Zola, Germinal - Il avait retrouvé son calme…

Entraide scolaire

19 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,
je dois trouver une problématique sur cet extrait de Germinal.
" Il avait retrouvé son calme, sa politesse rude, sans aigreur, de gérant qui a reçu une consigne et qui entend la faire respecter. Depuis les premiers mots, il ne quittait pas Étienne du regard, il manœuvrait pour le tirer du silence où le jeune homme se renfermait. Aussi, abandonnant la discussion des deux centimes, élargit-il brusquement la question.
- Non, avouez donc la vérité, vous obéissez à des excitations détestables. C’est une peste, maintenant, qui souffle sur tous les ouvriers et qui corrompt les meilleurs… Oh ! je n’ai besoin de la confession de personne, je vois bien qu’on vous a changés, vous si tranquilles autrefois. N’est-ce-pas ? on vous a promis plus de beurre que de pain, on vous a dit que votre tour était venu d’être les maîtres… Enfin, on vous enrégimente dans cette fameuse Internationale, cette armée de brigands dont le rêve est la destruction de la société…
Étienne, alors, l’interrompit.
- Vous vous trompez, monsieur le directeur. Pas un charbonnier de Montsou n’a encore adhéré. Mais, si on les y pousse, toutes les fosses s’enrôleront. Ça dépend de la Compagnie.
Dès ce moment, la lutte continua entre M. Hennebeau et lui, comme si les autres mineurs n’avaient plus été là.
- La Compagnie est une providence pour ses hommes, vous avez tort de la menacer. Cette année, elle a dépensé trois cent mille francs à bâtir des corons, qui ne lui rapportent pas le deux pour cent, et je ne parle ni des pensions qu’elle sert, ni du charbon, ni des médicaments qu’elle donne… Vous qui paraissez intelligent, qui êtes devenu en peu de mois un de nos ouvriers les plus habiles, ne feriez-vous pas mieux de répandre ces vérités-là que de vous perdre, en fréquentant des gens de mauvaise réputation ? Oui, je veux parler de Rasseneur, dont nous avons dû nous séparer, afin de sauver nos fosses de la pourriture socialiste… On vous voit toujours chez lui, et c’est lui assurément qui vous a poussé à créer cette caisse de prévoyance, que nous tolérerions bien volontiers si elle était seulement une épargne, mais où nous sentons une arme contre nous, un fonds de réserve pour payer les frais de la guerre. Et, à ce propos, je dois ajouter que la Compagnie entend avoir un contrôle sur cette caisse.
Étienne le laissait aller, les yeux sur les siens, les lèvres agitées d’un petit battement nerveux. Il sourit à la dernière phrase, il répondit simplement :
- C’est donc une nouvelle exigence, car monsieur le directeur avait jusqu’ici négligé de réclamer ce contrôle… Notre désir, par malheur, est que la Compagnie s’occupe moins de nous, et qu’au lieu de jouer le rôle de providence, elle se montre tout bonnement juste en nous donnant ce qui nous revient, notre gain qu’elle se partage. Est-ce honnête, à chaque crise, de laisser mourir de faim les travailleurs pour sauver les dividendes des actionnaires ?… Monsieur le directeur aura beau dire, le nouveau système est une baisse de salaire déguisée, et c’est ce qui nous révolte, car si la Compagnie a des économies à faire, elle agit très mal en les réalisant uniquement sur l’ouvrier.
- Ah ! nous y voilà ! cria M. Hennebeau. Je l’attendais, cette accusation d’affamer le peuple et de vivre de sa sueur ! Comment pouvez-vous dire des bêtises pareilles, vous qui devriez savoir les risques énormes que les capitaux courent dans l’industrie, dans les mines par exemple ? Une fosse tout équipée, aujourd’hui, coûte de quinze cent mille francs à deux millions ; et que de peine avant de retirer un intérêt médiocre d’une telle somme englouties ! Presque la moitié des sociétés minières, en France, font faillite… Du reste, c’est stupide d’accuser de cruauté celles qui réussissent. Quand leurs ouvriers souffrent, elles souffrent elles-mêmes. Croyez-vous que la Compagnie n’a pas autant à perdre que vous, dans la crise actuelle ? Elle n’est pas la maîtresse du salaire, elle obéit à la concurrence, sous peine de ruine. Prenez-vous-en aux faits, et non à elle… Mais vous ne voulez pas entendre, vous ne voulez pas comprendre !
- Si, dit le jeune homme, nous comprenons très bien qu’il n’y a pas d’amélioration possible pour nous, tant que les choses iront comme elles vont, et c’est même à cause de ça que les ouvriers finiront, un jour ou l’autre, par s’arranger de façon à ce qu’elles aillent autrement. "
Mes pistes:

L’enjeu de ce texte est de montrer les revendications des mineurs.
Suis-je sur la bonne voie ? car je n'arrive pas à trouver un plan correspondant.

Merci!
Une scène d'antagonismes. Le dialogue entre Etienne et M. Hennebeau est-il symbole d'une lutte de classe ou d'une lutte entre travail et capital ?
merci mais nous devons formulez l'objectif du texte et le mettre sous forme de question commençant par " en quoi " ou " comment "
Alors, je passe … Ce n'est pas ma définition de la problématique …
Je pense que tu dois quand même prendre en compte cette opposition entre deux conceptions pour ta problématique, utilisant le terme "affrontement" "opposition" ou autre, car tout repose sur ce dialogue argumentatif et cette différence entre deux avis.
oui c'est vrai mais je ne voit pas comment formuler cela …
comment nous est montrer l'opposition d'Etienne et M.Hennebeau ?… non je n'arrive pas à formuler….

et je ne vois pas comment faire un plan sur cette problématique…
moi non plus, mais c'est normal car je n'ai pas encore fait l'analyse du texte… Travaille sur ce texte, analyse-le ligne par ligne, étape par étape, et le plan viendra plus tard.
oui mais pourriez vous m'aider à formuler la problématique ?
par exemple "En quoi cette scène d'affrontement (ou de dispute) met-elle en évidence deux points de vue (ou deux conceptions) ?" ou bien "En quoi cet affrontement verbal met-il en valeur les idées d'Etienne ?"
merci beaucoup,
pour l'instant mon plan ressemble à ça:

I. L'argumentation

A. Type argumentatif

- raisonnement déductif
- questionnement
- réfutation d'argument

B.
-
-
-

II. L’opposition de 2 avis

A. Un dialogue opposé

- champ lexical du désaccord
- champ lexical des expressions du visage
-

B.
-
-
-

je suis dans la bonne voie ? qu'est ce que je pourrai mettre de plus ?
Ce qui est surtout intéressant à étudier, c'est l'adresse d'Hennebeau pour tenter de raisonner les mineurs et désarmer le conflit.
Mais interrogez le texte avant de vous lancer dans un formalisme stérile.
mais mon plan est juste ou pas ?

est ce que cela marche si je met comme B du I: persuader avec les questions rhétoriques et les métaphores ?
M.Hennebeau cherche à convaincre ou à persuader les mineurs ?

que puis-je mettre en B du II ?
Je ne sais pas si votre plan est juste ou non, c'est une coquille vide, moi, je veux du contenu, des idées. Pardonnez-moi de m'emporter, vous n'êtes pas responsable de la démarche que l'on vous donne.
d'accord pas grave merci quand même

mais juste une derniere question M.Hennebeau convaint ou persuade les mineurs ?
Il cherche à les convaincre de renoncer à leurs revendications.
merci beaucoup

quelqu'un pourrait m'aider à trouver un B pour mon II svp.

je n'arrive pas à trouver un B pour ma deuxième partie qui est la différence de deux avis pourriez vous m'aider s'il vous plait.
Mais non, on ne peut pas t'aider à trouver un grand B pour ton grand II. Et quelle importance !
Cette manie de vouloir faire un plan sans avoir analysé le texte n'est pas bonne.
Jacques te le dit. Il parle de coquille vide. Moi j'ai l'habitude de parler de squelette sans chair.
On ne fait pas un commentaire avec des titres.
On examine le texte, on le lit, on le relit. On remarque une structure, un ton, un choix de mots, des figures de style, une ponctuation, on note tout ce qui peut être intéressant et révélateur de telle ou telle chose.
Et après, on organise les remarques, mais sans jamais perdre de vue le texte.
En effet, tu n'as pas encore formulé de problématique claire. Ce que tu appelles "plan" tourne en rond.

C'est quand même une scène, comme Zola sait les présenter.
Un cadre
Un face à face hiérarchique
Des idées antagonistes
d’accord merci j'appliquerai cette méthode dans mon prochain commentaire car j'ai dû rendre le mien aujourd'hui.
merci pour vos conseils, au revoir.