Leibniz, Nouveaux essais sur l’entendement humain - Pour revenir à l’inquiétude…

Entraide scolaire

8 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour
Je suis en terminale ES et mon professeur de philosophie nous a donné un extrait de " Nouveaux Essais de l'entendement humain " de Leibniz . J'ai une question à laquelle je dois répondre, sauf que je ne comprends pas :

"Il utilise une métaphore filée pour désigner notre corps: identifiez la et proposez une analyse" .

Voici les pistes que j'ai trouvées : le texte parle de ce dont nous avons conscience et de ce dont nous n'avons pas conscience ; lorsque je suis en action, c'est-à-dire en train de bouger, je suis inconscient . Je ne suis conscient que lorsque je pense .
Pour revenir à l'inquiétude, c'est-à-dire aux petites sollicitations imperceptibles qui nous tiennent toujours en haleine, ce sont des déterminations confuses, en sorte que souvent nous ne savons pas ce qui nous manque, au lieu que dans les inclinations et les passions nous savons au moins ce que nous demandons, quoique les perceptions confuses entrent aussi dans leur manière d'agir, et que les mêmes passions causent aussi cette inquiétude ou cette démangeaison. Ces impulsions sont comme autant de petits ressorts qui tâchent de se débander et qui font agir notre machine. Et j'ai déjà remarqué ci-dessus que c'est par là que nous ne sommes jamais indifférents lorsque nous paraissons l'être le plus ; par exemple, de nous tourner à la droite plutôt qu'à la gauche au bout d'une allée. Car le parti que nous prenons vient de ces déterminations insensibles, mêlées des actions des objets et de l'intérieur du corps, qui nous fait trouver plus à notre aise dans l'une que dans l'autre manière de nous remuer. On appelle Unruhe en allemand, c'est-à-dire inquiétude, le balancier d'une horloge. On peut dire qu'il en est de même de notre corps, qui ne saurait jamais être parfaitement à son aise : parce que quand il le serait , une nouvelle impression des objets , un petit changement dans les organes , dans les vases et dans les viscères changera d'abord la balance et les fera faire quelque petit effort pour se remettre dans le meilleur état qu'il se peut; ce qui produit un combat perpétuel qui fait pour ainsi dire l'inquiétude de notre horloge , de sorte que cette appellation est assez à mon gré.
Merci de me répondre au plus vite car c'est pour demain .
Toute aide serait reçue avec plaisir .
Une horloge ?
L'horloge serait donc la métaphore filée , c'est à dire que notre corp serait représenter ici dans le texte par l'horloge .
Mais après l'avoir identifiez on me demande de proposez une analyse , je ne sais comment je pourrais l'analysée ?
Bonjour.

La métaphore filée me semble être celle de la comparaison de notre corps avec une machine, une horloge…
Je n'ai pas tellement vu d'allusion au conscient et à l'inconscient, mais surtout à notre sensibilité à d'infimes sollicitations qui nous maintiennent dans l'inquiétude et nous conduisent à agir, à nous mouvoir…
Tu pourrais peut-être commencer par relever le champ lexical qui appartient à cette métaphore.
Voilà ce que j'ai fait :

Dans ce texte , la métaphore filée est représentée sous la forme d’un objet une “ horloge “ . L’horloge représente ici notre corps qui est comparé à “ une machine “ , “ le balancier d’une horloge “ , “ de petits ressorts “ tout ces termes nous permettent en réalité d’analyser notre propre corps . La métaphore filée de l’horloge joue donc un role majeur dans ce texte parce qu’elle permet de voir comment nous agissons , les mouvements que nous adoptons face à l’inquiétude” par exemple , de nous tourner à la droite plutot qu’à la gauche au bout d’une allée “ c’est notre corps qui agit et non notre tete , notre conscience . Cela nous amène à nous mouvoir “ perceptions confuses “ , “ passions “ .
Bonjour à vous,
J'ai un travail à faire en philosophie qui consiste à trouver la thèse de cet extrait et les arguments principaux.
Pour revenir à l'inquiétude, c'est-à-dire aux petites sollicitations imperceptibles qui nous tiennent toujours en haleine, ce sont des déterminations confuses, en sorte que souvent nous ne savons pas ce qui nous manque, au lieu que dans les inclinations et les passions nous savons au moins ce que nous demandons, quoique les perceptions confuses entrent aussi dans leur manière d'agir, et que les mêmes passions causent aussi cette inquiétude ou cette démangeaison. Ces impulsions sont comme autant de petits ressorts qui tâchent de se débander et qui font agir notre machine. Et j'ai déjà remarqué ci-dessus que c'est par là que nous ne sommes jamais indifférents lorsque nous paraissons l'être le plus ; par exemple, de nous tourner à la droite plutôt qu'à la gauche au bout d'une allée. Car le parti que nous prenons vient de ces déterminations insensibles, mêlées des actions des objets et de l'intérieur du corps, qui nous fait trouver plus à notre aise dans l'une que dans l'autre manière de nous remuer. On appelle Unruhe en allemand, c'est-à-dire inquiétude, le balancier d'une horloge. On peut dire qu'il en est de même de notre corps, qui ne saurait jamais être parfaitement à son aise : parce que quand il le serait , une nouvelle impression des objets , un petit changement dans les organes , dans les vases et dans les viscères changera d'abord la balance et les fera faire quelque petit effort pour se remettre dans le meilleur état qu'il se peut; ce qui produit un combat perpétuel qui fait pour ainsi dire l'inquiétude de notre horloge , de sorte que cette appellation est assez à mon gré. (Leibniz)
J'aimerais bien faire mon travail correctement et vous demander votre avis sur mes résultats

Thèse : Nous pensons être indifférents à faire des choix cependant nous sommes influencés inconsciemment

-Ce sont ces “petites perceptions” qui vont nous pousser à faire des actions
-Il compare ces impulsions à des “petits ressorts qui tâchent de débander et qui font agir notre machine”
-Ces “petites perceptions” qui nous poussent à agir sont soit
1) des sensations trop faibles pour atteindre le seuil de la conscience
2) soit des évènements auxquels nous sommes si habitués que nous n’y prêtons plus attention

Merci à vous.
Ce passage me paraît en accord avec le fameux principe de la raison suffisante : « Rien n'existe sans qu'il y ait une raison pour qu'il en soit ainsi et non autrement »
Faire une chose, si insignifiante soit-elle, et surtout si elle semble insignifiante, selon Leibniz, ne relève pas du hasard ; il ne pouvait en réalité en être autrement.
Nous sommes en perpétuel mouvement sans en avoir forcément conscience et notre machine agit à notre insu, parce qu’il faut qu’il en soit ainsi. On parle souvent de déterminisme.
Les raisons d’un choix dans les choses imperceptibles ne peuvent pas toujours être connues.
Il ne faut pas en déduire pour autant que l’homme ne peut exercer sa volonté : …dans les inclinations et dans les passions nous savons ce que nous demandons