Comment faire un plan ?

Entraide scolaire

39 réponses · Page 2 / 2

Oui, je connais. Une problématique ? (Je dois avouer que je préférerais utiliser cet exercice comme entraînement pour mon oral de demain).
En quoi ce poème est-il à la fois innovateur et conventionnel?
D'accord.
Quand je dis que je n'arrive pas à faire de plan, ce trait de recherche rentre aussi dans ma problématique étant donné que si j'arrivais à faire de bons relevés je n'aurais pas de problème à faire de plan. Non ? Le problème c'est que je fais mes repérages et qu'ensuite je me dis: "Et alors ? En quoi ça m'avance ?".



Est-ce qu'il ne manque pas le côté interprétation dans ton relevé ? Parfois on fait faire un tableau en 2 colonnes : relevé/effet produit, effet recherché (ou interprétation).
Exemple :
-grande présence du champ lexical de l'argent "pièce" "monnaie" 4,10 francs" "cher"… --> l'auteur veut montrer que l'argent est au coeur des préoccupations du personnage.
-comparaison "comme une rose" --> l'auteur veut valoriser la femme décrite

Bon je schématise un peu, mais normalement ce qui se trouve dans la colonne après la flèche finit par donner des axes possibles, par exemple ici "l'éloge de la femme"
Je met ça déjà.

Bon alors, ce qui est certains c'est que c'est un sonnet en Alexandrins, en sachant que Rimbaud est plutôt du courant symboliste ça n'a rien de surprenant. On peux voir cette forme dans Correspondances de Baudelaire.

Repérages:
Champs lexicaux:
-nature: herbe, verdure, montagne, soleil, rivière…
-sommeil: dort, fait un somme, berce…
-
Métaphores:
-lit vert= herbe (ça n'est pas une périphrase aussi ?)
-
Personnifications:
-chante une rivière, montagne fière
-
Oxymore:
-"Lumière pleut"

Les sens:
-ouïe: chante,
-odorat: parfums, narine,
-vue: luit, rayons,

Donc à ce niveau là je me suis dit que je pouvais faire une partie sur un cadre naturel et mettre le fait que ce soit un sonnet en alexandrin dans la partie "conventionnel".
Ce que l'on voit, de prime abord, c'est que c'est un "jeune soldat" dormant paisiblement au milieu de la nature, celui-ci est véritablement entouré par celle-ci: "petit val qui mousse de rayon", "nuque baignant", "sous la nue (ciel)", lumière pleut".
Les quatrains nous laissent donc supposer un personnage plutôt paisible.

Cependant, dès le deuxième vers du 1er sonnet, Rimbaud dit: " souriant comme sourirait un enfant malade". Or, peu de personnes sourient, lorsqu'elles sont heureuses, comme des personnes malades. On se doute bien qu'il y a bien un problème. Le doute n'est plus permit au 11ème vers: "Nature, berce le chaudement: il a froid". Malade ? Froid ? Le petit soldat n'est donc pas aussi bien que l'on peut le penser.

I- Un cadre naturel
A) Description de cette nature: champs lexicaux,
B) Bien-être du lieu: chaleur, calme,

II- La place du petit soldat
A) Quatrain > Une apparente paisibilité
B) Tercets > Alors qu'il est mort

+ le fait que sonnet et alexandrins ne soient pas spécialement novateurs :S
Mais je sais pas si je répondrais à la problématique ?
Il y a de très bonnes choses pour un travail d'approche!

Dans ce que tu as fait, je garderais ceci + je mets quelques modifications en gras-italiques et quelques suggestions pour aller plus loin

I- Un cadre naturel un cadre champêtre et sépulcral

1) le A) et le B) ensembles : Description de cette nature: champs lexicaux, Bien-être du lieu: chaleur, calme (tout ce que tu as très justement noté)
2) un lieu enchanteresque perverti et envahi par la mort (en partier ce que tu proposes en II-A)
- la dynamique de la description : tout se concentre au fur et à mesure sur le soldat
- le contraste soldat(immobile, couleurs froides)-nature(vivante, couleurs chaudes)
- des signes équivoques : le titre (dort-meurt), termes à double sens (pâleur, froid, étendu), les glaïeuls (fleurs sur les tombes, "glaïeul" vient de "glaive")


II- La place du petit soldat
A) Quatrain > Une apparente paisibilité (se retrouve en I-2)
B) Tercets > Alors qu'il est mort -> très juste, il y a des choses à dire sur ce traitement de la mort, notamment le fait qu'il existe un genre littéraire : le Tombeau sur ce thème

en II- je te proposes des pistes:
- sur la forme et le fond classique du sonnet : le thème de la nature (le "locus amoenus" dans la poésie antique), le "blason" (tu connais peut-être, c'est la description des parties du corps, en général pour les femmes), la mort sublimée (très différents du poème "la charogne" de Baudelaire qui décrit la vermine et le pourrissement du corps) après des considérations de versifications mais en 1ère ES ils n'attendront pas ces détails : (un sonnet marotique deux tercets = distique + quatrain rimes croisées)
- sur la transgression des topos littéraires et de la forme classique du sonnet: la nature n'est plus un lieu de vie mais de mort + (jeu de rimes différentes dans les quatrains et rimes croisées et non embrassées)-> pour la forme classique du sonnet ils n'en demanderont pas tant.
- la chute étonnante : l'ambiguïté du poème trouve sa résolution, effet de surprise. Summum arrive à la fin, effet de progression. Tu as vu très justement l'usage des sens (ouïe, vue, odorat) au service du vitalisme de la nature alors qu'il n'est question d'aucune perception du soldat : son côté statique et morbide envahit le poème


Je m'apperçois au passage que ma problématique aurait été plus adaptée pour un travail de Terminale ou de licence. Ce n'est pas grave, tu t'en est bien sorti!! Il y aurait encore des choses à dire mais dans les grandes lignes je pense que ça y est. Pour un travail en peu de temps cela me semble plutôt encourageant 🙂 En conditions d'examens je pense que tu aurais bien réussi à structurer ton II
(Ah, je me doutais bien que les glaieuls avaient un sens ! Pour le titre: "dort-meurt" je n'avais pas fait attention, mais c'est bien trouvé ^^)
J'ai aussi oublié de mentionner les parties du corps en effet. Pour ce qui est de la métrique, du rythme dans la poésie en général je suis pas trop doué (la poésie est l'objet d'étude qui, des 4, me semble le plus dur): les termes "marotiques" et "distiques" me sont inconnus.

Dans l'ensemble, ça aurait été en effet…mais pour l'écrit seulement. Pour l'oral c'aurait été trop juste en terme de temps.
Pour l'oral ce sont des textes préparés avec le professeur non?
marotique : de Clément Marot, poète de la Renaissance et théoricien. Il me semble que c'est l'un des premiers poètes français à avoir écrit des sonnets
distique : strophe de deux vers

je pense que tu t'en sortiras très bien, passe peut-être un peu plus de temps à étudier le texte. Si tu veux continuer de t'entrainer, on pourra toujours donner des indications de correction. bon courage pour la suite!!
Oui, mais pas que. Apparemment on a une chance sur trois de tomber sur un texte fait en cours, une autre chance sur trois de tomber sur un texte mentionné en cours, et encore une chance sur trois de tomber sur du hors-texte.
C'est ce que j'ai compris. Mais quelqu'un qui sait faire des plans (qu'ils aient été vus ou non) est largement mieux préparé qu'un personne qui connait des plan par coeur. Parce qu'une fois l'oral passé il y a l'entretien, et la semaine d'après, l'écrit.
Fin' bref. D'un point de vue général je préférerais savoir faire des plan et trouver des problématiques plutôt que de recracher des plans.
Oui, mais pas que. Apparemment on a une chance sur trois de tomber sur un texte fait en cours, une autre chance sur trois de tomber sur un texte mentionné en cours, et encore une chance sur trois de tomber sur du hors-texte.
Encore une légende urbaine !
L'examinateur choisit une lecture analytique du descriptif, uniquement, donc, des textes vus en cours.
Sa seule marge de liberté est la possibilité de choisir dans la lecture intégrale, un passage absent du descriptif. Normalement, le candidat a lu l'intégralité du texte et a travaillé en cours la vision d'ensemble.
Boorun a écrit :Oui, mais pas que. Apparemment on a une chance sur trois de tomber sur un texte fait en cours, une autre chance sur trois de tomber sur un texte mentionné en cours, et encore une chance sur trois de tomber sur du hors-texte.
C'est ce que j'ai compris. Mais quelqu'un qui sait faire des plans (qu'ils aient été vus ou non) est largement mieux préparé qu'un personne qui connait des plan par coeur. Parce qu'une fois l'oral passé il y a l'entretien, et la semaine d'après, l'écrit.
Fin' bref. D'un point de vue général je préférerais savoir faire des plan et trouver des problématiques plutôt que de recracher des plans.
C'est totalement faux (je ne parle que du début, il est vrai que quelqu'un qui sait faire des plans est mieux préparé).
Hum…de toute façon mon oral est demain, ça ne changera donc pas grand chose.
Mais merci pour tout ce que vous m'avez dit 🙂
Je prendrais probablement un prof spécial l'année prochaine pour m'aider à structurer mes arguments.
Mais j'ai un doute tout à coup : tu as quand même révisé tes lectures analytiques faites en cours et les plans proposés par le professeur, ou partant du principe que tu serais interrogé hors lectures analytiques tu y vas en "freestyle" ?
Evidemment en 30 mn on n'a pas le temps de créer de toutes pièces un commentaire, mais à l'oral on est interrogé sur les lectures analytiques faites en cours, et dans de rares cas sur un extrait similaire dans la même oeuvre intégrale (étudiée en classe), dans laquelle vous avez normalement fait 3 ou 4 lectures analytiques, donc ça aide…
Peut-être qu'on y a déjà répondu, mais j'ai de gros problèmes avec la construction du plan du commentaire composé. Les thèmes centraux du texte (étude du personnage, du lieu, de la situation etc…) doivent-ils être les axes majeurs de notre réflexion ? De même que pour la rédaction, j'ai encore du mal à allier la forme au fond…
Voilà, c'est passé. Je pense m'en être sorti honorablement 🙂
tu as quand même révisé tes lectures analytiques faites en cours et les plans proposés par le professeur, ou partant du principe que tu serais interrogé hors lectures analytiques tu y vas en "freestyle" ?
Oui, bien sûr que j'ai révisé mes analytiques. Je n'avais (héhé, je peux parler au passé) révisé que ça d'ailleurs…
Une bonne chose de faite 😉
Par curiosité, tu es tombé sur quoi?
Le monologue de Bérenger, Rhinocéros.
Il me semble que c'est l'acte II, tableau 1.

D'ailleurs, pour la petite anecdote, j'ai eu bien peur ! En effet, l'examinatrice me donne la problématique: Comment ce monologue final exprime t-il la leçon donnée par la pièce ?; et m'indique donc que c'est le tableau II, acte 1. Ok, pas de problème, mais…le seul monologue que je possède est titré "Acte III, dernière scène".
C'était en fait le même, mais ma prof s'est trompée lorsqu'elle a écrit la position de la pièce dans l'oeuvre. C'est pas grand chose, mais ça ma fait perdre plusieurs minutes :/

Je peux d'ailleurs donner mon plan, si vous voulez me donner votre avis 🙂

I- Transformation:
A)Physique
B)Vocale
II- Prise de conscience:
A)Se dénigre
B)Se résoud

En gros, j'ai dit qu'il voulait rejoindre la masse, les "imiter", mais qu'il se rendait compte de sa différence et que cette dernière lui donnait la force de combattre, "je me défendrai".

Ca me fait la moyenne ça ?
Bonjour/bonsoir à tous
Je me permet de lancer un nouveau sujet car je n'arrive pas à faire de plan. Pour mes lectures analytiques, la prof étudie juste avec nous les éléments à retenir (figure de style etc), il n'y a pas de plan dans mes cours.

J'aimerai vraiment savoir comment créer un plan à partir d'une problèmatique donné car mon oral de français blanc arrive…
(Ps : Je suis en 1ère STMG)
bonsoir

Tu as encore un peu de temps 🙂

Voici ce que propose le site:

https://www.etudes-litteraires.com/bac-francais/conseils-oral

En te "promenant sur le site"tu verras qu'il y a des sujets classés où ce topic a été déjà discuté.

Mais commence par la fiche , elle est complète et claire.

🙂