Écrire une lettre qui dénonce la misère du peuple

Entraide scolaire

3 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Salut ! Je suis en seconde et j'ai besoin d'aide pour ce texte argumenté svpppp c'est urgenttttttttttttttt !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Ecriture à visée argumentative : Vous êtes un contemporain de Fénelon, écrivez une courte lettre qui dénonce la misère du peuple et qui visera à convaincre le roi et à le persuader à réagir (2 arguments).
SVP !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Merci à ceux qui m'aideront !!!!!!! 🙂 🙂 🙂 🙂
Je n'y arrive pas, je n'arrive pas à trouver d'arguments…
Inspire-toi de faits rapportés.

https://lamotte.pagesperso-orange.fr/ecuras/no8mi.htm
L'hiver 1661-62 fut si rigoureux pour les pauvres que Colbert écrivit, parlant du Périgord et du Limousin "Le peuple, dans certaines provinces, vécut d'herbes, et en quelques endroits la faim poussa les malheureux à déterrer les cadavres pour s'en nourrir". Colbert obtint du roi une diminution des tailles.


En 1629, les Limousins à bout de ressources envahirent le Périgord pour implorer la charité, La ville de Périgueux s'opposa à l'entrée de ces milliers de misérables mourant de faim, mais 6000 mendiants assiégèrent deux des portes de la ville, la Porte Taillefer et la Porte du Pont, et les autorités de Périgueux leur prêtèrent enfin assistance, redoutant une jacquerie. Aux abords de Périgueux, le bienheureux Alain de Silminhac, abbé de chancelade que nous avons déjà présenté, s'en allait demander du secours dans les églises de Périgueux "criant hautement que le Paradis était à vendre pour un morceau de pain et menaçant les habitants que Dieu n'écouterait pas leurs voix, s'ils n'écoutaient celles des pauvres". Il mit à la disposition de hordes d'affamés, de malades, toutes les ressources de son abbaye, les hébergea dépensant sans compter pour s'approvisionner en grains à Bergerac, C'était des milliers de pauvres qu'il tentait de sauver de la mort, et dont la plupart provenaient du Limousin.

Nouvelles crises de 1650 à 1654, Monsieur Vincent (futur Saint Vincent-de-Paul), qui avait accédé au sacerdoce dans la chapelle épiscopale de Château-Lévêque tentait d'organiser des secours aux affamés. De Saint-Mihiel, on lui faisait parvenir les plus alarmantes descriptions de l'état des miséreux limousins et périgourdins :
"Leur peau est comme du marbre basané, et tellement retirée que les dents paraissent toutes sèches et découvertes, les yeux et le visage tout renfrognés".

Sire, le Périgord a faim, le Périgord est assiégé par des misérables mourant de faim..
Merci ! 😀 😀