Qu’as-tu que tu n’aies reçu ?

Langue française

15 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Je n'arrive pas à trouver le sens de cette intrigante question…

Qu'as-tu que tu n'aies reçu ?

Et, par quoi peut-on y répondre ?
Y-a-t-il la moindre chose que tu aies que tu n'aies reçu de quelqu'un ; le moindre don, le talent, le caractère, les connaissances…. te sont venus de l'extérieur (de par les parents, qui ont bâti ton corps, t'ont nourri, aidé à grandir ; de l'école, de tes lectures de la nature
etc
Mso a écrit :Je n'arrive pas à trouver le sens de cette intrigante question…

Qu'as-tu que tu n'aies reçu ?

Et, par quoi peut-on y répondre ?
Tu pourrais répondre :

Vous me parlez de matériaux ? Entretenez-moi plutôt d'Architecture… Car de tout ce que j'ai reçu, la synthèse m'appartient. J'en ai fait le plus bel univers : Le mien.
Bon dimanche !

* QU’AS-TU QUE TU N’AIES REÇU ?

Pour mieux comprendre, faisons-en l’analyse grammaticale.
Je mets la phrase à la forme affirmative :
→ Tu n’as pas QUELQUE CHOSE QUE tu n’aies (pas) reçu.
→ Tu n’as RIEN QUE tu n’aies (pas) reçu.

Nous constatons :
1 dans la principale, avoir a un COD, « QUELQUE CHOSE » et « RIEN »,
2 dans la subordonnée, le verbe a comme COD le pronom relatif « QUE », qui a pour antécédent « QUELQUE CHOSE » ou « RIEN ».
Le subjonctif est motivé par la négation du verbe principal, mais l’indicatif, moins soutenu, serait admissible ; pour la même raison (moins soutenu), j’introduis le « pas ».
→ Tu n’as pas quelque chose que tu n’AS pas reçu.
→ Tu n’as rien que tu n’AS pas reçu.

Revenons à L’ÉNONCÉ D’ORIGINE :
1 le premier « QUE » est un pronom INTERROGATIF COD du verbe « avoir »,
2 le second « QUE » est un pronom RELATIF COD du verbe « recevoir », ayant pour antécédent le pronom interrogatif « que ».

Je pense qu’il y aurait une faute à mettre un « doublon » au pronom RELATIF COD sous la forme d’un pronom PERSONNEL SECOND COD :
→ Qu’as-tu QUE ne L’aies reçu ?

Transformons l’énoncé :
→ Tout ce que tu as, tu l’as reçu.
→ Tu n’as rien sans que tu (ne) l’aies reçu.
→ En toi, tout est acquis ; pas d'inné…

Je n’ai pas mieux à vous offrir. La contestation est bienvenue.
Bételgeuse
La lumière de l'étoile parvient à mes yeux
Je l'ai reçue
Mais la lumière que j'en éclaire en moi, il m'appartient de l'amplifier ou de l'éteindre
Cependant, cette capacité dépend aussi de la façon dont on m'a appris à recevoir la lumière

hum cette discuss serait à sa place sur le Café Philo 🙂

Pour le sens strictement syntaxique de la phrase, Edy a très bien dit tout ce qu'il fallait
"Tout est acquis : pas d'inné" Encore l'inné vient-il de ma personne même, que j'ai reçue de mes parents…
Bonjour Edy,

Belle analyse, mais puisque vous nous autorisez la contestation, je pousse la porte entrouverte.
Edy a écrit :En toi, tout est acquis ; pas d'inné…
Ce me semble limiter l'application de la formule à la théorie de l'apprentissage.

Je l'élargirais plutôt à l'ensemble de notre être pour découvrir que nous sommes fondamentalement des créatures, que nous tenons notre existence même d'autrui.

Pour alimenter - si c'est encore possible - votre manuel de l'homme d'esprit, voilà deux ou trois trouvailles pour nous distraire après le dur labeur du forum "bac" :

Les hommes sont ces créatures qui ont deux jambes et huit mains.
Mansfield, Jane
Cette citation valorisante pour nous doit faire allusion à la prédominance du toucher chez les hommes.

Man is the only creature that consumes without producing.
L'homme est la seule créature qui consomme sans produire.
Orwell, George
Animal Farm
Il me semble pourtant qu'il y aurait une situation où…

The privilege of absurdity - to which no living creature is subject - is reserved to man only.
Le privilège de l'absurdité est réservé à la seule créature humaine.
Hobbes, Thomas
Leviathan
Il est vrai qu'il est difficile d'être à la fois une bête à cornes et une bête à ailes…
Bonjour, Jean-Luc !

Effectivement, je me suis fourvoyé dans la finale ; Léah aussi me l'a fait remarquer. Quandoque bonus Homerus dormitat…

Merci pour les citations ; si je ne les ai déjà pas, elle iront dans ma besace. Comme je dors encore un peu (j'ai lu jusqu'à quatre heures), je tâcherai ensuite de décrypter vos commentaires…

Effectivement, vous avez bien mérité de vous reposer. Léah aussi d'ailleurs. Je n'ai pas encore lu ce que vous avez écrit tous les deux dans les propositions de corrigés, mais je sais d'avance que ce sera très bien et que je ne saurais en faire autant.

* Je n'aime pas la campagne, sauf dans le TGV : cela va plus vite. (Jean-Michel Ribes)
Comment ne pas aimer la campagne ? J'ai d'ailleurs, vous le savez, des moutons de compagnie pour quand les nuits blanches me donnent des idées noires. (Non, je n'ai jamais d'idées noires quand je suis à l'horizontale, même quand j'y suis seul…)
Allons, c’est dimanche : rions un peu avec Jean-Luc !
(Extrait de ce que vous savez ou ne savez pas.)

Les privautés
* Couler une main libre autour d'un sein neigeux. (ALEXANDRE HARDY. SAINTE-BEUVE, PORTRAITS CONTEMPORAINS)
* Faudra-t-il lui faire un doigt de cour ? - Oh ! une phalange suffira. (ALFRED CAPUS. LES PENSÉES)
* Les collants, c'est la mort de la conversation. (ALBERT SIMONIN)
* C’est pas dans les plis de mon cotillon / Ni dans l’échancrure de mon corsage / Qu'on va à la chasse aux papillons. (GEORGES BRASSENS. LA CHASSE AUX PAPILLONS)
* Vous êtes belle à croquer. - Monsieur, chez moi, on ne mange pas avec les doigts. (ANONYME)
* Voulez-vous mettre votre main ailleurs ? - Ah ! Madame, ne me tentez pas. (ANONYME)
* Vous ne pourriez pas mettre votre main ailleurs ? – Je voudrais bien, Madame, mais je n’ose pas. (ANONYME)
* Voulez-vous retirer votre main ? Non pas vous, vous ! (ANONYME)
* Si les femmes étaient sans fesses, / Qu'est-ce / Que nous ferions de nos mains, / Pauvres humains ? (RAOUL PONCHON. LA MUSE GAILLARDE)
* On ne pouvait pas s’asseoir sans trouver ses mains. (ANNA DE NOAILLES PARLANT D’AUGUSTE RODIN)
* Dieu a donné à la femme deux seins parce qu'il a donné à l'homme deux mains. (LÉO CAMPION. LEXIQUE POUR RIRE)

Plus poétique :
* J’aimerais être une cigarette pour naître au creux de tes mains, vivre sur tes lèvres et mourir à tes pieds. (ANONYME)
* Elles sont petites et douces / Ce sont les mains de toutes les femmes / Et les mains des hommes leur vont comme un gant. (PAUL ÉLUARD. L’ENTENTE)
J'ajoute: << J'aimerais être une larme pour naître dans tes yeux, vivre sur ton visage et mourir sur ta bouche. >>.
C'est un peu comme la cigarette, mais je trouve cette phrase (dont je ne connais pas l'auteur) plus poétique…
Merci Edy pour ce florilège à accrocher au corps sage.
Et je partage l'avis de Ba qui voit l'image de la cigarette faire descendre.
Allez ! je repars m'occuper des bacheliers.

Bonne journée à vous deux ! Ce soir, je lirai les Affinités électives.
Cette phrase me parait bien plus claire maintenant ! merci à tout ceux qui y ont répondu ! 🙂

Je viens de découvrir que cette phrase sort de la bible…le sens peut alors en être changé. Ainsi, cette ette question voudrait signifier qu'un véritable don nous est donné. Pas par nos parents, ni en nous instruisant…mais par une grace qui nous vient d'en haut ! lol bon là on entre plutôt dans la théologie !! 😂
Je ne vois pas pourquoi la lecture de la Bible incite à être mort de rire
Donc tu es d'accord avec ce que j'ai dit ?
Dans le contexte biblique, bien sûr !
Merci Edy
Ton analyse me convient car je ne vois pas d'autre moyen d'interpréter la phrase "Qu'as-tu que tu n'aies reçu?"

Laquelle des trois phrases suivantes choisirais-tu ?

Nous sommes de ceux qui pensent ne pas devoir payer pour travailler.
Nous sommes des gens qui pensons ne pas devoir payer pour travailler.
Nous sommes chercheurs qui pensent ne pas devoir payer pour travailler