Agota Kristof, Le Grand Cahier - Une nuit, nous entendons des explosions…
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bonjour je souhaite savoir si il y aurait une personne qui pourra m'aider à réaliser une explication de texte linéaire ,sachant que je suis étudiante étrangère
bien cordialement
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Entraide scolaire et méthode.
Le charnier
[Une nuit, nous entendons des explosions, des fusillades, le tir des mitrailleuses. Nous sortons de la maison pour voir ce qui se passe. Un grand feu s'élève à l'emplacement du camp. Nous croyons que l'ennemi est arrivé mais, le lendemain, la Ville est silencieuse; on n'entend que le grondement lointain des canons.
Au bout de la route qui conduit à la base, il n'y a plus de sentinelle. Une épaisse fumée à l'odeur écœurante monte vers le ciel. Nous décidons d'aller voir.]=PREMIER MOUVEMENT
[Nous entrons dans le camp. Il est vide. Il n'y a personne nulle part. Certains bâtiments continuent à se consumer. La puanteur est insupportable. Nous nous bouchons le nez et nous avançons tout de même. Une barrière de fils de fer barbelés nous arrête. Nous montons sur un mirador. Nous voyons une grande place sur laquelle se dressent quatre grands bûchers noirs. Nous repérons une ouverture, une brèche dans la barrière. Nous descendons du mirador, nous trouvons l'entrée. C’est une grande porte en fer, ouverte. Au-dessus, il est écrit en langue étrangère: «Camp de transit.» Nous entrons.
Les bûchers noirs que nous avons vus d'en haut, ce sont des cadavres calcinés. Certains ont très bien brûlé, il ne reste que des os. D'autres sont à peine noircis. Il y en a beaucoup. Des grands et des petits. Des adultes et des enfants. Nous pensons qu'on les a tués d'abord, puis entassés et arrosés d'essence pour y mettre le feu.
Nous vomissons. Nous sortons du camp en courant. ]=DEUXIÈME MOUVEMENT
[Nous rentrons. Grand-Mère nous appelle pour manger, mais nous vomissons encore.
Grand-Mère dit:
– Vous avez de nouveau mangé quelque saloperie. Nous disons:
– Oui, des pommes vertes.
Notre cousine dit:
– Le camp a brûlé. Nous devrions aller voir. Il n'y a sûrement plus personne.
– Nous y sommes déjà allés. Il n'y a rien d'intéressant.
Grand-Mère ricane:
– Les héros n'ont rien oublié? Ils ont tout emporté avec eux? Ils n'ont pas laissé quelque chose d'utile? Vous avez bien regardé?
– Oui, Grand-Mère Nous avons bien regardé. Il n'y a rien.
Notre cousine sort de la cuisine. Nous la suivons. Nous lui demandons
– Où vas-tu?
– En ville.
– Déjà? Normalement, tu n'y vas que le soir.
Elle sourit:
– Oui, mais j'attends quelqu'un. Écoutez!
Notre cousine nous sourit encore, puis elle part en courant vers la ville.] = TROISIÈME MOUVEMENT
Agota Kristof (en hongrois Kristóf Ágota), née le 30 octobre 1935 à Csikvánd (Hongrie) et morte le 27 juillet 2011 (à 75 ans) à Neuchâtel1 est une écrivaine suisse, poète, romancière et dramaturge.
Quelle est ta première approche de ce texte ?
Le titre est-il éclairant ?
Pose-toi des questions préliminaires :
Qui ? qui est ce NOUS ?
Quelle description ?
Quoi ?
Comment est-ce rendu par la romancière ?
j'ai vu que le texte est écris sous forme d'oppositions du début jusqu'à la fin ,le nous : est justement problématique = il représente à première vue les deux frères jumeaux Klaus et Lucas qui sont confiés à leur grand-mère en attendant la fin de la guerre = mais en réalité ce "Nous " représenterait la vision de l'auteur car première il s'agit d'un nous singulier = tous les actes que les deux frères jumeaux fond =ils les fond ensemble = nous pensons ,nous entendons , nous croyons , nous vomissons ;à première vue je me suis dite que la problématique serait =comment Agota Kristof représente représente la déchéance de l'enfance dans ce texte = mais en réalité = l'altitude des jumeaux est bizarre face aux scènes macabre qu'ils découvrent dans le charnier= à l'intérieur du camp ,très rusés = la figure des deux frères dépassent le personnage de deux enfants de huit ans , dans le 3 mouvement =on voit bien la représentation de l'enfance par le personnage de la cousine qui sourit = ce qui le deux frères n'ont pas fait du début à la fin du texte ils sont restés neutre =donc ce personnage pose problème .merci beaucoup pour ton aide ,j'ai déjà rédigé une introduction mais je sens que ma problématique n'a pas cerné tout le sujet : il y a des choses qui échappent
je remercie infiniment
Le découpage est bien vu. Regarde comment est menée la description, sa fonction …
Les indications auditives, visuelles …
Le rôle de "nous vomissons" … Parole libérée. Discours direct.
j'ai remarqué que les deux premiers mouvements sont écrits sous forme d'un texte qui se rapprocherait du récit , le dernier mouvement est un dialogue écrit en style directe , les descriptions auditives et visuelles je les ai interprétées par rapport à la position des deux garçons au charnier qui devrait constituer le traumatisme aux deux enfants qui sont restés passifs à ce qu'ils ont découvert , j'ai remarqué l'emploi du présent au lieu de l'imparfait , sauf pour le discours de la cousine qui a utilisé le passé composé ,je ne trouve pas une problématique qui cerne l'ensemble du texte
j'ai aussi remarqué plusieurs oppositions = rentrer sortir ,la nuit le jour , le grand feu les petits enfants ,le nuit qu'on imaginerait froide le feu source de la chaleur ,la nuit le froid le feu la chaleur ,les buchers noirs les pommes vertes ,la grand mère âgée les enfants jeunes ,la grand même et la cousine personnages féminins les jumeaux masculin , nous rentrons la cousine sort , il y a toujours un mouvement d'opposition ,
Devant la cruauté, que faut-il dire ? Que faut-il taire ?
la cruauté est perçue d'une neutralité absolue de la part des deux personnages : on n'entend que le grondement des canons = avec le pronom relatif que l'auteur a banalisé les bombardements qui devraient représenter un grand choque pour les deux enfants , il y a aussi le discours de la cousine : le camp a brulé il faut qu'on aille voir , on sait que dans ce texte la guerre fait partie de la culture des enfants = pour des enfants à qui la guerre ne symbolise pas un danger ou la peur = c'est quelque chose qui fait partie de leur quotidien et qui est devenu une évidence : le camp a brulé il faut qu'on aille voir : ,ce que les deux enfants découvrent à l'intérieur constitue une image macabre et sordide : le traumatisme par l’ouïe : on a entendu des explosions ,les tirs des mitrailleuses ,par le sens = l'odeur est écœurante , par la vision : les buchers noirs qu'on a vu de loin étaient finalement des cadavres calcinés ,le traumatisme psychologique = la scène de vomissement quand la grand mère demande aux deux garçons d'aller manger = la scène du charnier resurgit dans leur esprit =le charnier est tiré du Grand Cahier d'Agota Kristof ou du début jusqu'à la fin l'auteur expose = des enfants violés ,mal traités ,la cruauté de la guerre ,la cruauté de l'adulte envers l'enfant et la situation du faible par rapport au plus fort ;c'est cette même cruauté qui a transformé les deux frères en deux machines dépourvues de sentiments : car dans les chapitres précédents : ils avaient recours à une étrange sorte d'exercice pour qu'ils se débarrassent de leur sensibilité ainsi de leur faiblesse : exercice de jeûne pour vaincre la faim , exercice de cruauté pour ne plus avoir mal quand quelqu'un les insulte ,exercice d'immobilité , exercice de tuer …
Il va falloir mettre de l'ordre dans tout cela … 🙂
j'ai rédigé 8 pages dactylographiques sans la conclusion ,alors que je devrais rédiger que 5 pages ,il y a le deuxième mouvement que je n'ai pas très bien interprété car il constitue la partie la plus importante , je n'ai pas trouvé la problématique exacte et du coup j'ai un long brouillon et je suis perdue ,c'est une explication linéaire 😞
Il faut cadrer toutes tes remarques qui ne sont pas toutes du même ordre.
Choisis une problématique (je t'en ai proposé une que tu ne sembles pas avoir remarquée)et rédige un développement qui reposerait sur l'analyse linéaire de chaque mouvement.
Ton travail ne peut être une juxtaposition de remarques disparates.
donc je devrais mettre certaines choses en lumières par rapport à d'autres que j'ignorerai =(taire )?
merci infiniment je vais réorganiser tout le travail .
L'hyperthème : le charnier, la cruauté …
Qu' est-ce qui est dit ?
Les bruits
La vison et la description
Qu'est-ce qui est tu : les émotions, les réactions, les relations et un échange en discours direct qui tait l'essentiel. Echappatoire comme la fuite en ville.
mon introduction
Le grand cahier est la première œuvre de la trilogie d'Agota Kristof , parue en 1986 le roman est suivi par "La preuve" et "Le dernier mensonge ."L’auteur est née en Hongrie d'ouu elle fuira lors de la répression soviétique pour se réfugier en Suisse ouu elle apprendra la langue française .Le grand cahier est rédigé sous forme d'un journal intime de deux frères jumeaux Klaus et Lucas qui étaient confiés à leur grand-mère lorsque la ville ouu ils vivaient était devenue dangereuse à cause de la guerre ,leur parents estimaient que ces derniers seraient en sécurité chez leur grand-mère appelée dans le village"la sorcière" .Une fois à la campagne les deux garçons découvrent la cruauté sous toutes ses formes ,c'est donc dans ce contexte que la nouvelle vie des deux garçons s'inscrit .Le roman est écrit sous forme de soixante quatre chapitres qui constituent des textes indépendants ,"Le charnier " en est le cinquantième chapitre précédé par " La fuite" et suivi de "Notre mère " .Le texte expose les évènements d'un camp qui brulé ;,poussés par la curiosité les jumeaux se rendent au lieu de l'explosion ouu il découvrent une scène sordide de cadavres brulés ; ils rentrent ensuite retrouver leur grand-mère et leur cousine qui était aussi accueillie par la vieille dame en attendant la fin de la guerre .En revanche, les deux garçons qui ne semblent pas être choqués de la scène du charnier ne se confient ni à leur cousine ni à la sorcière ,désormais comment l'auteur fait du texte un échappatoire à l'aide de contrastes entre ce qui est mis en avant et ce qui mis en relief?