Bonjour,
Je cherche à faire le commentaire de VERE NOVO (= au début du printemps) de Victor Hugo.
Voici le poème :
INTRO : Le printemps est un topos romantique. Victor HUGO, chef de fil du romantisme, nous offre un poème en alexandrins qui célèbre ce leitmotiv. Les thèmes de la nature et de l'amour sont récurrents, les papillons rejoignent les fleurs, leurs bien aimées, avant de se révéler n'être rien d'autre que les lettres que s'envoient deux amoureux. Le jeu du langage poétique nous offre une agréable fantaisie à travers le registre lyrique et un zeste de merveilleux. Il faut savoir que Victor Hugo a beaucoup écrit à sa maîtresse Juliette Drouet, ce poème serait en quelque sorte l'image de leur romance épistolaire.
Idée de problématique (je ne suis pas convaincu): comment le jeu poétique émerveille-t-il et surprend-t-il le lecteur ?
Emerveiller --> le registre lyrique, l'évocation de la nature, les métaphores…
Surprendre --> lorsque l'on finit par apprendre que ces papillons aux "ailes blanches" sont des lettres !
Autre idée de problématique : Comment le printemps devient-il la saison de l'amour ? <-- très bateau … Je compte sur vous pour m'éclairer !
Par ailleurs, mes idées :
Idée 1 (les sonorités) --> Du vers 1 à 16, seules des rimes embrassées constituent le poème. Elles symbolisent la complémentarité de deux êtres : l'homme et la femme. Cela est d'autant plus rendu palpable par l'alternance des rimes masculines et féminines. L'auteur recherche un certain équilibre dans les sonorités pour symboliser la dualité de l'amour, la douceur féminine complète la dureté masculine. Les deux derniers vers marquent une rupture de par les rimes riches et les sons gutturaux : "tourbillons" et "papillons" ; c'est la fin de la fantaisie, le sens caché du poème est dévoilé.
Idée 2 (champs lexicaux) --> "les roses" (v.1) , "les amoureux" (v.2) , "messages d'amour" (v. 11) et "Dans les prés, dans les bois, sur les eaux, dans les cieux" (v.14) . Champs lexical de l'amour allié à celui de la nature par une accumulation de termes qui font appel aux éléments : eau (les eaux), terre(les prés, les bois), air (les cieux)… L'amour résulte de la synesthésie des forces de la nature, l'amour érigé en tant que loi universelle.
Idée 3 (personnification, figures de style) --> "Comme le matin rit sur les roses en pleurs ! / Oh ! Les charmants petits amoureux qu'ont les fleurs !" Antithèse rit/pleurs et métaphore pour la rosée, accumulation d'exclamation qui traduisent l'émerveillement, l'étonnement et la surprise devant le spectacle de la nature. Les charmants petits amoureux désignent les papillons. Encore une fois les hommes (papillons) et les femmes (roses) sont inséparables --> complémentarité
+ " A ces coeurs confiés au papier, à ce tas / De lettres que le feutre écrit au taffetas" --> Métonymie du chapeau (masculin avec le feutre) et du ruban (féminin avec le taffetas) encore une fois, complémentarité/dualité des sexes.
Sans oublier que ces deux vers sont très important car l'enjambement crée la surprise ! On apprend enfin que les "folles ailes blanches" du v.4 sont en réalité des lettres d'amour !
Idée 4 (papillon et lettres, jeu d'images) : "Qui vont, viennent, s'en vont, reviennent, se fermant, se rouvrant, dans un vaste et doux frémissement"
Allitération en "an" --> chaleur humaine ; touche érotique, rassurante, sensuelle
Accumulation de verbes de mouvement = l'amour qui rend fou, qui nous fait perdre la tête, idée de désorganisation, le frémissement correspond au bruit que fait la lettre lorsqu'on l'ouvre mais aussi aux battements d'ailes des papillons --> sorte d'association d'images ! De même les "ailes blanches" correspondent à la couleur des lettres, et les verbes de mouvements correspondent aux trajets des enveloppes et des papillons !
Idée 5 (amour éphémère) : "Qu'on reçoit en avril et qu'en mai l'on déchire" = une sorte de chiasme antithétique qui rend palpable la légèreté de l'amour, sa brièveté, en effet, l'amour ne dure qu'un mois ! + le temps des verbes, un présent de vérité générale et de narration --> une sorte de carpe idem, vivre le moment présent ?
Ainsi que " On croit voir s'envoler, au gré du vent joyeux, (…) / Les petits morceaux blancs, chassés en tourbillons, / De tous les billets doux, devenus papillons. " L'amour prend fin dans un vent à la foi doux et violent :
la personnification "vent joyeux" s'oppose à "tourbillons" , il prend fin en douceur car c'est un beau souvenir qui restera dans les mémoires mais violemment à cause de la tristesse de la rupture ; le tourbillon de papillons = spectacle invraisemblable et merveilleux de la nature, cadre idyllique ; toutes les promesses d'amour oubliées se transforment en papillons (tourbillon = idée de destruction des lettres) , la nature suit son cours jusqu'à la saison prochaine (tourbillon de papillons --> idée de boucle/ spirale , le tourbillon détruit pour reconstruire ) => l'amour est un cycle qui avance au rythme des saisons
Tout ce que vous verrez ci dessus est à prendre avec des pincettes car ce début de commentaire a été réalisé par moi, élève de 17 ans, qui n'a pas forcément un sens aiguisé de l'analyse.
Je sais, que le travail fourni ci dessus est désorganisé, sans aucun plan , sans aucune structure… bref, ne me lancez pas de pierres s'il vous plaît
J'ai réellement besoin de votre aide pour m'éclairer sur un plan potentiel et sur d'autres idées ! N'hésitez pas à critiquer les idées énoncées plus haut, je sais pertinemment car certaines ne sont (peut être) pas pertinentes, voire tirées par les cheveux !
Pourquoi faire un commentaire, maintenant, après le bac ? Très bonne question 😀
Si je fais ce commentaire maintenant, c'est pour l'oral du bac de français qui a lieu le 26 juin.
En effet, mon professeur a inclus dans le descriptif de la poésie un "poème choisi par l'élève dans le premier ou le seconde livre des Contemplations ", donc me voilà ! Prêt à l'attaque ! Toutefois, je n'y arriverai pas seul, j'ai besoin de vous !
Je cherche à faire le commentaire de VERE NOVO (= au début du printemps) de Victor Hugo.
Voici le poème :
Vere novoJ'ai déjà commencé à énoncer quelques idées (n'ayant pas trouvé de commentaire sur l'Internet, elles viennent toutes de moi, à prendre avec des pincettes donc) !
Comme le matin rit sur les roses en pleurs !
Oh ! les charmants petits amoureux qu'ont les fleurs !
Ce n'est dans les jasmins, ce n'est dans les pervenches
Qu'un éblouissement de folles ailes blanches
Qui vont, viennent, s'en vont, reviennent, se fermant,
Se rouvrant, dans un vaste et doux frémissement.
O printemps! quand on songe à toutes les missives
Qui des amants rêveurs vont aux belles pensives,
A ces coeurs confiés au papier, à ce tas
De lettres que le feutre écrit au taffetas,
Au message d'amour, d'ivresse et de délire
Qu'on reçoit en avril et qu'en met l'on déchire,
On croit voir s'envoler, au gré du vent joyeux,
Dans les prés, dans les bois, sur les eaux, dans les cieux,
Et rôder en tous lieux, cherchant partout une âme,
Et courir à la fleur en sortant de la femme,
Les petits morceaux blancs, chassés en tourbillons
De tous les billets doux, devenus papillons.
Mai 1831
INTRO : Le printemps est un topos romantique. Victor HUGO, chef de fil du romantisme, nous offre un poème en alexandrins qui célèbre ce leitmotiv. Les thèmes de la nature et de l'amour sont récurrents, les papillons rejoignent les fleurs, leurs bien aimées, avant de se révéler n'être rien d'autre que les lettres que s'envoient deux amoureux. Le jeu du langage poétique nous offre une agréable fantaisie à travers le registre lyrique et un zeste de merveilleux. Il faut savoir que Victor Hugo a beaucoup écrit à sa maîtresse Juliette Drouet, ce poème serait en quelque sorte l'image de leur romance épistolaire.
Idée de problématique (je ne suis pas convaincu): comment le jeu poétique émerveille-t-il et surprend-t-il le lecteur ?
Emerveiller --> le registre lyrique, l'évocation de la nature, les métaphores…
Surprendre --> lorsque l'on finit par apprendre que ces papillons aux "ailes blanches" sont des lettres !
Autre idée de problématique : Comment le printemps devient-il la saison de l'amour ? <-- très bateau … Je compte sur vous pour m'éclairer !
Par ailleurs, mes idées :
Idée 1 (les sonorités) --> Du vers 1 à 16, seules des rimes embrassées constituent le poème. Elles symbolisent la complémentarité de deux êtres : l'homme et la femme. Cela est d'autant plus rendu palpable par l'alternance des rimes masculines et féminines. L'auteur recherche un certain équilibre dans les sonorités pour symboliser la dualité de l'amour, la douceur féminine complète la dureté masculine. Les deux derniers vers marquent une rupture de par les rimes riches et les sons gutturaux : "tourbillons" et "papillons" ; c'est la fin de la fantaisie, le sens caché du poème est dévoilé.
Idée 2 (champs lexicaux) --> "les roses" (v.1) , "les amoureux" (v.2) , "messages d'amour" (v. 11) et "Dans les prés, dans les bois, sur les eaux, dans les cieux" (v.14) . Champs lexical de l'amour allié à celui de la nature par une accumulation de termes qui font appel aux éléments : eau (les eaux), terre(les prés, les bois), air (les cieux)… L'amour résulte de la synesthésie des forces de la nature, l'amour érigé en tant que loi universelle.
Idée 3 (personnification, figures de style) --> "Comme le matin rit sur les roses en pleurs ! / Oh ! Les charmants petits amoureux qu'ont les fleurs !" Antithèse rit/pleurs et métaphore pour la rosée, accumulation d'exclamation qui traduisent l'émerveillement, l'étonnement et la surprise devant le spectacle de la nature. Les charmants petits amoureux désignent les papillons. Encore une fois les hommes (papillons) et les femmes (roses) sont inséparables --> complémentarité
+ " A ces coeurs confiés au papier, à ce tas / De lettres que le feutre écrit au taffetas" --> Métonymie du chapeau (masculin avec le feutre) et du ruban (féminin avec le taffetas) encore une fois, complémentarité/dualité des sexes.
Sans oublier que ces deux vers sont très important car l'enjambement crée la surprise ! On apprend enfin que les "folles ailes blanches" du v.4 sont en réalité des lettres d'amour !
Idée 4 (papillon et lettres, jeu d'images) : "Qui vont, viennent, s'en vont, reviennent, se fermant, se rouvrant, dans un vaste et doux frémissement"
Allitération en "an" --> chaleur humaine ; touche érotique, rassurante, sensuelle
Accumulation de verbes de mouvement = l'amour qui rend fou, qui nous fait perdre la tête, idée de désorganisation, le frémissement correspond au bruit que fait la lettre lorsqu'on l'ouvre mais aussi aux battements d'ailes des papillons --> sorte d'association d'images ! De même les "ailes blanches" correspondent à la couleur des lettres, et les verbes de mouvements correspondent aux trajets des enveloppes et des papillons !
Idée 5 (amour éphémère) : "Qu'on reçoit en avril et qu'en mai l'on déchire" = une sorte de chiasme antithétique qui rend palpable la légèreté de l'amour, sa brièveté, en effet, l'amour ne dure qu'un mois ! + le temps des verbes, un présent de vérité générale et de narration --> une sorte de carpe idem, vivre le moment présent ?
Ainsi que " On croit voir s'envoler, au gré du vent joyeux, (…) / Les petits morceaux blancs, chassés en tourbillons, / De tous les billets doux, devenus papillons. " L'amour prend fin dans un vent à la foi doux et violent :
la personnification "vent joyeux" s'oppose à "tourbillons" , il prend fin en douceur car c'est un beau souvenir qui restera dans les mémoires mais violemment à cause de la tristesse de la rupture ; le tourbillon de papillons = spectacle invraisemblable et merveilleux de la nature, cadre idyllique ; toutes les promesses d'amour oubliées se transforment en papillons (tourbillon = idée de destruction des lettres) , la nature suit son cours jusqu'à la saison prochaine (tourbillon de papillons --> idée de boucle/ spirale , le tourbillon détruit pour reconstruire ) => l'amour est un cycle qui avance au rythme des saisons
Tout ce que vous verrez ci dessus est à prendre avec des pincettes car ce début de commentaire a été réalisé par moi, élève de 17 ans, qui n'a pas forcément un sens aiguisé de l'analyse.
Je sais, que le travail fourni ci dessus est désorganisé, sans aucun plan , sans aucune structure… bref, ne me lancez pas de pierres s'il vous plaît
J'ai réellement besoin de votre aide pour m'éclairer sur un plan potentiel et sur d'autres idées ! N'hésitez pas à critiquer les idées énoncées plus haut, je sais pertinemment car certaines ne sont (peut être) pas pertinentes, voire tirées par les cheveux !
Pourquoi faire un commentaire, maintenant, après le bac ? Très bonne question 😀
Si je fais ce commentaire maintenant, c'est pour l'oral du bac de français qui a lieu le 26 juin.
En effet, mon professeur a inclus dans le descriptif de la poésie un "poème choisi par l'élève dans le premier ou le seconde livre des Contemplations ", donc me voilà ! Prêt à l'attaque ! Toutefois, je n'y arriverai pas seul, j'ai besoin de vous !



