J’aurais dû cuber…

La filière littéraire

15 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir à tous,

Tout d'abord, je voudrais m'excuser d'avance des fautes de frappe que je ferai sûrement : j'écris sur mon téléphone, ce qui est loin d'être comfortable.

Je voulais vous faire part d'un problème qui pèse lourd sur ma vie, et ce d'autant plus que je ne peux en parler à mon entourage, tant cela peut paraitre absurde et incompréhensible.

J'ai fait 2 ans de prépa B/L dans un lycée à relativement bons résultats, mais en province. Malgré les inévitables coups de blues passagers, j'ai très bien vécu ces années. Je m'y suis réveillé intellectuellement et émotionnellement. J'y ai tissé mes premières véritables amitiés.

Tout a basculé au moment des oraux. J'ai été admissible aux 3 ens, alors que quasi tous mes amis proches ne l'ont pas été. Le début d'une solitude qui me pèse encore. J'ai été un bon élève de prépa, toujours dans les top 10 des concours blanc, mais mon admissibilité a créé une surprise comparative : ce n'était pas que je sois admissible qui a surpris, mais le fait que je le sois alors que d'autres, pourtant au dessus de moi dans l'année, ne le soient pas.

Il faut savoir que je suis arrivé en prépa sans objectif clair. Progressivement, j'ai réglé le curseur sur les ENS, mais sans en devenir malade, et sans trop savoir quelle discipline je voulais poursuivre après. C'est toujours le cas.

Là encore, les oraux ont tout changé. En particulier ceux d'Ulm. Je savais que je voulais Ulm en priorité. Mais en allant sur place pdt les oraux, je suis tombé amoureux de l'endroit. Et j'ai senti à quel point j'étais proche du but.

Évidemment, j'ai raté ces oraux. Grosse déprime. À ce stade, je m'en suis rendu compte : j'avais besoin d'intégrer Ulm bien plus que je ne le pensais. Une ambition, un hubris que je ne me connaissais pas grandissait en moi.

Amer, j'ai enchainé avec les lraux de Cachan. J'étais sur de les avoir raté. Puis ceux de Lyon, auxquels je ne suis pas allé, car épuisé psychologiquement de 3 semaines d'oraux. Et surtout, parce que je me suis rendu compte que… Je veux Ulm ou rien.

Le calcul était simple : je ne vais pas aux oraux de Lyon, et de tte façon je ne serai pas pris à Cachan. Dès lors, je cuberai pour avoir Ulm, que j'ai raté de peu. Et là, tout s'effondre. J'apprend que je suis admis à Cachan. Bien sûr, dans un premier temps ça me fait chaud au coeur : réussir qqch est toujiurs appréciable. Mais très vite, le dilemme pénètre mon esprit, et me tourmente des nuits entières : maintenant que j'ai la garantie d'avoir une école, est-ce raisonnable de cuber ?

Le raisonnement est d'autant plus complexe qu'un élément extra scolaire est entré en jeu. Ma copine, elle, a été prise à Paris… À ulm, sur dossier ! Cuber implique de ne pas aller à Paris, et ainsi la séparation.

J'ai demandé conseil. Mes parents, mes professeurs, mes amis, m'ont tous conseillé d'aller à Cachan. Cachan c'est déjà très bien, cuber c'est risqué, disaient-ils. Sans doute avaient-ils raison. Mais sans doute aussi sous-estimaient-ils l'hubris germé en moi. Comment pouvais-je accepter de renoncer à ce rêve, alors qu'il me restait une chance de le réaliser ? Ne pas saisir cette opportunité, n'était-ce pas ouvrir le chemin à des mois voire des années de regrets ?

De plus, j'avais une impression d'inachevé. La prépa n'avait pas fini de tout m'apprendre, et moi je n'avais pas fini de montrer tout ce dont j'étais capable. Je n'ai jamais été bon en rien, ni en sport, ni avec les gens, ni avec les filles, je ne suis pas très beau, no très drole… Tout ce que je sais faire, ce en quoi je peux exceller, c'est ma scolarité. Je suis le "petit génie" de ma famille depuis tout petit. J'ai donc des choses à prouver. J'ai besoin de montrer qu'il y a un domaine où je peux être le meilleur. Et pas le quasi meilleur. Partir aussi précocement, c'était me résigner, me trahir.

Et pourtant, toutes ces pensées que j'ai eues, que j'ai encore, n'ont servi à rien. Je suis allé à Cachan. Je me suis plié aux conseils "raisonables" de mes proches. J'ai abandonné l'affaire. J'ai même pendant un moment réussi à me convaincre que c'était une bonne chose. Après tout, j'allais en grande école, je quittais la galère de la prépa, et retrouvais ma copine dans la capitale.

J'ai vite déchanté. Ma rentrée a été abominable. Tout d'un coup, les choses sont devenues tragiquement réelles. Voyage, recherche de logement, déménagement, inscriptions, premiers cours, premiers contacts avec la promo… À chacune de ses étapes, je me disais : ç'aurait pu être à Ulm, dans l'é ole de mes rêves, dans la quartier latin que je faisais tout ça. Pas dans une école où je ne suis rentré qu'à reculons, dans le trou qu'est le campus de Cachan.

Moi qui pensais que la rentrée me ferait oublier tous ces tourments absurdes… Bien au contraire, je suis aujourd'hui au fond du trou. Les cours ne me plaisent que moyennement. Mes amis, qui sont tous restés cuber en prépa, me manquent. Ils m'envient d'avoir intégré, mais ne se doute t pas d'à quel point je les envie. Les gens de ma promo ne sont pas méchants, mais ils sont ellement fades par rapport â ma classe de khâgne !

D'autres facteurs viennent aggraver les choses. En particulier ma copine, qui est à Ulm. Je ne suis pas jaloux d'elle, dans le sens où je ne lui en veux pas de vivre mon rêve. Je n'ai aucun ressentiment envers elle, je l'aime trop pour ça, et je n'ai pas perdu la raison à ce point. Simplement, chaque fois que je la vois, elle me rappelle ce à côté de quoi je passe. Elle me raconte, les grandes confs auxquelles elle assiste, les crands professeurs qu'elle rencontre, les excellents courts qu'elle reçoit, la vie étudiante dynamique, la pédagogie libre et ouverte qui fait la beauté d'Ulm (la pédagogie à Cachan est au contraire très encadrante… Je dirais même étouffante. Je ne la jalouse pas, je l'envie.

Bref, je ne me plais pas du tout à Cachan. Pour une grande variété de raisons. D'abord, des raisons irrationnelles : c'est une école affreusement moche, affreusement mal gérée, qui rayonne bcp moins qu'Ulm et ne satisfait pas mon besoin de prestige. Mais d'autres raisons, plus réfléchies, entrent en jeu. Les cours ne me plaisent pas. La pédagogie y est étouffante. Les laboratoires de recherche associés en sociologie ne me plaisennt pas di tout (et comme je me destine à la recherche, j'aurais bien aimé bé'éficier d'une insertion précoce dans des labos travaillant sur des thèmes qui m'intéressent, et sui sont vrmt reconnus dans le monde). Les profs non plus. Le choix des disciplines est trop étroit : je fais de la socio, mais Cachan n'a pas de département de lettres, ni de philo, ni de sciences cognitives, disciplines Ue j'aurais voulu continuer ou commencer dans les meilleures conditions à Ulm.

Autant vous dire que je regrette ce choix. J'aurais du cuber. J'aurais encore de l'espoir et de la fougue dans l'âme. Or j'ai l'impression d'avoir pris 30 ans en un été. Mon âme est ridée, j'ai l'impression d'être passé à coté de ma vie. Ne rigolez pas, en me répondant que ce n'est "qu'une école". En prépa, une école est toujours plus qu'ine école, et pour moi en particulier.

J'ai l'impression d'avoir commis l'erreur de ma vie. Je suis perdu, malheureux, je dors tout le temps pour ne plus penser à ça, mais c'est la première chose qui me vient en tête en le réveillant. Je n'exagère pas.

Que pensez-vous de cette histoire ? Suis-je ridicule ? Connaissez-vous des gens dans cette situation ? Vous même ? Que devrais-je faire ? En ce moment je songe à quitter l'école et cuber l'an prochain… Est-ce fou ? Connaissez-vous des gens qui l'ont fait ?


Excusez le pavé, j'avais besoin de parler semble-t-il, je n'avais pas prévu d'en dire autant… Merci d'avance de vos réponses !
Ma prépa remonte à loin, c'était une prépa scientifique et je n'avais pas le niveau de viser les ENS : mon intervention vaut ce qu'elle vaut.
Question toute bête : est-il encore temps de cuber maintenant ? Tu retrouverais tes copains et ton rêve. Ton lycée ne serait-il pas content de prendre en cube quelqu'un qui, du premier coup, a réussi Cachan et été admissible à Ulm ?
Téléphone à ton lycée et demande toujours, tu verras bien.

Mais attention, on ne réussi pas toujours mieux en redoublant.
Bonsoir,

Tu as fait un choix. C'est important de faire des choix dans la vie. C'est comme ça qu'on grandit. Un choix veut forcément dire une concession. Quel qu'il soit. "Bon" ou "mauvais".

Il ne faut pas trop écouter les autres parler de leurs "réussites". C'est la dernière chose à faire. Pour beaucoup de raisons. A commencer par le fait qu'ils mentent pour la plupart. Ils ont aussi des problèmes, insatisfactions et états d'âme.

Maintenant, concrètement, il y a le système d'admis sur titre. Il faut pouvoir en profiter.

Tiens bon. Tu vas y arriver.
Que pensez-vous de cette histoire ? Suis-je ridicule ? Connaissez-vous des gens dans cette situation ? Vous même ? Que devrais-je faire ? En ce moment je songe à quitter l'école et cuber l'an prochain… Est-ce fou ? Connaissez-vous des gens qui l'ont fait ?
1. Je ne te trouve pas que tu es ridicule. Simplement, tu ne te sens pas à l'aise et tu rumines. Ulm a un nom plus prestigieux que Cachan. Mais au final, tu finiras normalien et agrégé, ce qui n'est déjà pas si mal.

2. Non, je te connais pas de gens dans ta situation.
J'ai connu une camarade de classe bi-admissible à Ulm et recalée deux fois pour une place. (36e et il n'y avait que 35 élues). Elle a été admise lors d'une troisième tentative. Telle autre, admissible à Ulm et recalée, a été admise à Lyon (qui était alors Saint-Cloud) et n'a pas demandé mieux. Telle autre admise à Cachan y a fait de bonnes études.
Je ne sais pas si ton idée de quitter l'école est bonne. Tu as été admissible à Ulm cette année. Mais imagine que tu ne le sois pas l'an prochain. Tout peut arriver en matière de concours.
Je n'ai jamais connu personne qui ait repiqué en lettres pour ma part. Ce qui ne prouve pas que cela n'existe pas…
En prépa scientifique, j'ai vu des jeunes qui voulaient absolument Polytechnique le faire, mais en principe, ceux qui avaient les Mines ou les Ponts ne crachaient pas dans la soupe. 🙂
Te voilà embarqué dans la spirale des regrets et remords:
Par un mirage insensé mais compréhensible, tu t'es persuadé que ULM était fait pour toi, avec le risque de déchanter encore plus en te retrouvant sans rien. Médite plutôt sur le sens de tes 2 échecs à ULM et apprends à aimer Cachan. Il ne faut surtout pas lâcher la proie pour l'ombre…
Euh, je crois qu'il n'y a eu qu'un seul échec à Ulm. Puisque l'étudiant regrette de ne pas avoir choisi de cuber.
tu démissionnes de cachan, demande ulm en auditeur (tu l'auras grâce à tes résultats au concours, mais évite de parler de ton désir d'hubris), et tu auras enfin confirmation que tu t'es vraiment monté la tête pour rien.
Bonjour,

Je viens ajouter ma petite pierre aux témoignages.

Déjà : non, ça n'est pas ridicule d'avoir eu envie d'Ulm à ce point. Parce qu'on nous encourage à penser en prépa que c'est l'horizon ultime de tous nos efforts, etc. J'ai moi-même horriblement voulu Ulm, au point de repasser le concours en candidat libre après deux échecs.
Par ailleurs, il est tout à fait normal de se sentir sans but et sans énergie à la sortie de la prépa, c'est le fameux "blues du conscrit". On tourne une page, on doit changer son fusil d'épaule, bref, on doit se redéfinir, parfois à défaut. Certaines de mes connaissances ont dû aller à Lyon alors qu'ils auraient préféré Ulm, et le début d'année a pu être difficile.

Cela étant dit, je vais rejoindre le choeur des voix raisonnables : Cachan est une très bonne école qui t'offrira des opportunités comparables à celles d'Ulm. Par ailleurs, il faut aussi être lucide : Ulm est une bonne école, mais elle a aussi son lot de mauvais cours, d'opacité administrative, de gens désagréables. Bref, être à Ulm, c'est une chance extraordinaire, je ne le nie pas, mais ça n'est pas suffisant pour être heureux (et ça ne rend ni drôle, ni meilleur en sport ou auprès des filles… Ou alors j'ai manqué un truc).
Je te conseillerais donc de tourner la page, de t'investir là où tu es, de te construire autant que possible sans Ulm. Si cela n'est pas possible tu peux toujours guetter les petites portes à Ulm (puisque tu as signé le contrat de Cachan et que je doute que tu puisses revenir en arrière, et que par ailleurs, je crois qu'il est trop hasardeux de miser tout sur le concours d'Ulm connaissant les aléas) : Ulm est un moulin, tu peux donc suivre un certain nombre de cours là-bas, simplement en rentrant dans la salle (voire en demandant l'autorisation au professeur, ce qui est plus courtois) ou n'importe quel événement culturel ou festif. Par ailleurs, selon la filière dans laquelle tu te spécialises, tu peux prétendre à un double-master à Ulm (Ulm-EHESS en sociologie, par exemple), ce qui te permettra d'intégrer l'école tout de même. A plus long terme, il y a aussi une école doctorale à Ulm, mais j'espère que tu seras passé à autre chose d'ici là.

Show must go on. 🙂 Et ça va aller, j'en suis sûr.
Pose-toi, prends le temps de penser à ce que tu veux vraiment, l'herbe n'est pas forcément plus verte chez le voisin.
Cachan est une bonne école, tu ne sais pas trop ce que tu veux faire… mais si ce que tu veux faire, c'est la prépa, les lettres, les humanités, si cela te plait vraiment et te prend aux tripes: je te conseillerais soit de tenter le tout pour le tout et de chercher à cuber dans une prépa maintenant tout de suite, soit de prendre cette année à réflexion, et si ce désir ne passe pas, est physiquement et mentalement nécessaire, retourne en prépa, cube, accomplis ce rêve…Bref prends ton courage à deux mains, mais en cas d'échec il te faudra assumer.
visiblement, tu n'es pas bien dans ce que tu fais. Tu ne devrais pas avoir de problèmes pour récupérer un cube et même si tu n'es pas pris l'an prochain, tu devrais l'être au moins sur dossier à Ulm (qui te prendrait peut-être même maintenant sur dossier si tu es prêt à renoncer à ton salaire). Mais plutôt que d'écrire des pages sur ton telephone, sers-t'en comme d'un telephone et renseigne-toi pour tourner la page au plus vite.
Bonjour,

Je tenais à vous remercier pour vos messages très réconfortants et compréhensifs. Merci de ne pas me prendre pour un fou, j'ai l'impression de l'être parfois.

Je ne suis pas encore sorti de mon tourment. Au contraire, celui-ci s’accroît à mesure que je me rends compte que les cours ne me satisfont pas, que le campus est déprimant, et que mes amis de prépa me manquent. Je vous remercie donc également de me tourner vers l'avenir, de me proposer des solutions telles que l'admission sur titre. J'ai plusieurs questions à vous poser concernant cet avenir.

1) Pensez-vous que si je quittais Cachan pour retourner en prépa (en admettant que ce soit possible), il ne soit pas désespéré de réussir les concours ? On est en octobre, il est peut-être encore temps d'agir… Connaissez-vous des expériences de la sorte ? Sachant que le cas échéant je pense être prêt à faire une troisième khâgne si je n'atteignais pas mes objectifs cette année.

2) J'envisage aussi une autre stratégie : supporter Cachan cette année, prendre une année de congé pour l'an prochain (possible dans le cadre du cursus cachanais, normalement pour faire des stages en ambassade etc…), faire une deuxième khâgne, et espérer réussir le concours d'Ulm. Que pensez-vous de cette option ? Connaissez-vous des gens qui sont revenus en prépa après en être parti ? Comment cela s'est-il passé ?


Comme vous le voyez, mon échec à Ulm est un "passé qui ne passe pas". Je n'arrive pas à me faire une raison. C'est un trait de personnalité qui m'a toujours caractérisé : je suis borné, et je me braque quand la vie ne répond pas à mes attentes. Je suis donc particulièrement exposé au tourment et à l'amertume. J'aurais bien aimé être d'un tempérament plus ouvert, flexible, accueillant, mais je n'y arrive pas. Quitte à être un "lâche" sartrien, j'affirme que je suis comme ça et que je n'y peux rien faire. Je ne peux pas accepter un sort qui ne me convient pas.


Je vous remercie encore, cette fois en avance, pour vos réponses à ces interrogations.
Tu as des engagements avec Cachan. Si tu veux y renoncer, il faut en vérifier les petites lignes (notamment, tu vas sans doute devoir rembourser tout ou partie de ce que tu as reçu).

Pourquoi Ulm ? Que penses-tu y trouver ?
Je suis sans véritables attaches à Cachan : je ne suis pas rémunéré, pas fonctionnaire-stagiaire, et je n'ai donc pas de contrat décennal. Je suis entré sur concours mais je suis admis à titre étranger. Je pense donc pouvoir partir sans trop de problèmes.

Ce que je cherche à Ulm ? On peut distinguer des motifs complètement irrationnels de ceux qui ont un fondement raisonnable. Pour les premiers : ma quête de prestige, de reconnaissance, le fait d'étudier dans un lieu qu'ont fréquenté les plus grands, etc… Pour ce qui est des motifs raisonnables : pédagogie qui accorde beaucoup plus de liberté (en termes de choix de cours, de circulation entre les départements) à Ulm qu'à Cachan; des professeurs reconnus internationalement qui permettent une bonne entrée dans le monde de la recherche (les réseaux jouent beaucoup dans la recherche); les partenariats à l'étranger 100 fois plus développés qu'à Cachan; l'émulation d'un lieu qui est un des centres de la vie culturelle française : conférences, colloques, invités des 4 coins du monde, alors qu'à Cachan il ne se passe jamais rien; enrichissement d'être entouré d'étudiants venus de toutes origines (géographiques, je me doute bien de l'homogénéité sociale) et parlant toute sorte de langue (très peu à Cachan)… Voilà pour l'essentiel mais j'aurais pu continuer.



Je n'ai donc pas que des mauvaises raisons de vouloir ce que je veux.
Dans ce cas, d'un point de vue juridique, c'est bien plus facile. 🙂

Tu devrais pouvoir préparer le concours en candidat libre cette année.

Cela dit, l'émulation de l'ENS ne doit pas être fantasmée non plus. De même que les gens venus de partout… L'Ecole n'en étant pas vraiment une -c'est plutôt une institution-croupion qui se rajoute au gros de notre formation par ailleurs-, elle ne facilite pas vraiment les rencontres avec nos condisciples -lesquels sont le plus souvent français-.

Je te conseille de préparer ce concours en candidat libre dès cette année, si tu t'en sens l'envie et la vocation. Ca se fait : tous les deux ou trois ans, il y a quelqu'un qui l'obtient de cette façon. Préparer en candidat libre te permettra de garder un pied dans Cachan, sait-on jamais, et de tenter Ulm. 🙂
Bonjour Rukongai,

Je me permets de réagir à la discussion que vous avez lancée il y a quelques temps, car je sais qu'à cette saison le "blues du conscrit" est particulièrement virulent.

Ulm fait souvent l'objet de nombreux fantasmes de la part des "préparationaires", que vous énumérez d'ailleurs. Or en réalité, Ulm est parfois bien loin de ce que l'on avait imaginé et la désillusion est alors très douloureuse. Je confirme ce qu'Artz décrit, pour l'avoir vécu aussi. À mon sens, la représentation que vous vous faites d'Ulm est en partie biaisée et j'ai peur que vous ne soyez très déçu si vous parvenez à intégrer Ulm sur la base de ces motivations.

Je comprends vos motivations et vos regrets, ayant eu les mêmes durant mon année de… cube.

Enfin, je tiens également à vous prévenir que l'entrée dans la vie active est une chose périlleuse, et ce quelque soit le statut (élève normalien ou étudiant normalien).

Je vous conseillerais bien plutôt de tâcher d'apprécier Cachan, qui est une école cotée. Mieux vaut se satisfaire d'une école légèrement moins prestigieuse qu'Ulm que de se consumer en regrets. Non seulement il y a une vie après la khâgne, mais encore il y a une vie en dehors d'Ulm.