Rimbaud, Aube

Entraide scolaire

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Moi je renverrais à Nerval, El desdichado.
Bonjour je relance le sujet
À l'oral je suis tombe sur Aube, la question fut la suivante:
en quoi ce texte est-il bien un poème?
Voici mon plan
I) musicalité et registre lyrique
thème de la nature, rimes internes
harmonie, présence de deux protagonistes"je" suis " la déesse"
II)le langage particulier,(comparaison,métaphores et personnification)
correspondances
III)la fonction du poète
se faire voyant, offrir un regard différent
Suis-je sur la bonne voie?
Je recevrai les résultats demain
Salut a tous,

Ma question est simple mais j'ai trouvé aucune réponse sur Internet ou dans des livres, je voudrais savoir si le poème L'aube d'Arthur Rimbaud est un poème symbolique ou parnasse.

Merci d'avance
Bonjour (Bonsoir…),

Je passe Jeudi mon oral de français, et pour mes lectures analytiques je m'entraine sur diverses questions possibles.
Mais pour Aube de Rimbaud, je bloque.
En fait, le plan fait en classe concernait la progression du poème
En gros c'est :
Une expérience insolite
L'eveil (Absence de vie/Animation)
La communion (Harmonie poète et de la nature)
L'union sacramentelle
L'achevement d'une quête (fin brutale du poème)

En fait j'ai très bien compris tout ça. Mais il y a un problème, dés que je m'essaie à un autre question mis à part la progression du poème, je ne vois pas quel pourrait être le plan possible!
Une question probable serait :
Comment Rimbaud revisite le topos poétique de l'aube?

Merci beaucoup d'avance, je galère vraiment là, et le pire c'est que TOUTE ma classe est dans la même situation… Ce texte nous fait vraiment peur.

PS : Notre séquence est tout simplement intitulée Parcours poétique, avec un groupement de 3 textes de Rimbaud. (si jamais ça peut aider)

EDIT : Je planche sur ce texte depuis quelques heures et finalement on a abouti à quelque chose. Enfin !!!!
I) La progression du poème (eveil de la nature, communion, union, fin)

II) motif poétique de l'aube revisité
1) experience insolite et personelle
2) monde onirique et merveilleux
3) personnification de la nature

III) Quête poétique : reveler et dévoiler le monde
1) percer les mysteres de la nature
2) quete amoureuse aussi
3) aboutissement de la quete, mais seulement partiellement

Personellement je trouve ce plan vraiment pas mal. Est ce qu'il tiendrait aussi pour une question se relatant à la modernité de ce poème? Bien sur j'évoquerais en I que la progression est facilitée par l'écriture en prose du poème qui permet une libération de l'expression.

MERCI POUR TOUTES REPONSE APORTEE
Bonjour !

Je recherche une ouverture pour ma conclusion sur le poème "Aube" de Arthur Rimbaud. Je ne sais pas vraiment quoi dire, aucun autre texte comparable ne me vient à l'esprit.
Une ouverture s 'accroche quand même au commentaire et il est difficile d'en suggérer une ici, hors de tout travail.

Noter cependant que le procédé de "la chute" que semble utiliser Rimbaud est présente dans d'autres poèmes, pour déconcerter, surprendre, inviter le lecteur à reconsidérer son approche du poème. Elle peut aussi exprimer la dérision du poète parlant de sa quête d'absolu.
Oui merci je vais essayer de trouver un autre poème avec un effet de chute similaire.
https://www.etudes-litteraires.com//glossaire_stylistique/chute.htm

La chute ne sera pas similaire mais si tu relis Ma bohème, tu seras surpris par la fin :
Ma bohème

Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal ;
Oh ! là ! là ! que d'amours splendides j'ai rêvées !

Mon unique culotte avait un large trou.
- Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur !
Ce n'est pas vraiment une chute, ou alors sur un plan purement formel.
Bonjour, en gros j'ai un commentaire à faire sur Rimbaud et j'aimerai de l'aide pour trouver des axes (Et des sous-parties du coup).

Voilà ce que j'ai déjà trouvé :

I – La construction du poème
a - Un poème intimiste ?

II- Les diverses interprétations du poème
a- L'enfant a travers ce texte (Rimbaud qui fugue, car révolté, la nature etc)
b- Le conte dans le poème (Palais = forêt etc donc ça peut-être assimiler à un conte)
c- Renaissance de Rimbaud (L'autre sens du texte, la "création poétique")

Cependant je n'ai pas d'idée pour mon grand I (Ou du moins celle que j'ai ne sont pas terrible à mes yeux), et pour ses sous-parties, donc si quelqu'un aurait des idées ou autre chose, je suis preneur et si vous pouvez m'aider à améliorer mon grand II, je suis preneur également !

Ps: Je suis en première si ça intéresse.
Bonjour.

Je suppose que ton analyse concerne Aube, le poème en prose :
J'ai embrassé l'aube d'été.

Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte. Les camps d'ombres ne quittaient pas la route du bois. J'ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.

La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.

Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins: à la cime argentée je reconnus la déesse.

Alors, je levai un à un les voiles. Dans l'allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l'ai dénoncée au coq. A la grand'ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais.

En haut de la route, près d'un bois de lauriers, je l'ai entourée avec ses voiles amassés, et j'ai senti un peu son immense corps. L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois.

Au réveil il était midi.
Relis les précédents messages de cette discussion, tu trouveras sûrement des pistes intéressantes.
Un des plus beaux de Rimbaud.
Suggestion pour un commentaire.

Problématique : Rêve ou réveil ?

I. Un univers onirique
II. L'aube personnifiée
III. L'idéal poétique inaccessible

Ouverture :
Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud


Tes dix-huit ans réfractaires à l’amitié, à la malveillance, à la sottise des poètes de Paris ainsi qu’au ronronnement d’abeille stérile de ta famille ardennaise un peu folle, tu as bien fait de les éparpiller aux vents du large, de les jeter sous le couteau de leur précoce guillotine. Tu as eu raison d’abandonner le boulevard des paresseux, les estaminets des pisse-lyres, pour l’enfer des bêtes, pour le commerce des rusés et le bonjour des simples.

Cet élan absurde du corps et de l’âme, ce boulet de canon qui atteint sa cible en la faisant éclater, oui, c’est bien là la vie d’un homme! On ne peut pas, au sortir de l’enfance, indéfiniment étrangler son prochain. Si les volcans changent peu de place, leur lave parcourt le grand vide du monde et lui apporte des vertus qui chantent dans ses plaies.

Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud! Nous sommes quelques-uns à croire sans preuve le bonheur possible avec toi.

René CHAR Fureur et mystère