Bonjour, je passe mon oral de français demain à et je me trouve dans une impasse.
En effet,la séquence n°4 porte sur le roman et je ne suis pas parvenue à dresser le plan de deux extraits d'Emily L. de Duras. (notre charmant professeur ne nous a donné aucun commentaire ni même de plan,on les a tous fait tout seul…mais bon passons. 😐 )
Premier extrait :
En effet,la séquence n°4 porte sur le roman et je ne suis pas parvenue à dresser le plan de deux extraits d'Emily L. de Duras. (notre charmant professeur ne nous a donné aucun commentaire ni même de plan,on les a tous fait tout seul…mais bon passons. 😐 )
Premier extrait :
"Eux, nous les avions vus au bar de la Marine comme nous avions vu les clients de la salle, de même que la patronne et cette jeune femme près d'elle, cela pendant un assez long moment – ils étaient déjà là quand nous étions entrés dans la café, il n'y avait pas de raison et puis brusquement nous avons dû les voir. Nous avions dû les regarder sans les voir et puis brusquement les voir. Pour ne plus jamais ensuite pouvoir faire autrement. D'abord l'un l'autre. Puis ensemble. Fondus ensemble en une seule couleur,une seule forme,un seul âge.Deuxième extrait :
Ils étaient allés d'eux-mêmes du côté du bar réservé aux clients de passage. Les clients habituels étaient de l'autre côté,vers la salle. Ils étaient seuls. Perdus. Seuls dans l'été. Dans le désert. Perdus au milieu de la lumière que renvoyait le fleuve vers la place,les murs,les falaises de craie,la double porte du bar grande ouverte sur dehors. Ils ne voyaient rien,personne. Ni cette lumière d'été. Ni ce fleuve.
Devant eux il y a les boissons des alcooliques anglo-saxons : la Pilsen noire pour lui et pour elle le double bourbon.
Perchés sur leurs tabourets sans presque bouger,la tête penchée en avant,ballante, ils étaient aussi un peu ridicules. On aurait dit des plantes,des choses comme ça,intermédiaires,des sortes de végétaux,des plantes humaines,à peine nées que déjà mourantes, à peine vivantes que déjà mortes. Oui des choses innocentes et punies. Des arbres. Des arbres privés d'eau et de terre,punis. Condamnés à s'affaler comme des êtres humains,là sous nos yeux."
"Le Captain avait lu le poème à travers les ratures et les régions claires de l'écriture. Cette région-là lui paraissait plus étrangère que celles dont elle avait douté. Elle disait à travers les ratures que certains apres-midi d'hiver les rais de soleil qui s'infiltraient dans les nefs des cathédrales oppressaient de même que les retombées sonores de grandes orgues.Je ne demande aucune analyse détaillée ou commentaire, juste un plan si vous avez une idée ce serait génial. 🙂 🙂 J'ai déjà effectué l'analyse de ce que j'avais compris de ces deux textes…
Dans les régions claires de l'écriture elle disait que les blessures que nous faisaient ces mêmes épées de soleil nous étaient infligées par le ciel. Qu'elles ne laissaient ni trace ni cicatrice visible, ni dans la chair de notre corps ni dans nos pensées. Qu'elles ne nous blessaient ni ne soulageaient. Que c'était autre chose. Que c'était ailleurs. Ailleurs et loin de là où on aurait pu croire. Que ces blessures n'annonçaient rien,ne confirmait rien qui aurait pu faire l'objet d'un enseignement,d'une provocation au sein du règne de Dieu. Non, il s'agissait de la perception de la dernière différence : celle,interne, au centre des significations.
Vers la fin du poème,les régions de l'écriture devenaient obscures,indécises. Il était dit,ou presque dit, que cette différence interne était atteinte par le désespoir souverain dont elle était en quelque sorte le sceau. Le poème se perdait ensuite dans un voyage aérien,dans les dernières vallées avant les crimes,la froide nuit d'été,l’apparition de la mort."



