Ronsard, La Harangue que fit Monseigneur le Duc de Guise aux Soudards de Metz

Entraide scolaire

7 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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J'ai un poème de Ronsard (La Harangue que fit Monseigneur le Duc de Guise aux Soudards de Metz) à étudier et j'aimerais avoir un coup de pouce ( je ne suis pas bon en stylistique de la poésie)

- il y a bien des enjambements aux suivants: vers 2, 8, 12,13

- il y a bien une diérèse au vers 7 et 22?
Comment exploiter stylistiquement la coupe ?

- je ne sais pas trop comment justifier le choix du vers de 12 pieds.

- est-ce que tu peux m'aider pour les accents.

- la césure se place bien sur une voyelle accentuée. dans le vers 2 : forte, // massive, // dure, //en rondeur aussi large? je ne sais pas trop exploiter stylistique la césure.
1 Puis/ il/ sai/sit/ a/près /sa/ mer/vei/lleu/se /targe/
For/te,/ ma/ssi/ve,/ dure,/ en /ron/deur/ au/ssi /large/
Qu’est un Soleil couchant, où, du fils d’Aristor
Etaient gravés les yeux en cent étoiles d’or.
Deux couleuvres d’acier dos à dos tortillées,
5 Traînant dedans le fer leurs traces écaillées
Couraient le long du bord, qui d’un col replié
Re/ssem/blaient /de /cou/leur/ à/ cet/ arc/ va/ri/é/,
Que Jupiter attache au milieu des nuages
Tout courbe, pour servir aux hommes de présages.
10 Du milieu de l’écu Gorgone s’élevait
Borgnoiant renfrogné, qui trois têtes avait
Naissantes d’un seul col, et de chacune tête
Grognante, vomissait la foudre et la tempête.
Là comme Roi de Naple était enburiné
15 Charles, Comte du Maine, et le bon Roi René
Et tous les vieux combats que la maison Lorraine
A faits sur le tombeau de l’antique Sirène.
Après il s’affubla d’un morion brillant
Comme un long trac de feu, qui des champs va pillant
20 Les épis déjà mûrs, lorsque parmi les plaines
Des laboureurs fraudés le ciel gâte les peines.
Haletant dans l’a/ci/er, Anthée fut empreint
Sur le haut de la crête, horriblement étreint
Des bras courbés d’Hercule, et lui qui se travaille
25 D’échapper hors du pli de si dure tenaille
Enfle ses nerfs en vain, et de sa gueule bée
Dégorge un panonceau. Puis il prit son Epée
Au flambant émeri : le fourreau fut d’un os
D’éléphant indien, marqueté sur le dos
30 De barbillons courbés. Et sa dague guerrière
Plus que l’astre de Mars épandait de lumière.
Après qu’il eut de fer tout le corps revêtu,
Branlant la pique au poing, aiguisa la vertu
De ses nobles soudards, et d’un cœur magnanime
Par ces vers Tyrteans au combat les anime.
Haletant dans l’a/ci/er, Anthée fut empreint

Ha-le-tant-dans-l'a-cier// An-thé-e-fut-em-preint (césure à l'hémistiche)

On ne peut pas faire de diérèse sur une diphtongue provenant d'une seule voyelle originelle (acer(um))
Anthée se termine par un e muet devant consonne, il doit être prononcé (Malherbe proscrira cette position du e muet après voyelle accentuée et devant consonne).
Merci bien pour votre réponse.
L'alexandrin est choisi parce que c'est le vers de la poésie épique par excellence ; c'est aussi un vers utilisé dans les poèmes à caractère oratoire (comme c'est le cas ici).
est-ce que c'est important d'étudier ici le rythme ( les accents mineurs par exemple) ?
Mais non, vous avez à faire une étude littéraire je suppose, pas une étude technique. Il ne faut faire des remarques sur la versification que dans la mesure où cela importe à la mise en valeur du sens ou des effets de sens.
Merci bien. j'aurais une question sur la mythologie: Mars c'est le dieu de la guerre, symbolisant la vitalité mais je ne comprends pas ( la comparaison, le rapprochement que fait Ronsard) le vers suivant : "Et sa dague guerrière
Plus que l’astre de Mars épandait de lumière."