Bonjour,
J'ai hésité à posté ici ne sachant pas si mes interrogations sont suffisement "philosophiques" pour poster dans le coin des khâgneux, bref. Pour poser rapidement le contexte, le programme étudié cette année (pour les prépas scientifiques) est celui des passions avec La cousine Bette, Dissertation sur les passions (Hume) et Andromaque. Il est il me semble fréquent d'évoque la notion "d'honneur" quand on parle de passions, et c'est le cas par exemple dans de nombreux passages de La cousine Bette. Après rapide renseignement, la définition commune de l'honneur est étroitement lié à la "réputation", reconnaissance sociale, à ce que pense les autres de nous, à la dignité etc.
Cependant, je pense que l'honneur peut avoir une définition assez différente (mais peut-être cela porte-t-il un autre nom, c'est d'ailleurs une de mes questions). Je veux parler de l'honneur sur le plan personnel, en faisant abstraction de la reconnaissance sociale etc. Par exemple quelqu'un qui se dévoue pour quelque chose qu'il juge bonne, et qui se pense un "homme d'honneur" en dépit des critiques. Je préfère éviter de citer des cas précis car le but n'est pas de discuter d'une polémique, mais je pense qu'il existe de nombreux cas de personnes ayant agit avec honneur et qui pour X raisons ont été méprisées par la société (parce que la majorité n'a pas forcément raison, ou parce que les apparences peuvent être trompeuses, ou parce que cela dépend de la culture en question etc.)
Dans quel cadre cet "honneur" peut-il s'inscrire dans les passions ? Car pour moi il s'agit bien d'une passion, car capable de pousser un individu à des actes pouvant quelquefois être contraires à ses intérêts. Je cite quand même un exemple pour illustrer l'idée, celui du générale Challe (leader du putsh des généraux pendant la guerre d'Algérie), qui écrivit : "Il n'y a pas de raison d'Etat, il n'y a pas de loi au monde qui puissent obliger un homme à faire du parjure son pain quotidien. Que ceux qui ne sont pas de cet avis n'aillent pas plus avant, ce n'est pas pour eux que j'ai écris." Je pense que cette citation illustre parfaitement ce que je voulais dire dans le sens ou pour lui, ce à quoi il a agit d'après cet idéal (n'avoir qu'une parole si j'ose dire), qui l'a poussé à faire ce qu'il a fait, ce qui n'a pas été dans son intérêt dans la suite c'est le cas de le dire. Je pense que l'on peut qualifier cela de passion, qu'en pensez-vous ? Peut-être pas sous le terme "d'honneur", peut-être cela peut-il être associé à une sorte de stoïcisme (par le fait que c'est sa propre idée de soi qui compte, pas celle des autres) etc. …
Merci d'avoir lu jusqu'au bout 😀
J'ai hésité à posté ici ne sachant pas si mes interrogations sont suffisement "philosophiques" pour poster dans le coin des khâgneux, bref. Pour poser rapidement le contexte, le programme étudié cette année (pour les prépas scientifiques) est celui des passions avec La cousine Bette, Dissertation sur les passions (Hume) et Andromaque. Il est il me semble fréquent d'évoque la notion "d'honneur" quand on parle de passions, et c'est le cas par exemple dans de nombreux passages de La cousine Bette. Après rapide renseignement, la définition commune de l'honneur est étroitement lié à la "réputation", reconnaissance sociale, à ce que pense les autres de nous, à la dignité etc.
Cependant, je pense que l'honneur peut avoir une définition assez différente (mais peut-être cela porte-t-il un autre nom, c'est d'ailleurs une de mes questions). Je veux parler de l'honneur sur le plan personnel, en faisant abstraction de la reconnaissance sociale etc. Par exemple quelqu'un qui se dévoue pour quelque chose qu'il juge bonne, et qui se pense un "homme d'honneur" en dépit des critiques. Je préfère éviter de citer des cas précis car le but n'est pas de discuter d'une polémique, mais je pense qu'il existe de nombreux cas de personnes ayant agit avec honneur et qui pour X raisons ont été méprisées par la société (parce que la majorité n'a pas forcément raison, ou parce que les apparences peuvent être trompeuses, ou parce que cela dépend de la culture en question etc.)
Dans quel cadre cet "honneur" peut-il s'inscrire dans les passions ? Car pour moi il s'agit bien d'une passion, car capable de pousser un individu à des actes pouvant quelquefois être contraires à ses intérêts. Je cite quand même un exemple pour illustrer l'idée, celui du générale Challe (leader du putsh des généraux pendant la guerre d'Algérie), qui écrivit : "Il n'y a pas de raison d'Etat, il n'y a pas de loi au monde qui puissent obliger un homme à faire du parjure son pain quotidien. Que ceux qui ne sont pas de cet avis n'aillent pas plus avant, ce n'est pas pour eux que j'ai écris." Je pense que cette citation illustre parfaitement ce que je voulais dire dans le sens ou pour lui, ce à quoi il a agit d'après cet idéal (n'avoir qu'une parole si j'ose dire), qui l'a poussé à faire ce qu'il a fait, ce qui n'a pas été dans son intérêt dans la suite c'est le cas de le dire. Je pense que l'on peut qualifier cela de passion, qu'en pensez-vous ? Peut-être pas sous le terme "d'honneur", peut-être cela peut-il être associé à une sorte de stoïcisme (par le fait que c'est sa propre idée de soi qui compte, pas celle des autres) etc. …
Merci d'avoir lu jusqu'au bout 😀



