Post eius (=Orgetoricis) nihilo minus Helvetii id quod constituerant facere conantur, ut e finibus suis exeant. Ubi iam se ad eam rem paratos esse arbitrati sunt, oppida sua omnia, numero ad duodecim, vicos ad quadringentos, reliqua privata aedificia incendunt ; frumentum omne, praeter quod secum portaturi erant, comburunt, ut domum reditionis spe sublata paratiores ad omnia pericula subeunda essent ; trium mensum molita cibaria sibi quemque domo efferre iubent. Persuadent Rauracis et Tulingis et Latrobigis finitimis, ut eodem usi consilio oppidis suis vicisque exustis una cum iis proficiscantur, Boiosque, qui trans Rhenum incoluerant et in agrum Noricum transierant Noreiamque oppugnabant, receptos ad se socios sibi adsciscunt. (De bell. Gall., I, 5)J'ai lu tout ce paragraphe presque d'un seul trait (en effet, le vocabulaire et la syntaxe ne posent que très peu de problèmes chez César). Et pourtant, j'ai du mal à comprendre la stratégie « militaire » des Helvètes. D'accord, ils quittent leurs terres, car il veulent élargir leurs possessions. Mais pourquoi brûlent-ils tout ce qui leur appartenait, d'autant plus qu'ils ont domum reditionis spe sublata ? En quoi ça leur aide à être paratiores ad omnia pericula subeunda ? Ça veut dire que les Helvètes veulent revenir, mais en même temps s'assurer que personne n'occupera cependant leur territoire d'origine ?
La Guerre des Gaules, I, 5
2 réponses
Ils brûlent au contraire pour n'avoir aucun espoir de retour (tollo : enlever supprimer…)
et mieux affronter les périls.
et mieux affronter les périls.



