Aucune de ces solutions puisque l'entrée de l'imparfait n'est ni dans le Bailly, ni dan le LSJ. Je n'ai même pas trouvé de piste via Google.
Je l'avoue, j'ai triché en utilisant un lemmatiseur comme
https://www.perseus.tufts.edu/hopper/morphVous me faites un sacré cadeau en m'offrant ce lien ! Je vous promets d'en faire grand usage !
Je me demande comment les pauvres élèves des années 20 (dates des éditions des manuels que j'utilise) arrivaient à se débrouiller en grec, alors qu'ils n'avaient rien d'autres à leur disposition qu'un manuel irrespirable, une grammaire touffue et repoussante et un dictionnaire du même acabit… Je les admire !
Merci beaucoup de m'avoir livré votre secret qui va me faire gagner bien du temps dans mes travaux de traduction… et surtout qui m'évitera à l'avenir de m'arracher les cheveux ! 🙂
Dès le début de ses études de grec, on sait que l'imparfait du verbe ὁρῶ est ἑώρων…
Et que l'augment se met entre la préposition et le verbe, enfin des trucs de ce genre.
Oui, gabiana, des "trucs de ce genre" ; a-t-on d'autres maîtres ?
Sans doute sont-ce nos maîtres qui nous ont donné les trucs. Je parle au passé, car c'est loin pour moi tout ça. Quelques bribes reviennent parfois. 🙂
Je connais le truc de ce genre, mais malheureusement, dans le cas de ἐνοράω , il ne fonctionne pas. On s'attendrait à ἐνώρα.
Pour résoudre la question, il faut ou une personne au courant, ou un outil adéquat. Seule, j'aurais pu chercher encore longtemps !
Merci à vous pour votre aide.
On apprend aussi tout cela en faisant de la grammaire historique. La morphologie grecque est très complexe, surtout si l'on tient compte des dialectes, mais tous les faits de langue reçoivent une explication, même l'anomalie apparente de l'imparfait du verbe oran.
Je pense qu'au bout de cinq à six années d'une fréquentation quotidienne des textes, on peut arriver à lire cursivement tous les textes attiques. Il faut bien sûr se former aussi à la lecture d'Homère, qui est presque une "autre" langue.
Pouvoir s'affranchir du mot à mot fastidieux, des "constructions" atomisantes, pouvoir comprendre du grec ancien comme on comprendrait une langue vivante qui nous est familière est une joie pour l'esprit.
Traduire est une tout autre affaire…