Qu'appelait-on "classes de grammaire" avant la seconde guerre mondiale ? Etait-ce ce qui correspond au collège d'aujourd'hui ? Je vois ce niveau indiqué sur des manuels scolaires de latin d'avant 1950.
Classes de grammaire
12 réponses
Des manuels de latin… quels manuels de latin ?
Des manuels AMDG ou pas ? 😉
Si oui alors, je t'invite à lire : https://agora.qc.ca/documents/jesuites--leducation_selon_les_jesuites__lenseignement_du_latin_et_des_humanites_par_gabriel_compayre qui devrait tout t'expliquer.
Sinon… je ne sais pas bien car… je dois admettre ne pas vraiment me reconnaître dans ce que on veut aujourd'hui appeler humanités. 😞
Des manuels AMDG ou pas ? 😉
Si oui alors, je t'invite à lire : https://agora.qc.ca/documents/jesuites--leducation_selon_les_jesuites__lenseignement_du_latin_et_des_humanites_par_gabriel_compayre qui devrait tout t'expliquer.
Sinon… je ne sais pas bien car… je dois admettre ne pas vraiment me reconnaître dans ce que on veut aujourd'hui appeler humanités. 😞
À la veille de la Révolution, le royaume compte 271 collèges mais la moitié environ ne sont que des « petits collèges ». L’enseignement comprend quatre classes de grammaire, une classe d’humanité et une classe de rhétorique, auxquelles s’ajoutent deux classes de philosophie.https://fr.wikipedia.org/wiki/Coll%C3%A8ge_en_France
Ces collèges d'humanités étaient pourvus de trois ou quatre classes de grammaire, de deux classes d'humanité et de rhétorique. Ils correspondaient, depuis le Moyen Âge jusqu'à la Révolution française, à notre actuel enseignement secondaire, et préparaient à l'entrée dans l'une des trois autres facultés de l'Université (droit, médecine et théologie).https://fr.wikipedia.org/wiki/Humanit%C3%A9s
Merci à tous deux.
En gros, les classes de grammaire correspondaient à nos classes de 6°, 5° 4° et 3°, donc notre collège actuel comme j'en avais l'intuition. L'humanité serait notre seconde, la rhétorique notre première et la philosophie notre terminale. Cette dernière aurait été sur deux années à l'époque.
En gros, les classes de grammaire correspondaient à nos classes de 6°, 5° 4° et 3°, donc notre collège actuel comme j'en avais l'intuition. L'humanité serait notre seconde, la rhétorique notre première et la philosophie notre terminale. Cette dernière aurait été sur deux années à l'époque.
Vous parliez de manuels scolaires de latin d'avant 1950. Je suppose qu'il s'agit de manuels destinés à la Belgique car ces noms ne s'employaient plus en France depuis belle lurette.
On en trouve même des plus récents : https://www.livre-rare-book.com/v4/book/5472496/RO60024967/fr
Après les "classes de grammaire", on parle des "classes supérieures", correspondant donc au lycée actuel.
Après les "classes de grammaire", on parle des "classes supérieures", correspondant donc au lycée actuel.
Je pense que ces livres commercialisés relativement récemment sont des rééditions dont les imprimeurs n'ont ôté aucun iota de l'édition originale. Ils ne se sont pas préoccupés des mentions obsolètes.
Oui, il y a eu beaucoup de rééditions. Même aujourd'hui, les possesseurs d'un Quicherat, d'un Gaffiot ou d'un Bailly neuf ne se rendent pas toujours compte qu'ils travaillent sur des réimpressions de vieilles éditions.
C'est amusant que vous citiez le Vocabulaire latin de Frédéric Martin, qui indique la destination aux classes de grammaire et fait 171 pages. Je ne le connais pas, mais nous sommes beaucoup à avoir travaillé sur Les Mots latins, du même Martin, publié également pendant la guerre, réimprimé sans modifications de nombreuses fois, et qui n'indique pas les classes de grammaire. C'est qu'avec ses 337 pages, il doit être plus copieux que le Vocabulaire et est destiné aux classes plus élevées. Martin était aussi l'auteur d'un ouvrage Les Mots grecs, paru juste avant la seconde guerre.
Cette expression, classes de grammaire, est définie dans le Larousse du XXe siècle, comme les classes (6e, 5e, 4e) qui dans les établissements d'enseignement secondaire, précèdent les classes de lettres.
De fait, je me rappelle maintenant que nous étudiions, dans les classes supérieures, les versions latines dans :
[lien invalide]596093Capture.png][lien invalide]/596093Capture.png[/img][/url]
Néanmoins, cette expression "classes de grammaire" était quand même déjà désuète entre les deux guerres, même si certains éditeurs l'utilisaient parfois encore.
C'est amusant que vous citiez le Vocabulaire latin de Frédéric Martin, qui indique la destination aux classes de grammaire et fait 171 pages. Je ne le connais pas, mais nous sommes beaucoup à avoir travaillé sur Les Mots latins, du même Martin, publié également pendant la guerre, réimprimé sans modifications de nombreuses fois, et qui n'indique pas les classes de grammaire. C'est qu'avec ses 337 pages, il doit être plus copieux que le Vocabulaire et est destiné aux classes plus élevées. Martin était aussi l'auteur d'un ouvrage Les Mots grecs, paru juste avant la seconde guerre.
Cette expression, classes de grammaire, est définie dans le Larousse du XXe siècle, comme les classes (6e, 5e, 4e) qui dans les établissements d'enseignement secondaire, précèdent les classes de lettres.
De fait, je me rappelle maintenant que nous étudiions, dans les classes supérieures, les versions latines dans :
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Néanmoins, cette expression "classes de grammaire" était quand même déjà désuète entre les deux guerres, même si certains éditeurs l'utilisaient parfois encore.
Pour "les mots" latins ou grecs, n'est-ce pas plutôt l'abbé Fernand Martin (1879-1966) qui selon la BNF était professeur de langues classiques et de lettres au Collège Albert 1er et traducteur.
L'édition de 1937 des Mots grecs indique "Professeur de Troisième" et aucune référence aux classes de grammaire ou supérieures. Il parle d'une expérience de plus de trente années d'enseignement.
Le Gaffiot édition 2000 a quand même "fait l'objet d'une restauration en profondeur". A quand celle du Bailly ?
L'édition de 1937 des Mots grecs indique "Professeur de Troisième" et aucune référence aux classes de grammaire ou supérieures. Il parle d'une expérience de plus de trente années d'enseignement.
Le Gaffiot édition 2000 a quand même "fait l'objet d'une restauration en profondeur". A quand celle du Bailly ?
"Pour "les mots" latins ou grecs, n'est-ce pas plutôt l'abbé Fernand Martin (1879-1966) qui selon la BNF était professeur de langues classiques et de lettres au Collège Albert 1er et traducteur. "Ah mais si, vous avez raison, il faut rendre à Fernand ce qui n'appartient pas à Frédéric. C'est incroyable le nombre de catalogues de bibliothèques qui font cette confusion.
Cela me va d'autant mieux que le Collège Albert 1er semble donner aussi un supplément de poids à la piste belge, bien que je n'aie pas identifié ce collège. L'un des plus connus semblait être celui de Léopoldville, dans l'ex Congo belge. Serait-ce là que le brave abbé enseignait ?
En tout cas, il est dans la lignée des bons abbés, comme Lhomond, qui ont contribué à l'étude du latin.
Les sites le donnent français. On le trouve aussi professeur à N.-D. de Boulogne. S'il était Jésuite, il a pu bouger.



