Bonsoir,
En cherchant dans le dictionnaire des synonymes, j'espérais trouver la nuance entre ces deux infinitifs. J'en ai obtenu qu'une traduction basique: pâtir=souffrir.
Pourtant, il doit bien y avoir une nuance de sens.
Je me réfère donc au forum pour en avoir une explication plus précise.
Avec mes remerciements.
Ce que j'ai pu lire briévement dans le tlfi:
Souffrir: peut être moral ou physique
Pâtir: souffrir moralement
Pâtir c'est souffrir mais souffrir n'est pas forcément pâtir
Souffrir est l'hyperonyme de pâtir
Pâtir ne se limite pas non plus aux souffrances morales.
Éprouver une souffrance, de la peine, un dommage à cause de quelqu'un ou de quelque chose; supporter les conséquences fâcheuses d'une action, d'un événement.
Subir les conséquences d'une erreur, d'une faute ou d'un manque.
La nuance n'est pas si nette que ça, en fait.
souffrir serait peut-être plus corporel ?
Tandis que pâtir est indirecte, on souffre à cause d'une action, de quelqu'un, on ressent des émotions plus forte que la douleur de la souffrance ?
Bonsoir,
Merci bien pour vos explications données avec précision et clarté.
bonne soirée à vous 🙂
Je ne suis pas sûre de ce que j'ai dit, tu devrais peut-être attendre que le grand Jehan vienne confirmer ou infirmer ce que j'ai dit s'il passe par ici mais c'est ce que j'ai cru comprendre et qui me semble le plus clair.
Après quelques réflexions… Sous toutes réserves, il me semble percevoir ces quelques nuances.
Le fait de pâtir porte davantage en lui l'idée de durée.
On peut certes également souffrir longtemps, mais on peut aussi souffrir dans l'instant, sur le coup, de façon aiguë.
Ce qui n'est pas le cas de pâtir : On pâtit durablement. L'effet n'est pas immédiat et souvent moins direct que lorsqu'on souffre, mais il est persistant. Il y a davantage de "patience" dans pâtir, on supporte une situation nocive ou fâcheuse qui se prolonge.
Oui.
Selon moi, pâtir se réfère à la conséquence négative d'une action ou d'une situation sur la ou les personnes concernée(s), sans référence à son intensité, alors que souffrir se réfère plutôt à la douleur physique et/ou morale qu'elle imprime. A la limite, on peut continuer à pâtir d'une situation et ne plus en souffrir.
Rien n'est éternel hors l’Éternel. Pâtir ou souffrir, l'un et l'autre disparaissent avec leur cause, me semble-t-il.
Eh oui… "Pâtir, c'est mourir un peu", c'est bien connu ! 😜
Scipione a écrit :A la limite, on peut continuer à pâtir d'une situation et ne plus en souffrir.
Je préfère en effet cette idée à l’
irréversibilité de votre première mouture (celle à laquelle j'ai répondue.).