Pléonasme ou redondance ?

Langue française

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Bonsoir,

J'aimerais savoir qu'elle est la différence entre un pléonasme et une Lapalissade,
puisque, par exemple, la phrase "Un quart d'heure avant sa mort, il était toujours en vie",
qui est considéré comme une Lapalissade, et également un pléonasme, non ?
La lapalissade est une affirmation ridicule énonçant une évidence perceptible immédiatement.
La redondance consiste en une répétition inutile d'un mot, ou expression de la même idée par deux formulations différentes au sein d'une même phrase.
Donc pas de rapport…
Bonjour BillM !
BillM a écrit : A l'écouter s'adresser à un enfant qui la prend dans ses bras, on croit effectivement entendre les mots crazy bitch (espèce de salope) dans son babillage. De quoi faire faire bondir les familles qui se lâchent sur le site de l'entreprise et appellent au boycott !
C'était exactement cet article.
Maintenant, grâce à toi, je commence à comprendre tant bien que mal…, je l'espère.

Pour saisir le sens de cette phrase exclamative, je tente de la transformer en forme affirmative :
De quoi faire faire bondir les familles qui se lâchent sur le site de l'entreprise et appellent au boycott !
==> C'était justement les mots crazy bitch(=de quoi faire) qui ont fait les familles bondir de rage, se lâcher sur le site de l'entreprise et appeller au boycott.


Est-ce que j'ai bien compris ?

Merci mille fois, BillM !
Je te souhaite une très bonne journée.
Oui, tu as bien compris mon interprétation. Comme le sens de de quoi faire me semble un peu plus général, plus large, je dirais qu'il équivaut à tout cela, ou à ce comportement inattendu de la poupée, au lieu des mots eux-mêmes.

Mais note ci-dessous que Jehan l'interprète comme une faute de frappe, et qu'un seul faire suffirait.
1) La dangerosité de ce jouet fait bondir les parents.
2) La dangerosité de ce jouet fait faire bondir les parents.
De ces deux phrases, laquelle est correcte ?
Ayant deux 'faire' causatifs, la deuxième phrase n'est-elle pas fautive ?
Un seul faire suffit… Seule la phrase 1 est correcte.
Pour la phrase 2, il s'agit, je pense, d'une erreur d'impression du Figaro.

Et on écrira, sans faute de frappe :

De quoi faire bondir les familles !
= Cela (= ce qui vient d'être relaté) peut évidemment faire bondir les familles !
Jehan a écrit : Un seul faire suffit… Seule la phrase 1 est correcte.
Pour la phrase 2, il s'agit, je pense, d'une erreur d'impression du Figaro.

Et on écrira, sans faute de frappe :

De quoi faire bondir les familles !
= Cela (= ce qui vient d'être relaté) peut évidemment faire bondir les familles !
Je recommence à ne pas comprendre !
J'ai du mal à me faire une idée approximative de l'expression 'de quoi faire'.
C'est vraiment difficile, le français…. mais, je l'adore !

Merci, Jehan.
Si c'était une erreur d'impression, ce n'est pas seul le Figaro qui la commet. J'ai cherché d'autres examples de « de quoi faire faire + inf ».

Dans un article sur David Beckham : « Et pour le convaincre, les dirigeants quataris ont mis le paquet : ils songeraient à proposer à David Beckham un futur rôle d'ambassadeur du club en plus d'un contrat d'un an et demi, avec un salaire de 4,5 millions d'euros annuels . De quoi faire faire saliver l'anglais, qui a déclaré être "très excité par l'idée de rejouer en Europe" selon son entourage. »

Dans une pub pour la ceinture homme : « Elle peut donc prétendre à être un cadeau original tout en restant utile et pratique, de quoi faire faire pencher la balance en faveur de la ceinture. »

Dans un article sur un footballer anglais : « De quoi faire faire craindre le pire quant à son avenir dans le football. »

Dans une pub pour un Mercedes : « De quoi faire faire pâlir de jalousie la version de série, … »

Dans un article sur son métier par même un écrivain public : « De quoi faire faire déchanter les personnes en recherche d’une activité rentable et éviter les désillusions… »

Je l'ai trouvé dans un seul livre, où il semble faire partie du récit d'un pèlerin à Jérusalem du XVI[sup]e[/sup] siècle : « Sans doute y aurait-il là de quoi faire faire broncher tous ceux qui, aux décennies passées, ont mis le peuple chrétien en garde contre les cérémonies «à la judaïque» et les déviations des phénomènes de piété populaire. ».

Je commence à être persuadé par la logique de Jehan, que c'est une redondance à éviter. J'ai déjà cité l'article du TLF sur quoi : « De quoi + inf. Ce qu'il faut, ce qui est nécessaire pour + inf. A-t-il de quoi vivre? J'ai de quoi rêver, de quoi m'émouvoir (Colette, Sido). » De son article sur avoir : « Il y a de quoi + inf. [Cet inf. peut être explicite ou implicite] Il y a des raisons pour… » Selon ces exemples, de quoi seul peut occuper la fonction de complément d'objet ou de régime de présentatif, comme si c'était un pronom relatif nominal.

Donc un seul faire suffit :
[Il y a] De quoi faire bondir les familles …
BillM a écrit : Si c'était une erreur d'impression, ce n'est pas seul le Figaro qui la commet. J'ai cherché d'autres examples de « de quoi faire faire + inf ».

Je commence à être persuadé par la logique de Jehan, que c'est une redondance à éviter.
Donc un seul faire suffit :
[Il y a] De quoi faire bondir les familles …
Mon doute est bien rééclairci.

Ton explication est claire.

Tu es gentil et je suis grandement touché de ton dévouement.

Merci mille fois, BillM.
Bonjour, j'ai une question à poser concernant une tournure à mon avis trop chargée, mais qui n'est peut-être malgré tout pas fautive.
"Bien qu'il lui soit difficile de…, malgré cela il doit faire tout son possible".
Peut-on dans une même phrase employer "bien que" et "malgré cela", ou "malgré tout"?
Merci d'avance et bonne journée à tous.
Tout le monde comprendrait bien sûr, mais cette formulation est tellement lourdingue qu'elle frise en effet l'incorrection ! 🙄
Bien qu'il lui soit difficile de…, malgré cela il doit faire tout son possible".
Plutôt que malgré cela, on utilisera cependant, néanmoins.
Mais la formule ne risque-t-elle pas de rester lourde, même avec "néanmoins" ou équivalent?
Non.
C'est un balancement parfois même nécessaire.
Bien qu'il soit malade, il est pourtant venu.
Ce n'est pas lourd, c'est une forme d'insistance, ce qui est différent.
Pour ma part, je ne mettrais ni "cependant" ni quoi que ce soit d'autre en présence de "bien que":
Bien qu'il lui soit difficile de… ("marcher" par exemple), il doit faire tout son possible".
C'est d'ailleurs ce que suggère l'exemple du post 33 de Gabiana
Le post 33 de Gabiana ne suggère pas qu'il ne faille rien mettre d'autre en présence de "Bien que".
Gabiana donne juste un autre exemple de redondance admissible :
Bien qu'il soit malade, il est pourtant venu.
Ce n'est pas lourd, c'est une forme d'insistance, ce qui est différent.
Pour "mettrai" j'ai hésité au moins pendant 30 secondes. J'ai fait le mauvais choix.

"pourtant" n'a en effet rien de scandaleux là où vous le mettez, mais posé avant "il est" pour s'en tenir à la phrase proposée, il devient insupportable (en tout cas pour moi)
(Vous n'aviez pas mis "mettrai", mais "mettras"… 😉 )

Vous aviez dit "en présence de bien que"…
Cela semblait exclure tout rajout d'adverbe dans la principale, à quelque endroit que ce soit.
Vous auriez dû préciser "inadmissible en tête de la proposition principale".
Je m'en tenais strictement à la phrase et n'avais pas cru (visiblement à tort) nécessaire de préciser. L'essentiel est que nous soyons d'accord.

Pour ma faute d'orthographe, il s'agit alors d'une faute de frappe (oubli du "i") car mon intention était d'écrire "mettrais"
J'avais bien compris qu'il s'agissait d'une simple faute de frappe… 😉