L’engagement en littérature

Littérature

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Bonjour Avae,

Tu as raison, il y a bien des nuances dans l'engagement.

Pour rester simple, j'examinerai trois critères nécessaires à un véritable engagement :
- une question de société qui divise profondément, qui suscite des débats,
- une exigence de sincérité, une vie conforme avec les valeurs revendiquées,
- une prise de position qui remet en cause le confort personnel, les intérêts, qui peut mettre en danger son auteur.

Ainsi peut-on parler d'engagement dans la Résistance parce que
- collaboration ou résistance ont créé des clivages dans la France occupée,
- les véritables écrivains engagés n'ont pas tenu plusieurs langages, se sont montrés dignes (en particulier au moment de la Libération), ont agi en conformité avec leur conscience,
- beaucoup ont joué avec leur vie…

En revanche, bien des engagements déclarés aujourd'hui sont à usage médiatique ou commercial.
Bonjour j'ai une autre question j'ai un corpus a faire et on me demande : La litterature vous semble-t-elle un bon moyen pour exprimer ses engagements ? Voila j'aimerais un peu d'aide car j'ai peu de mal . Merci d'avance
Cordialement.
Bonjour Mikel,

Regarde cette page du site ici.
Merci , il faut aller ou exactement svp ?
Il faut cliquer sur le lien et lire la page, surtout le développement du sujet.
Ok merci de votre aide.
Cordialement.
Je sais pas si ça va répondre à ta question mais tu devrais aller voir sur Youtube, et tu tapes : Entrevista a Sartre completa (1 de 6), il y a 6 entretiens.
En fait, c'est une interview de Sartre sur l'engagement de l'intellectuel (peut être moins axé sur la littérature) mais intéressant
Bonjour,

Moi j'aime beaucoup cette citation ! Je trouve que l'on peut l'interpréter de différentes manières mais cela dépend de chacun, je ne vais m'éterniser, mais c'est très jolie et surtout bien recherché!
Je voulais ouvrir un nouveau débat mais je me suis arrêtée sur ce que tu as dis,je vais en profter pour poser ma question ici. Je voulais savoir, si quelqu'un aurait une explication détaillée à me fournir sur "La Tête armée" de Gérard de Nerval, ce poème me plait bien, mais je cherche des explications plus approfondies car c'est l'objet d' une étude faite en cours.

Merci d'avance,
Bonsoir,
Gérard de Nerval a écrit :La Tête armée

Napoléon mourant vit une Tête armée…
Il pensait à son fils déjà faible et souffrant :
La Tête, c’était donc sa France bien-aimée,
Décapitée aux pieds du César expirant.

Dieu, qui jugeait cet homme et cette renommée,
Appela Jésus-Christ ; mais l’abîme s’ouvrant,
Ne rendit qu’un vain souffle, un spectre de fumée :
Le Demi-Dieu, vaincu, se releva plus grand.

Alors on vit sortir du fond du purgatoire
Un jeune homme inondé des pleurs de la Victoire,
Qui tendit sa main pure au monarque des cieux ;

Frappés au flanc tous deux par un double mystère,
L’un répandait son sang pour féconder la Terre,
L’autre versait au ciel la semence des dieux !
Ce sonnet manifeste l'admiration des jeunes romantiques pour le mythe napoléonien.

Lors de son agonie à Sainte Hélène, l'empereur prononce ces derniers mots : « France, armée, Joséphine », ou, selon les mémoires de Sainte-Hélène : « tête… armée… Mon Dieu ! ». Nerval, dans son poème "À la mort de l’Exilé", note : « Les dernières paroles de Napoléon mourant furent : « Mon Dieu et la nation française… française… mon fils… tête armée ». On ne sait ce que signifiaient ces mots. » Nerval reprend donc ces propos pour leur donner un sens (1re strophe).

La suite est à la gloire de l'empereur comparé à Jésus-Christ et élevé à la dignité de demi-dieu.

De fait, l'empereur représente le triomphe de la jeunesse, le héros qui, inconnu voire méprisé, parvient par son audace, son courage et son génie à diffuser les idées généreuses de la Révolution à toute l'Europe. Avec lui, le vieux continent sort des ténèbres de l'ordre ancien. Avec l'empereur, comme avec Jésus-Christ, il y a un avant et un après : Nerval y voit deux hommes qui ont changé le cours de l'Histoire. Dans un double mouvement, Nerval rabaisse le Christ en niant sa divinité et élève l'empereur vaincu en le divinisant.
Merci beaucoup !