
est ce qu'il faut lire le texte avant ou après notre introduction ?
Bonjour,


Il me semble que le mieux c'est de lire le texte dans l'intro : c'est-à-dire après le résumé et l'amorce du sujet et avant les enjeux.
merci nonette91.. car demain j'ai un oral blanc
Bon je vois que certains d'entre vous pannique, comme vous je je suis en première, et donc comme vous j'aurais le bac de francais, et qui dis bac dis les oraux. J'évolue en 1er sti2 au lycée de Villefranche/saone au lycée Louis Armand. Certains d'entre vous pannique car ils ont pas idées ce qui peux leurs attendent pour les oraux; je peut donc vous aider : En gros on vous laisse 30 minute de préparation a tout sa :

1re Partie : Explication du texte (10 min)
(S'appuyez sur ses notes, mais ne pas les lires ! Parler assez fort, en articulant) .

1) Présentation du texte : Situation du texte.
2) Lecture
3) Reprendre la question posée (que l'examinateur vous a donné) et dire les axes de lecture choisis pour la traiter
ensuite => Annoncée le plant IMPORTANT : GARDER LE SOURIRE ET ETRE ENTHOUSIASTE 🙂
4) Explication :
Redibber au fur et à mesure, les titres des grandes partie => (Citation / Procédé de style / Sens).
5) Conclusion.

2e Partie : Entretien (10min)
Evaluation des connaissances
1) Oeuvre Intégrégrale
2) Lecture Cursives
3) Objet d'étude: (Apologue => Le siècle des lumières)
4) Connaissance Personnelle
(Toujours rester enthousiaste, Entrainer vous à vois haute, 10 min d'affilée en s'enregistrant …)
Je peux te donner un autre conseil peu utile pour l'oral de français, mais beaucoup pour l'écrit et les écrits en général : attention à l'orthographe et à la grammaire. Relire sa copie et traquer toutes les fautes avant de la rendre !
Vrai, ta raison; je ne donne pas de conseil pour l'écrit car normalement dans tout les sites vous pouvez trouvez de l'aidee pour les question d'ensembles, l'argumentation ect…
Bon voici une grille d'évaluation, avec laquelle l'examinateur vous notera; respecter cette grille c'est assuez une bonne note !

Bonjour à tous, J'espère que vous répondrez à mon post et que vous comprendrez ma question. Je suis en pleine révisions je passe lundi 27 et je suis plutot inquiète parce que j'avais été interrogées en classe il y a quelques mois avec mon professeur et eut une très bonne note mais je doute sur un point auquel je ne trouve pas la réponse précise que j'attends sur les forums:
Lors de cette interrogation orale simulation d'une épreuve orale j'avais procédé comme suit:
Présentation de l'auteur et du mouvement ,de ce qui l'a amené à écrire son oeuvre
J'ai ensuite présenté mon plan.
J'ai fait un très bref résumé de l'oeuvre pour enchainer avec la lecture.
Pour finir j'ai reformulé la problématique et commencer à développer mon plan en rappelant à chaque fois les parties.

Comme je l'ai dit j'ai eu une bonne note et mon professeur ne m'a pas fait de remarque sur une présentation qui pourtant n'est pas très utilisée. J'ai beaucoup lu de différents types d'introduction et elles ne me parraissent pas suffisamment fluide alors que je me suis sentie à l'aise avec celle là.

Je voudrais avoir votre avis et vos conseils au plus vite, si un professeur pouvait me communiquer sa façon de voir les choses j'en serait heureuse. Merci à tous.
Je ne suis pas prof mais il ne me semble pas logique d'annoncer ton plan avant de poser la problématique. En effet, le plan est une progression qui permet de répondre à cette question. Tu n'as qu'à lire les modèles d'introduction proposés un peu plus haut dans ce sujet : ils sont tout à fait pertinents 😉
Surtout n'annonce pas le plan avant ta problématique ! l'examinateur va croire que tu "plaques" le plan donné par tn professeur alors que celui-ci (même si globalement repris) peut-être légèrement modifié pour répondre à la question que l'examinateur te posera bon courage pour lundi moi c'est mardi 😉
Salut,
Je viens de passer mon oral il y a quelques heures et pour ma part je me demandais aussi quand il fallait lire… Et bien les deux solutions sont possibles : avant l'annonce du plan ou apres… 😉
Out à fait, il suffit d'inverser et d'annoncer le plan à la fin.
Bonjour

J’ai consulté la « Charte des examinateurs de l’épreuve anticipée de français », publiée par l’Académie de Rennes en 2012. Dans le paragraphe « Vérifications d’usage et déontologie de l’oral », je lis ce qui suit :

« L’examinateur s’assure que le candidat travaille sans téléphone portable ni documents autres que les textes mentionnés sur le descriptif », ou encore « Les textes, œuvres intégrales ou extraits de manuels que vous présentez en lecture analytique doivent être identiques à ceux fournis par le professeur et ne doivent en aucun cas comporter des annotations personnelles ».

Dois-je comprendre que le candidat ne dispose pas des analyses de textes effectuées en classe, et qu’il est censé, s’il s’agit par exemple d’une analyse de « l’Hymne de l’automne » de Ronsard, connaître par cœur la mythologie grecque concernant les Muses, ou s’il s’agit d’une analyse de « Phèdre » de Racine, connaître toutes les sources antiques de la pièce ?

Si j’avais une « problématique » à poser ici, elle serait la suivante : Toutes les exigences de l’épreuve de français (présenter un plan, argumenter, donner des citations, signaler les figures de style, etc.) sont-elles très raisonnables et tout ce formalisme vise-t-il à dégoûter les élèves de la littérature ? Il me semble que l’important, quand on étudie un poème, par exemple, est de ressentir une émotion, d’apprécier la musicalité des vers, et non de savoir si on y trouve des anaphores ou des antépiphores. On trouve sur internet des quantités de « commentaires composés », proposés par des enseignants, et qui illustrent parfaitement mon propos. Y figurent bien un plan, une introduction, une division en paragraphes et une conclusion, mais le fond est d’une totale indigence, froid comme le béton. S’agissant d’auteurs comme Baudelaire ou Proust, est-il si important de les cataloguer dans tel ou tel mouvement littéraire, alors qu’eux-mêmes regarderaient comme puéril un tel rattachement ? Ci-après, je livre à vos réflexions l’opinion d’un correcteur quant au résultat :

« Je suis professeur de français en lycée et je considère les épreuves de l’EAF (Epreuves anticipées de français) comme une véritable malédiction dans leur forme actuelle. Premièrement, les exercices ne sont plus adaptés aux générations actuelles. La dissertation, par exemple, n’est plus un choix raisonnable pour la plupart des élèves qui n’ont vraiment lu que très peu d’œuvres complètes – du moins qu’ils aient comprises. Le commentaire requiert une sensibilité au texte, à la nuance, qui échappe à la plupart des candidats. L’écriture d’invention suppose, quant à elle, de véritables qualités d’écriture qui sont bien rares aujourd’hui.
D’où la position très inconfortable du correcteur qui, se souvenant de ses propres élèves de l’année en cours ou des années passées, est pris entre l’exigence morale d’un » maintien de la qualité » d’une part et la conscience douloureuse des défaillances du système de l’autre. Comment en vouloir à tel anonyme auteur de copie de son inculture quand j’en ai eu 35 répliques sous les yeux, en chair et en os pendant un an. Bien sympathiques au demeurant – justes ignorants, peu rigoureux et pas très travailleurs. Tout le monde s’en est contenté jusqu’à cette fameuse épreuve. Ils sont passés du primaire au collège, du collège au lycée, certains d’entre eux à peine capables de déchiffrer un texte simple sans contresens majeur. Ils ont d’ailleurs été élevés dans la certitude que la culture, notamment littéraire, ne « sert » à rien ou pas grand-chose.
Toute la société le leur dit. Pourquoi, tout à coup, laisser tomber un couperet vengeur ? Mais aussi, pourquoi abandonner tout espoir ? S’il y avait, dans ce lot d’insanités, quelques copies un peu sensées, un peu informées, pas trop mal écrites ?
De ce fait, les écarts varient entre les correcteurs : ceux qui ont renoncé à la correction de l’expression se penchent sur les idées formulées, parfois à peine suggérées, pour se dire qu’après tout, on ne cherche pas à former des littéraires à tout prix. D’autres se réfugient dans le formalisme et seraient prêts à sous-noter n’importe quelle copie dont l’introduction ou la conclusion ne répondraient pas aux critères qu’ils ont fixés.
D’autres encore abandonnent tout espoir de trouver des copies « intéressantes » (entendez : restituant un contenu qui pourrait se rapprocher de ce qu’ils ont eux-mêmes appris durant leurs études) et décident de porter leur attention sur l’expression : correction de la syntaxe, qualité du vocabulaire, orthographe.
Qui ne voit que tout cela est un gigantesque gâchis ? Les « très bons » élèves n’auront aucune difficulté, quel que soit le critère retenu. Du reste, ils pourraient se passer d’enseignants, ayant le plus souvent à la maison toute l’information culturelle nécessaire. Les « très mauvais » sont condamnés pour les raisons inverses avant même de commencer. Entre ces deux pôles, l’immense majorité des « médiocres », de ceux qui ont traversé leur scolarité comme des fantômes, qui n’ont probablement même jamais été effleurés par le moindre doute, la moindre interrogation sur le sens de tout cela. Ne parlons même pas d’émotion.
C’est un mur d’incompréhension, de part et d’autre, un complet malentendu.
Mais dans le même temps que ces réflexions me traversent l’esprit – soit juste avant d’attaquer mon paquet de copies (qu’il me faudra, oui, plusieurs jours pour corriger, n’en déplaise aux imbéciles qui pensent qu’on fait ce métier comme on hache de la viande de bœuf, au kilo) – je me dis que le baccalauréat reste le dernier rempart d’une éducation qui a renoncé à peu près à tout, le dernier contrôle réel des connaissances, la dernière évaluation possible dans le secondaire de cette chose si mystérieuse qu’on appelle la culture.
Et « j’attaque », donc, mon paquet comme le poilu monte à l’assaut de sa tranchée, sans espoir et au-delà de tout regret, en essayant de « faire de mon mieux » et parfaitement conscient que, par ailleurs, tout le monde, absolument tout le monde, s’en contrefout. »


Cordialement et respectueusement.

Bonjour

Je découvre par hasard l'article "l'enseignement des lettres au royaume de Trissotin", de l'écrivain Pierre Mari. Je vous en recommande la lecture.

Cordialement et respectueusement.
Non, tu n'as pas accès à l'analyse du texte faite dans l'année, c'est un peu normal, sinon il n'y aurait pas besoin de réviser. Il ne s'agit pas de tout connaître sur la pièce et son contexte, mais de savoir quand ça se passe, quels étaient les mouvements culturels/littéraires, s'il y en a, qui avait cours à l'époque, etc. Mais étant enseignant, tu dois le savoir, non ?
Après, je suis d'accord : tout ceci est très formaliste, mais je pense que l'étude du texte (stylistique, par exemple) va avec le ressenti, et qu'il peut être très riche d'analyser un peu méthodiquement un texte (sinon je ne serais pas prof^^)
Effectivement le candidat ne dispose pas des analyses faites en classe, évidemment, mais on ne lui demande en aucun cas de connaître"par coeur" la mythologie grecque ni toutes les sources antiques de Phèdre. Pour le reste c'est un point de vue qui se défend effectivement, tout ceci est en partie formaliste et réducteur… Merci pour l'avis du professeur que tu transmets, j'y retrouve quelques uns de mes sentiments de correcteur.
Bonjour

Je réponds à Comateen.

Mon message précédent fut déplacé par notre webmestre.

En fait, il est constitué de deux parties: le corps du texte, datant d'environ un an, et les quatre lignes finales, écrites aujourd'hui.

Je ne vois aucune raison de modifier mon opinion très négative de l'enseignement du français aujourd'hui. Je porte sur une certaine "stylistique" le même jugement que M. René Pommier dans son article "Nouvelle stylistique ou nouvelle imposture?". J'espère donc que, par ce vocable, nous ne désignons pas le même objet.

Cordialement et respectueusement.