Bonjour à tous!
J'ai un doute concernant les mots "manger" et "bouffer".
Il n'y pas longtemps, je considérais encore que les mots "manger" et "bouffer" étaient synonymes, le second étant simplement la forme familière du premier (au même titre, par exemple, que "garçon" et "mec"). C'est ainsi par exemple que "bouffer" est défini dans le Larousse.
Or, depuis une dizaine d'années je me suis installé en Alsace et ici on attribue au mot "bouffer" une signification différente, connotée très négativement et plus proche de "se goinfrer" ou de "s'empiffrer" (mais en plus péjoratif encore). Celui qui "bouffe" est un "cochon" qui avale tout sans en tirer aucun plaisir, un goinfre incapable de distinguer bonne cuisine et mauvaise nourriture.
Cela peut causer des problèmes car un non-alsacien assis à une table d'alsaciens qui exclamerait après le repas "ah comme j'ai bien bouffé!", passerait pour un goujat qui n'a pas su apprécier le repas et voulant juste se remplir la panse outre-mesure.
Ou encore, si vous demandez à un alsacien "t'as bien bouffé?", il y a de fortes chances qu'il vous réponde, un peu contrarié, qu'en Alsace "on mange, on ne bouffe pas!"
En y réfléchissant, et de par mes origines italiennes, ça tombe sous le sens car en italien existe le mot "abboffarsi", qui partagerait avec "bouffer" la racine onomatopéique bof(f)- / buf(f)- "enflé, creux". "Abboffarsi" se traduit en français par manger avec cupidité ou gloutonnerie, rejoignant ainsi le sens que les alsaciens (du moins ceux que je fréquente, plutôt nombreux) donnent au mot "bouffer".
Que pouvez-vous me dire à ce sujet? Merci 😉
J'ai un doute concernant les mots "manger" et "bouffer".
Il n'y pas longtemps, je considérais encore que les mots "manger" et "bouffer" étaient synonymes, le second étant simplement la forme familière du premier (au même titre, par exemple, que "garçon" et "mec"). C'est ainsi par exemple que "bouffer" est défini dans le Larousse.
Or, depuis une dizaine d'années je me suis installé en Alsace et ici on attribue au mot "bouffer" une signification différente, connotée très négativement et plus proche de "se goinfrer" ou de "s'empiffrer" (mais en plus péjoratif encore). Celui qui "bouffe" est un "cochon" qui avale tout sans en tirer aucun plaisir, un goinfre incapable de distinguer bonne cuisine et mauvaise nourriture.
Cela peut causer des problèmes car un non-alsacien assis à une table d'alsaciens qui exclamerait après le repas "ah comme j'ai bien bouffé!", passerait pour un goujat qui n'a pas su apprécier le repas et voulant juste se remplir la panse outre-mesure.
Ou encore, si vous demandez à un alsacien "t'as bien bouffé?", il y a de fortes chances qu'il vous réponde, un peu contrarié, qu'en Alsace "on mange, on ne bouffe pas!"
En y réfléchissant, et de par mes origines italiennes, ça tombe sous le sens car en italien existe le mot "abboffarsi", qui partagerait avec "bouffer" la racine onomatopéique bof(f)- / buf(f)- "enflé, creux". "Abboffarsi" se traduit en français par manger avec cupidité ou gloutonnerie, rejoignant ainsi le sens que les alsaciens (du moins ceux que je fréquente, plutôt nombreux) donnent au mot "bouffer".
Que pouvez-vous me dire à ce sujet? Merci 😉



