Molière, Dom Juan, acte I, scène 2

Entraide scolaire

138 réponses · Page 4 / 7

juste_rien a écrit :Ah si il y une problématique dans un commentaire composé, mais c'est à toi de la trouver.

Après encore le rapport maitre-valet est plutôt là aussi exposé dans la première scène, mais il doit surement y avoir des éléments dans cette scène-ci.
Bin je vois que le valet est supérieur au maitre, il y a donc une inversion des rôles… Et que c'est une prémisse du mariage de Figaro ( la révolte des valets )

ça me parrait faible pour un grand I >< Je sèche là…
Voilà ce que moi je peux te dire.
Sganarelle se présente comme une victime de son maitre, comme celui qui subit les péchés et en souffre. S'il n'est pas tout à fait sur qu'il le craigne, il avoue quand même qu'il est en admiration face à Dom Juan. Il est fasciné par ses actions. Il semble vouloir l'imiter en employant un discours qu'il ne maitrise pas même s'il s'est manié les mots mais plutôt maladroitement. Il envie son maitre.
Entre le maitre et le valet s'est installé un lien de complicité. Sganarelle est sur de la confiance que lui porte DJ. Il est admiratif d'une part, et horrifié de l'autre. Il place DJ très haut dans son estime et est impressionné par ses convictions. Par contre, il se montre assez lâche car il a peur que l'attitude de DJ ne touche son propre salut.

Tu as d'autre couple maitre-valet dans la littérature comme Don Quichotte et Sancho Panza ou bien comme tu le proposais Figaro et le comte Almavivva.
D'accord =)

En attendant ta réponse j'avais creuser un petit plus et j'avais trouvé cela :

I Relations entre DJ et SG

A°) Supèriorité du maitre par la parole et le pouvoir
B°) Utilité de SG pour exprimer l'opposition de la morale courante aux idées de DJ
C°) L'éloquence de SG

Merci encore juste_rien 🙂
Je trouve ton plan assez bon. o_o''

De rien pour l'aide si tu as d'autres questions n'hésite pas.
Bonjour, c'était pour savoir si quelqu'un pourrait m'aider et me dire en un bon paragraphe pourquoi la scène 2 de l'acte 1 de Don Juan est une scène d'exposition originale.
J'ai beau chercher dans ma petite tête et sur internet mais je n'est pensée que parce que c'était hors de la tradition comique parce que les personnages de molière sont les jeunes premiers qui essaient de se marier et que dans Don Juan c'était un personnage déjà marié et qui ne veut plus être marié.

Merci de vos réponses 😉

Aidez-moi ! URGENT =(
Quelle est la métaphore filée et quel comportement envisage t-il ?Ya t-il des élèments comiques ?Je dirais qu'il y a une métaphore filée sur la conquete.Non?
Bonjour,

J'ai une dissertation à écrire sur l'acte 1 scène2 de Dom juan. Mon sujet d'analyse est la suivante: comment Dom juan voit-il l'amour? Je dois trouver des figures de style et en plus de cela, je dois trouver deux idées principales qui rapportent au sujet d'analyse. Ensuite pour chaque idée principale, je dois énoncer deux idées secondaire qui a un certain lien avec mon idée principale.

SVP AIDEZ-MOI!!
Bonjour,

Il faut lire les premiers messages.
Tu y trouveras des pistes pour cette célébration de l'inconstance.
Bonjour,

J'ai déjà trouver une idée principale et ses idées secondaires qui vont avec. Cependant, c'est la seconde idée principal qui cause des ennuis. En effet, je veux exposer le thème du changement dans l'amour de Dom juan mais je ne trouve pas les sous-aspect (idées secondaires) pour ce thème. Mon idée secondaire est: Dans son célébre tirade, Dom Juan croit que l'amour se résume au changement de partenaire. Là, je suis bloqué et je ne trouve plus de sous-aspect pour ce thème.

Aidez-moi SVP.
Cherche le pourquoi :
- le plaisir,
- la nouveauté,
- la mise en valeur du séducteur…
Merci pour vos réponse
Bonjour,
Je dois préparer un Oral en classe juste avant le Bac blanc, malheureusement, j'ai été absente pendant une semaine et donc loupé les cours concernant l'étude de la pièce Dom Juan. J'ai beau lire la pièce, je n'arrive pas à bien formuler ma réponse à la question concernant le début de la pièce jusqu'à "… et je cède facilement à cette douce violence dont elle nous entraîne." qui se trouve au milieu de la Tirade des posts précédents.

Quelle conception de l'amour Dom Juan défend-il ici ?


Je sais qu'il ne prête pas fidélité à celles à qui il demande leur main et que dès qu'il en trouve une qui lui plait il courra à sa rencontre afin de lui poser la même question. Il qualifie les femmes "d'objet" et qu'il aime les femmes toutes classes sociales comprise. Mais je ne trouve pas la bonne tournure de phrase, quelqu'un pourrait-il m'aider s'il vous plait ? 🙂

Merci d'avance et bonne année au passage !
Bonjour


J'ai un commentaire composé à faire, j'ai une partie " d'un registre à l'autre" et je ne sais vraiment pas quoi mettre dedans !

Merci d'avance !
Bonjour a tous ! Tout d'abord merci de l'aide que vous pourrez m'apporter et excusez moi pour mon orthographe pas toujours correcte je fais beaucoup d'effort pour m'améliorer .
Je suis une élève de seconde et je dois rédiger un commentaire composé sur La longue Tirade de Dom Juan de l'acte 1 scène 2 . J'ai trouvé mon plan :
I : LE Blâme de la fidélité
-arguments
-Procédés
II:L'éloge de l'infidélité
-Arguments
-Procédés
III: Le personnage de Dom Juan .
-Un orgueilleux .
-Un libertin .

Cependant j'ai réussi mon introduction ( enfin je pense) elle fait 16 lignes . Es trop long ?
Mais c'est pour la suite que ça se corse … Avez vous des idées ou une aide a m'apporter ?
MERCI d'avance 🙂 et bonne journée .
voici le texte :
Quoi ? tu veux qu'on se lie à demeurer au premier objet qui nous prend, qu'on renonce au monde pour lui, et qu'on n'ait plus d'yeux pour personne ? La belle chose de vouloir se piquer d'un faux honneur d'être fidèle, de s'ensevelir pour toujours dans une passion, et d'être mort dès sa jeunesse à toutes les autres beautés qui nous peuvent frapper les yeux ! Non, non : la constance n'est bonne que pour des ridicules ; toutes les belles ont droit de nous charmer, et l'avantage d'être rencontrée la première ne doit point dérober aux autres les justes prétentions qu'elles ont toutes sur nos coeurs. Pour moi, la beauté me ravit partout où je la trouve, et je cède facilement à cette douce violence dont elle nous entraîne. J'ai beau être engagé, l'amour que j'ai pour une belle n'engage point mon âme à faire injustice aux autres ; je conserve des yeux pour voir le mérite de toutes, et rends à chacune les hommages et les tributs où la nature nous oblige. Quoi qu'il en soit, je ne puis refuser mon coeur à tout ce que je vois d'aimable ; et dès qu'un beau visage me le demande, si j'en avais dix mille, je les donnerais tous. Les inclinations naissantes, après tout, ont des charmes inexplicables, et tout le plaisir de l'amour est dans le changement. On goûte une douceur extrême à réduire, par cent hommages, le coeur d'une jeune beauté, à voir de jour en jour les petits progrès qu'on y fait, à combattre par des transports, par des larmes et des soupirs, l'innocente pudeur d'une âme qui a peine à rendre les armes, à forcer pied à pied toutes les petites résistances qu'elle nous oppose, à vaincre les scrupules dont elle se fait un honneur et la mener doucement où nous avons envie de la faire venir. Mais lorsqu'on en est maître une fois, il n'y a plus rien à dire ni rien à souhaiter ; tout le beau de la passion est fini, et nous nous endormons dans la tranquillité d'un tel amour, si quelque objet nouveau ne vient réveiller nos désirs, et présenter à notre coeur les charmes attrayants d'une conquête à faire. Enfin il n'est rien de si doux que de triompher de la résistance d'une belle personne, et j'ai sur ce sujet l'ambition des conquérants, qui volent perpétuellement de victoire en victoire, et ne peuvent se résoudre à borner leurs souhaits. Il n'est rien qui puisse arrêter l'impétuosité de mes désirs : je me sens un coeur à aimer toute la terre ; et comme Alexandre, je souhaiterais qu'il y eût d'autres mondes, pour y pouvoir étendre mes conquêtes amoureuses.
Bonjour,
pour commencer il est très déconseillé de vouloir dissocier le fond et la forme. Donc des sous-parties qui s'intitulent "arguments", "procédés" ne me paraissent pas pertinentes.

16 lignes pour une intro personnellement je trouve cela long, après cela dépend de si tu dis des choses intéressantes dedans ou non. 😜

Quelques pistes supplémentaires :
- la manière dont DJ détourne les notions de droit, de juste et d'injuste. Le renversement des valeurs de manière générale.
- la métaphore filée de la guerre "combattre" "conquérant" "Alexandre" "triompher de la résistance" "rendre les armes" et etc… comme si la conquête amoureuse était une bataille, avec un gagnant et un perdant (une perdante en l'occurrence).
- l'attrait de la nouveauté
- le rapprochement entre fidélité et mort : "faux d'honneur" "s'ensevelir" "renonce au monde" "être mort dès sa jeunesse".
- portrait ambivalent que DJ fait de lui-même, à la fois conquérant, et victime de ses passions "la nature nous oblige" "je ne puis refuser mon coeur" "je cède"…
- l'image de la femme, comme une sorte d'objet, de caprice du moment, de trophée de chasse.
Merci beaucoup , =D j'ai trouvé un des arguments , enfin je pense : La fidélité est une forme d'égoïsme , elle nous empêche de nous ouvrir aux autres .Es correcte ?
Bonjour.

Cette tirade, on ne peut plus célèbre, est celle de l'inconstance. Elle définit toute la philosophie de Don Juan.
Ton plan… on ne peut plus bateau… il faudrait éclaircir certains points : en fait, je ne vois pas apparaître de lien logiques entre les parties : thèse/antithèse certes, mais que veux-tu dire par 'le personnage de DJ' ? c'est assez énigmatique. Il faut vraiment que tu montre comment tu passes d'une idée à l'autre.
Sur ton idée pour l'égoïsme, je ne crois pas que ce soit totalement cela : tout ce DJ dit, c'est que d'être rencontrée la première ne doit pas ôter le privilège de la seconde. Il se sent 'un coeur à aimer toutes les femmes'. Il s'agit, ni plus ni moins, du libertinage amoureux, qui est défini dans cette tirade.
On voit souvent DJ comme un libertin. Mais ce qui est intéressant, c'est d'observer la scène suivante, celle où la seule femme qu'il a épousée, Elvire, qu'il a tirée d'un couvent, arrachée à Dieu, le rattrape et lui demande des explications sur sa fuite. Comment réagit-il ? Lui sort-il la tirade de l'inconstance comme il l'a fait à son valet ? Non, bien au contraire. Il tente, maladroitement, de se justifier, et Elvire n'est pas dupe. Donc on a dans ces deux scènes : d'un côté la théorie, de l'autre la pratique. Je sais que ton devoir doit porter uniquement sur cette tirade, mais peut-être serait-il intéressant d'envisager DJ comme un 'faux libertin' (je reprends l'expression à A. MacKenna).
Bref : toutes les pistes qui t'ont été données en-dessus sont bonnes. Intituler une partie 'arguments' et une autre 'procédés' c'est une manière très claire de montrer que tu n'as aucune idée de ce dont tu vas parler.
Il faut, avant même de trouver un plan, trouver une problématique.
Tu peux nous la soumettre, avec le plan qui va avec, en expliquant comment tu passes d'une idée à l'autre, et on te dira.

Personnellement, je trouve qu'un intro de 16 lignes c'est court. Mais bon… tu n'es qu'en seconde, à ce niveau-là, ça convient parfaitement.
N'oublie pas la structure de l'intro :
- entree en matiere
- situation du passage
- analyse du passage brève
- problématique
- annonce du plan (en trois phrases, une phrase par partie).

Bon courage !
Bon Jour! J'arrive d'Espagne il y a quelques mois et je me présente comme candidate libre aux épreuves anticipées de français. Mais j'ai un mal terrible avec les figures rhétoriques (même en espagnol j'étais nulle…). J'ai tenté de les lire y de faire des exercices en internet, mais même comme ça je n'arrive pas à les identifier dans un texte (et moins savoir quelle type est…). En ce moment je fais un commenter rédigé de Dom Juan (acte I scène 2). Est-ce que quelqu’un pourrait m'aider un peu? Je laisse le texte à continuation. Je réussi à trouver un oxymore "douce violence"… mais aucune plus… Merci bcp à tous!!!!
DOM JUAN, SGANARELLE.

DOM JUAN: Quel homme te parlait là? Il a bien de l'air, ce me semble, du bon Gusman de Done Elvire.

SGANARELLE: C'est quelque chose aussi à peu près de cela.

DOM JUAN: Quoi? c'est lui?

SGANARELLE: Lui-même.

DOM JUAN: Et depuis quand est-il en cette ville?

SGANARELLE: D'hier au soir.

DOM JUAN: Et quel sujet l'amène?

SGANARELLE: Je crois que vous jugez assez ce qui le peut inquiéter.

DOM JUAN: Notre départ sans doute?

SGANARELLE: Le bonhomme en est tout mortifié, et m'en demandait le sujet.

DOM JUAN: Et quelle réponse as-tu faite?

SGANARELLE: Que vous ne m'en aviez rien dit.

DOM JUAN: Mais encore, quelle est ta pensée là-dessus? Que t'imagines-tu de cette affaire?

SGANARELLE: Moi, je crois, sans vous faire tort, que vous avez quelque nouvel amour en tête.

DOM JUAN: Tu le crois?

SGANARELLE: Oui.

DOM JUAN: Ma foi! tu ne te trompes pas, et je dois t'avouer qu'un autre objet a chassé Elvire de ma pensée.

SGANARELLE: Eh mon Dieu! je sais mon Dom Juan sur le bout du doigt, et connais votre cœur pour le plus grand coureur du monde: il se plaît à se promener de liens en liens, et n'aime guère à demeurer en place.

DOM JUAN: Et ne trouves-tu pas, dis-moi, que j'ai raison d'en user de la sorte?

SGANARELLE: Eh! Monsieur.

DOM JUAN: Quoi? Parle.

SGANARELLE: Assurément que vous avez raison, si vous le voulez; on ne peut pas aller là contre. Mais si vous ne le vouliez pas, ce serait peut-être une autre affaire.

DOM JUAN: Eh bien! je te donne la liberté de parler et de me dire tes sentiments.

SGANARELLE: En ce cas, Monsieur, je vous dirai franchement que je n'approuve point votre méthode, et que je trouve fort vilain d'aimer de tous côtés comme vous faites.

DOM JUAN: Quoi? tu veux qu'on se lie à demeurer au premier objet qui nous prend, qu'on renonce au monde pour lui, et qu'on n'ait plus d'yeux pour personne? La belle chose de vouloir se piquer d'un faux honneur d'être fidèle, de s'ensevelir pour toujours dans une passion, et d'être mort dès sa jeunesse à toutes les autres beautés qui nous peuvent frapper les yeux! Non, non: la constance n'est bonne que pour des ridicules; toutes les belles ont droit de nous charmer, et l'avantage d'être rencontrée la première ne doit point dérober aux autres les justes prétentions qu'elles ont toutes sur nos cours. Pour moi, la beauté me ravit partout où je la trouve, et je cède facilement à cette douce violence dont elle nous entraîne. J'ai beau être engagé, l'amour que j'ai pour une belle n'engage point mon âme à faire injustice aux autres; je conserve des yeux pour voir le mérite de toutes, et rends à chacune les hommages et les tributs où la nature nous oblige. Quoi qu'il en soit, je ne puis refuser mon cœur à tout ce que je vois d'aimable; et dès qu'un beau visage me le demande, si j'en avais dix mille, je les donnerais tous. Les inclinations naissantes, après tout, ont des charmes inexplicables, et tout le plaisir de l'amour est dans le changement. On goûte une douceur extrême à réduire, par cent hommages, le cœur d'une jeune beauté, à voir de jour en jour les petits progrès qu'on y fait, à combattre par des transports, par des larmes et des soupirs, l'innocente pudeur d'une âme qui a peine à rendre les armes, à forcer pied à pied toutes les petites résistances qu'elle nous oppose, à vaincre les scrupules dont elle se fait un honneur et la mener doucement où nous avons envie de la faire venir. Mais lorsqu'on en est maître une fois, il n'y a plus rien à dire ni rien à souhaiter; tout le beau de la passion est fini, et nous nous endormons dans la tranquillité d'un tel amour, si quelque objet nouveau ne vient réveiller nos désirs, et présenter à notre cœur les charmes attrayants d'une conquête à faire. Enfin il n'est rien de si doux que de triompher de la résistance d'une belle personne, et j'ai sur ce sujet l'ambition des conquérants, qui volent perpétuellement de victoire en victoire, et ne peuvent se résoudre à borner leurs souhaits. Il n'est rien qui puisse arrêter l'impétuosité de mes désirs: je me sens un cœur à aimer toute la terre; et comme Alexandre, je souhaiterais qu'il y eût d'autres mondes, pour y pouvoir étendre mes conquêtes amoureuses.

SGANARELLE: Vertu de ma vie, comme vous débitez! Il semble que vous ayez appris cela par cœur, et vous parlez tout comme un livre.

DOM JUAN: Qu'as-tu à dire là-dessus?

SGANARELLE: Ma foi! j'ai à dire., je ne sais; car vous tournez les choses d'une manière, qu'il semble que vous avez raison; et cependant il est vrai que vous ne l'avez pas. J'avais les plus belles pensées du monde, et vos discours m'ont brouillé tout cela. Laissez faire: une autre fois je mettrai mes raisonnements par écrit, pour disputer avec vous.

DOM JUAN: Tu feras bien.

SGANARELLE: Mais, Monsieur, cela serait-il de la permission que vous m'avez donnée, si je vous disais que je suis tant soit peu scandalisé de la vie que vous menez?

DOM JUAN: Comment? quelle vie est-ce que je mène?

SGANARELLE: Fort bonne. Mais, par exemple, de vous voir tous les mois vous marier comme vous faites.

DOM JUAN: Y a-t-il rien de plus agréable?

SGANARELLE: Il est vrai, je conçois que cela est fort agréable et fort divertissant, et je m'en accommoderais assez, moi, s'il n'y avait point de mal; mais, Monsieur, se jouer ainsi d'un mystère sacré, et.

DOM JUAN: Va, va, c'est une affaire entre le Ciel et moi, et nous la démêlerons bien ensemble, sans que tu t'en mettes en peine.

SGANARELLE: Ma foi! Monsieur, j'ai toujours ouï dire que c'est une méchante raillerie que de se railler du Ciel, et que les libertins ne font jamais une bonne fin.

DOM JUAN: Holà! maître sot, vous savez que je vous ai dit que je n'aime pas les faiseurs de remontrances.

SGANARELLE: Je ne parle pas aussi à vous, Dieu m'en garde. Vous savez ce que vous faites, vous; et si vous ne croyez rien, vous avez vos raisons; mais il y a de certains petits impertinents dans le monde, qui sont libertins sans savoir pourquoi, qui font les esprits forts, parce qu'ils croient que cela leur sied bien; et si j'avais un maître comme cela, je lui dirais fort nettement, le regardant en face: "Osez-vous bien ainsi vous jouer au Ciel, et ne tremblez-vous point de vous moquer comme vous faites des choses les plus saintes? C'est bien à vous, petit ver de terre, petit mirmidon que vous êtes (je parle au maître que j'ai dit), c'est bien à vous à vouloir vous mêler de tourner en raillerie ce que tous les hommes révèrent? Pensez-vous que pour être de qualité, pour avoir une perruque blonde et bien frisée, des plumes à votre chapeau, un habit bien doré, et des rubans couleur de feu (ce n'est pas à vous que je parle, c'est à l'autre), pensez-vous, dis-je, que vous en soyez plus habile homme, que tout vous soit permis, et qu'on n'ose vous dire vos vérités? Apprenez de moi, qui suis votre valet, que le Ciel punit tôt ou tard les impies, qu'une méchante vie amène une méchante mort, et que."

DOM JUAN: Paix!

SGANARELLE: De quoi est-il question?

DOM JUAN: Il est question de te dire qu'une beauté me tient au cœur, et qu'entraîné par ses appas, je l'ai suivie jusques en cette ville.

SGANARELLE: Et n'y craignez-vous rien, Monsieur, de la mort de ce commandeur que vous tuâtes il y a six mois?

DOM JUAN: Et pourquoi craindre? Ne l'ai-je pas bien tué?

SGANARELLE: Fort bien, le mieux du monde, et il aurait tort de se plaindre.

DOM JUAN: J'ai eu ma grâce de cette affaire.

SGANARELLE: Oui, mais cette grâce n'éteint pas peut-être le ressentiment des parents et des amis, et.

DOM JUAN: Ah! n'allons point songer au mal qui nous peut arriver, et songeons seulement à ce qui nous peut donner du plaisir. La personne dont je te parle est une jeune fiancée, la plus agréable du monde, qui a été conduite ici par celui même qu'elle y vient épouser; et le hasard me fit voir ce couple d'amants trois ou quatre jours avant leur voyage. Jamais je n'ai vu deux personnes être si contents l'un de l'autre, et faire éclater plus d'amour. La tendresse visible de leurs mutuelles ardeurs me donna de l'émotion; j'en fus frappé au cœur et mon amour commença par la jalousie. Oui, je ne pus souffrir d'abord de les voir si bien ensemble; le dépit alarma mes désirs, et je me figurai un plaisir extrême à pouvoir troubler leur intelligence, et rompre cet attachement, dont la délicatesse de mon cœur se tenait offensée; mais jusques ici tous mes efforts ont été inutiles, et j'ai recours au dernier remède. Cet époux prétendu doit aujourd'hui régaler sa maîtresse d'une promenade sur mer. Sans t'en avoir rien dit, toutes choses sont préparées pour satisfaire mon amour, et j'ai une petite barque et des gens, avec quoi fort facilement je prétends enlever la belle.

SGANARELLE: Ha! Monsieur.

DOM JUAN: Hein?

SGANARELLE: C'est fort bien fait à vous, et vous le prenez comme il faut. Il n'est rien tel en ce monde que de se contenter.

DOM JUAN: Prépare-toi donc à venir avec moi, et prends soin toi-même d'apporter toutes mes armes, afin que. Ah! rencontre fâcheuse. Traître, tu ne m'avais pas dit qu'elle était ici elle-même.

SGANARELLE: Monsieur, vous ne me l'avez pas demandé.

DOM JUAN: Est-elle folle, de n'avoir pas changé d'habit, et de venir en ce lieu-ci avec son équipage de campagne?
Tout d'abord, l'extrait est un peu long pour une épreuve de bac, on se limite souvent à la première partie de ce passage. Sinon dans la tirade de Dom Juan, tu peux voir : des questions rhétoriques, des métaphores ("être mort" "s'ensevelir"), de l'hyperbole au même endroit et aussi dans "dix mille" etc., la comparaison avec Alexandre…
Bonjour,je réfléchis aux problématiques susceptibles d'être posées le jour de l'oral sur la tirade de l'inconstance notamment celle-ci "Pourquoi Sganarelle , dit-il de que DJ , parle comme un livre".Je n'arrive pas à trouver un plan cohérent et d'autant plus que j'affectionne pas cette scène/

Plan proposé (mais qui semble faux)

I)Les indices d'organisation
II)……..Lexicaux
III)………d'énonciation

Tous ces indices montrent doivent montrer le fait que DJ soit un bon orateur représentatif d'un livre.J'ai fait l'impasse sur la critique de l'inconstance.