Bonjour !
L'année dernière c'était le français, maintenant la philosophie 🙂 Il me trotte, ces vacances-ci, plusieurs questions méthodologiques dans la tête, et le cours de méthodologie étant déjà clôt depuis la rentrée, il me semble un peu HS de revenir sur cela en classe. J'ai par ailleurs déjà lu plusieurs sites de méthodologie, mais certaines questions n'y sont apparemment pas traitées, tandis que d'autres le sont de manières plurielles… Je me tourne donc vers vous une nouvelle fois 🙂
En vous remerciant par avance de votre lecture !
--> De l'utilisation des thèses philosophiques :
Quand j'arpente le web en quête de "copies modèles" (je suis d'ailleurs tombée sur une copie du CG 1997, c'est de toute beauté ! ), je tombe parfois sur des corrigés qui place une thèse par sous-partie, voire une thèse par partie. Ex : I. Thèse de Descartes. II. Thèse de Kant III. Thèse de Nietzsche.
Les titres sont bien sûrs formulés autrement mais ils montrent clairement que leur plan s'articule suivant une thèse puis une autre…Mais n'est ce pas la du recrachage de connaissance ? Est-ce cela qu'il faut faire ? Par crainte dans ma première dissertation (bon j'ai eu une bonne note quand même 🙂 ), j'ai préféré mettre en avant la réflexion personnelle et les exemples littéraires / artistiques et parfois faire appel en exemple à la pensée d'un tel, ou un tel, mais une fois ma réflexion menée dans une sous partie donnée. Mon professeur a une fois noté dans la marge -> Emploi de la thèse de … trop illustrative.
Pourriez vous m'éclairer précisément sur l'équilibre s'il y a entre réflexion personnelle et connaissances ?
Certains camarades semblent également prêts à apprendre le cours par cœur en vue de reprendre telle ou telle partie dans une dissertation future mais est-ce là la meilleure chose à faire ?
--> De l'usage de citations dans d'autres langues que le français, de l'usage de la philosophie orientale
Je suis loin d'être une spécialiste de la philosophie orientale, mais j'étudie le chinois depuis près de 7 ans et parfois il me tente de faire appel à la pensée de Confucius par exemple, ou de Zhuangzi (j'ai d'ailleurs vraiment hésité à parler du mythe du papillon dans un sujet sur la conscience, mais me suis retenue par crainte). Pensez-vous que cela soit possible au bac ? Dans les documents officiels, un certain nombres de noms de philosophes sont mentionnés pour être étudiés mais pas les philosophes chinois, alors… ?
Et il me plaît parfois de citer un vers latin ou grec, ne pensez pas que ce soit présomptueux ou que je cherche à étaler mes connaissances qui sont d'ailleurs bien maigres en la matière, simplement j'aime la poésie, j'aime les mots et la Langue, et parfois il me plaît beaucoup de citer telle phrase latine ou grecque qui me trotte dans la tête. L'année dernière en français, j'aimais bien citer du Horace, cette année, l'envie m'a prise de citer du Cicéron en latin ou un extrait du Théétète en grec sur la médiation d'autrui dans la formation de la pensée… Les textes originaux sont je trouve bien plus beaux que les traductions françaises, et puis je n'ai parfois à ma disposition que la traduction que j'en ai faite (ma professeur de grec laissant la traduction à nos soins) qui est bien maladroite…
Pensez-vous que cela soit mal vu au bac ? Dans ce cas je m'y refuserai sans problèmes, mais je trouve cela parfois dommage. 😐
--> Du style personnel ou impersonnel
En français l'année dernière, on m'a toujours vivement recommandé de rédiger une dissertation avec le plus de neutralité possible, à la troisième personne bien sûr, en faisant fi de toute envolée lyrique ou romantique.
Mais en philosophie, est-ce toujours le cas ?
A la lecture toujours de cette sublime composition de philosophie du CG, je trouve que la première personne rend la dissertation bien plus légère, bien plus agréable. Il est bien évident que je n'ai pas la plume de ces jeunes talents, mais pensez-vous qu'il soit permis voire apprécié de rédiger un devoir à la première personne ou une partie du devoir à la première personne ? (Notamment quand on parle de conscience de soi, de quête du "moi", …)
Et plus généralement, est-il apprécié de travailler l'écriture sans aller bien sûr au détriment du fond (du moins des quelques arguments que l'on a trouvé 😀 ) ? Je sais bien que la dissertation n'est pas une "écriture d'invention", mais peut-on laisser libre cours à sa plume ?
--> Du dépassement qui se veut percée mais pas Hors-Sujet
Enfin, je me demandais quel était l'équilibre à trouver pour le dépassement. Je conçois qu'il n'y ait pas de méthode universellement applicable, et tant mieux ! Mais comment savoir si sa troisième partie est H-S ? Je crains toujours la médiocre synthèse qui se fait un beau mix des deux parties précédentes, je le crains, vraiment. Mais j'ai toujours peur du contre coup également, j'ai peur de donner l'impression de fuir le sujet quand je chercher simplement à le dépasser.
Par exemple, nous avons eu en devoir commun un sujet semblable à "En quel sens peut-on dire de l'Homme qui est inconnu à lui-même", et j'ai dépassé sur la liberté… Ontologique de l'Homme qui est finalement la plus belle des définition et qui comble la méconnaissance qu'il a de lui-même : il doit construire et découvrir, croire et façonner cette partie mystérieuse de son moi… Et il a d'ailleurs la liberté de croire ou non en la méconnaissance de lui-même. Je pense que c'est HS (je n'ai pas encore reçu la copie corrigée donc je ne suis pas fixée m'enfin), des amis sont partis sur la Vérité et l'existence de celle-ci, d'autres sur la médiation d'autrui…
Bref, auriez-vous des conseils pour bien éviter le HS en troisième partie et juger de la qualité de celui-ci ?
En français, savoir si sa troisième partie était HS ou non me paraissait beaucoup plus intuitif 🙄
--> La dernière, promis ! L'ouverture : nécessaire, valorisante, ridicule ?
Mon professeur pense qu'une ouverture en terminale garantit que l'élève n'a pas abordé tous les aspects du sujet en développement, ce qu'il aurait du faire…
Qu'en pensez-vous ?
Qu'est ce qu'une bonne ouverture en philosophie, s'il en existe une au niveau de la Terminale ?
Voilà, navrée de la longueur du message qui le rend indigeste, et merci d'avoir lu jusqu'ici !
Au plaisir de lire vos avis,
Cordialement.
L'année dernière c'était le français, maintenant la philosophie 🙂 Il me trotte, ces vacances-ci, plusieurs questions méthodologiques dans la tête, et le cours de méthodologie étant déjà clôt depuis la rentrée, il me semble un peu HS de revenir sur cela en classe. J'ai par ailleurs déjà lu plusieurs sites de méthodologie, mais certaines questions n'y sont apparemment pas traitées, tandis que d'autres le sont de manières plurielles… Je me tourne donc vers vous une nouvelle fois 🙂
En vous remerciant par avance de votre lecture !
--> De l'utilisation des thèses philosophiques :
Quand j'arpente le web en quête de "copies modèles" (je suis d'ailleurs tombée sur une copie du CG 1997, c'est de toute beauté ! ), je tombe parfois sur des corrigés qui place une thèse par sous-partie, voire une thèse par partie. Ex : I. Thèse de Descartes. II. Thèse de Kant III. Thèse de Nietzsche.
Les titres sont bien sûrs formulés autrement mais ils montrent clairement que leur plan s'articule suivant une thèse puis une autre…Mais n'est ce pas la du recrachage de connaissance ? Est-ce cela qu'il faut faire ? Par crainte dans ma première dissertation (bon j'ai eu une bonne note quand même 🙂 ), j'ai préféré mettre en avant la réflexion personnelle et les exemples littéraires / artistiques et parfois faire appel en exemple à la pensée d'un tel, ou un tel, mais une fois ma réflexion menée dans une sous partie donnée. Mon professeur a une fois noté dans la marge -> Emploi de la thèse de … trop illustrative.
Pourriez vous m'éclairer précisément sur l'équilibre s'il y a entre réflexion personnelle et connaissances ?
Certains camarades semblent également prêts à apprendre le cours par cœur en vue de reprendre telle ou telle partie dans une dissertation future mais est-ce là la meilleure chose à faire ?
--> De l'usage de citations dans d'autres langues que le français, de l'usage de la philosophie orientale
Je suis loin d'être une spécialiste de la philosophie orientale, mais j'étudie le chinois depuis près de 7 ans et parfois il me tente de faire appel à la pensée de Confucius par exemple, ou de Zhuangzi (j'ai d'ailleurs vraiment hésité à parler du mythe du papillon dans un sujet sur la conscience, mais me suis retenue par crainte). Pensez-vous que cela soit possible au bac ? Dans les documents officiels, un certain nombres de noms de philosophes sont mentionnés pour être étudiés mais pas les philosophes chinois, alors… ?
Et il me plaît parfois de citer un vers latin ou grec, ne pensez pas que ce soit présomptueux ou que je cherche à étaler mes connaissances qui sont d'ailleurs bien maigres en la matière, simplement j'aime la poésie, j'aime les mots et la Langue, et parfois il me plaît beaucoup de citer telle phrase latine ou grecque qui me trotte dans la tête. L'année dernière en français, j'aimais bien citer du Horace, cette année, l'envie m'a prise de citer du Cicéron en latin ou un extrait du Théétète en grec sur la médiation d'autrui dans la formation de la pensée… Les textes originaux sont je trouve bien plus beaux que les traductions françaises, et puis je n'ai parfois à ma disposition que la traduction que j'en ai faite (ma professeur de grec laissant la traduction à nos soins) qui est bien maladroite…
Pensez-vous que cela soit mal vu au bac ? Dans ce cas je m'y refuserai sans problèmes, mais je trouve cela parfois dommage. 😐
--> Du style personnel ou impersonnel
En français l'année dernière, on m'a toujours vivement recommandé de rédiger une dissertation avec le plus de neutralité possible, à la troisième personne bien sûr, en faisant fi de toute envolée lyrique ou romantique.
Mais en philosophie, est-ce toujours le cas ?
A la lecture toujours de cette sublime composition de philosophie du CG, je trouve que la première personne rend la dissertation bien plus légère, bien plus agréable. Il est bien évident que je n'ai pas la plume de ces jeunes talents, mais pensez-vous qu'il soit permis voire apprécié de rédiger un devoir à la première personne ou une partie du devoir à la première personne ? (Notamment quand on parle de conscience de soi, de quête du "moi", …)
Et plus généralement, est-il apprécié de travailler l'écriture sans aller bien sûr au détriment du fond (du moins des quelques arguments que l'on a trouvé 😀 ) ? Je sais bien que la dissertation n'est pas une "écriture d'invention", mais peut-on laisser libre cours à sa plume ?
--> Du dépassement qui se veut percée mais pas Hors-Sujet
Enfin, je me demandais quel était l'équilibre à trouver pour le dépassement. Je conçois qu'il n'y ait pas de méthode universellement applicable, et tant mieux ! Mais comment savoir si sa troisième partie est H-S ? Je crains toujours la médiocre synthèse qui se fait un beau mix des deux parties précédentes, je le crains, vraiment. Mais j'ai toujours peur du contre coup également, j'ai peur de donner l'impression de fuir le sujet quand je chercher simplement à le dépasser.
Par exemple, nous avons eu en devoir commun un sujet semblable à "En quel sens peut-on dire de l'Homme qui est inconnu à lui-même", et j'ai dépassé sur la liberté… Ontologique de l'Homme qui est finalement la plus belle des définition et qui comble la méconnaissance qu'il a de lui-même : il doit construire et découvrir, croire et façonner cette partie mystérieuse de son moi… Et il a d'ailleurs la liberté de croire ou non en la méconnaissance de lui-même. Je pense que c'est HS (je n'ai pas encore reçu la copie corrigée donc je ne suis pas fixée m'enfin), des amis sont partis sur la Vérité et l'existence de celle-ci, d'autres sur la médiation d'autrui…
Bref, auriez-vous des conseils pour bien éviter le HS en troisième partie et juger de la qualité de celui-ci ?
En français, savoir si sa troisième partie était HS ou non me paraissait beaucoup plus intuitif 🙄
--> La dernière, promis ! L'ouverture : nécessaire, valorisante, ridicule ?
Mon professeur pense qu'une ouverture en terminale garantit que l'élève n'a pas abordé tous les aspects du sujet en développement, ce qu'il aurait du faire…
Qu'en pensez-vous ?
Qu'est ce qu'une bonne ouverture en philosophie, s'il en existe une au niveau de la Terminale ?
Voilà, navrée de la longueur du message qui le rend indigeste, et merci d'avoir lu jusqu'ici !
Au plaisir de lire vos avis,
Cordialement.



