Latin : des verbes déponents

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Dans le cours de latin que je suis (livresque, sans professeur), les verbes déponents sont nombreux. La langue latine en compte tant, ou est-ce la volonté de l'auteur du cours de les proposer en grand nombre pour habituer l'élève à leurs conjugaisons ?

La grammaire les définit comme "verbes de forme passive avec un sens actif". Je me pose la question suivante : Les Latins eux-mêmes considéraient-ils leur conjugaison comme passive, ou était-ce pour eux des conjugaisons actives dont les terminaisons ressemblaient aux terminaisons passives ? Mais sans jamais les confondre. En somme, les modèles de conjugaison active ne se limiteraient pas aux modèles "amo, moneo, lego, capio, audio" mais compteraient aussi les modèles "imitor, vereor, utor, patior, experior". Un peu comme pour nous, la forme "je suis venu" n'est jamais perçue passive. Nous avons conscience qu'elle ressemble fort à une forme passive mais nous ne pouvons les confondre. Dire aujourd'hui que les verbes déponents latins sont des verbes de forme passive avec sens actif, est-ce la même chose que de dire que la forme "je suis venu" est un verbe de forme passive avec sens actif ? J'espère que non !

Je ne sais pas si j'ai bien su formuler ma pensée.
Essayer de déterminer la conscience grammaticale d'un locuteur antique n'est pas chose aisée. Ce que l'on peut dire, c'est que les déponents, historiquement issus de la catégorie "moyenne" de l'indo-européen (et qui subsiste en grec), étaient certainement perçus comme des verbes actifs, mais "anomaux", au point qu'on leur a créé parfois des doublets authentiquement "actifs" : ex mereri/merere. Mais l'inverse a aussi existé, et on sait que le latin a créé des déponents à une époque assez tardive, mais sans doute artificiellement. Je sais qu'il existe aussi des participes parfaits de verbes déponents utilisés comme passifs, sans pouvoir donner d'exemple dans l'immédiat.
Tous ces flottements permettent de penser que cette catégorie de verbes n'avait que peu de pertinence pour les locuteurs. Il est significatif qu'elle ait disparu sans laisser de traces dans les langues romanes.
Je vous remercie pour ces précisions.