Bonjours, je suis actuellement en classe de Seconde Général et j'ai comme devoir pour la rentré a transposez ce morceaux de texte du roman "Bel Ami" de Maupassant en dialogue théâtrale. Je n'es jamais fait ce genre de chose et je ne sais pas du tout comment m'y prendre. Si quelqu'un pouvait m'aidé en me donnant des conseils ou en commençant mon dialogue, je lui en serais reconnaissant.
Voici le morceau de texte :
Voici le morceau de texte :
Et on passa dans la salle à manger.
Duroy se trouvait placé entre Mme de Marelle et sa fille.Il se sentait de nouveau gêné, ayant peur de commettre quelque erreur dans le maniement conventionnel de la fourchette, de la cuiller ou des verres.Il y en avait quatre, dont un légèrement teinté de bleu. Que pouvait-on boire dans celui-là ?
On ne dit rien pendant qu'on mangeait le potage, puis Norbert de Varenne demanda : <Avez vous lu ce procès de Gauthier ? Quelle drôle de chose ! >
Et on discuta sur le cas d’adultère compliqué de chantage. On n’en parlait point comme on parle, au sein des familles, des événements racontés dans les feuilles publiques, mais comme on parle d’une maladie entre médecins ou de légumes entre fruitiers. On ne s’indignait pas, on ne s’étonnait pas des faits ; on en cherchait les causes profondes, secrètes, avec une curiosité professionnelle et une indifférence absolue pour le crime lui-même.
On tâchait d’expliquer nettement les origines des actions, de déterminer tous les phénomènes cérébraux dont était né le drame, résultat scientifique d’un état d’esprit particulier. Les femmes aussi se passionnaient à cette poursuite, à ce travail. Et d’autres événements récents furent examinés, commentés, tournés sous toutes leurs faces, pesés à leur valeur, avec ce coup d’œil pratique et cette manière de voir spéciale des marchands de nouvelles, des débitants de comédie humaine à la ligne, comme on examine, comme on retourne et comme on pèse, chez les commerçants, les objets qu’on va livrer au public.
Puis il fut question d’un duel, et Jacques Rival prit la parole. Cela lui appartenait : personne autre ne pouvait traiter cette affaire.
Duroy n’osait point placer un mot. Il regardait parfois sa voisine, dont la gorge ronde le séduisait. Un diamant tenu par un fil d’or pendait au bas de l’oreille, comme une goutte d’eau qui aurait glissé sur la chair. De temps en temps, elle faisait une remarque qui éveillait toujours un sourire sur les lèvres. Elle avait un esprit drôle, gentil, inattendu, un esprit de gamine expérimentée qui voit les choses avec insouciance et les juge avec un scepticisme léger et bienveillant.
Duroy cherchait en vain quelque compliment à lui faire, et, ne trouvant rien, il s’occupait de sa fille, lui versait à boire, lui tenait ses plats, la servait. L’enfant, plus sévère que sa mère, remerciait avec une voix grave, faisait de courts saluts de la tête : « Vous êtes bien aimable, monsieur », et elle écoutait les grandes personnes d’un petit air réfléchi.
Le dîner était fort bon, et chacun s’extasiait.
M. Walter mangeait comme un ogre, ne parlait presque pas, et considérait d’un regard oblique, glissé sous ses lunettes, les mets qu’on lui présentait. Norbert de Varenne lui tenait tête et laissait tomber parfois des gouttes de sauce sur son plastron de chemise.
Forestier, souriant et sérieux, surveillait, échangeait avec sa femme des regards d’intelligence, à la façon de compères accomplissant ensemble une besogne difficile et qui marche à souhait.



