Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne - Article premier

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous,

Je dois analyser l'avant propos, le préambule et l'article Ier de la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Malheureusement, je n'arrive pas à trouver et je ne sais pas comment l'analyser. Merci de bien vouloir me donner des pistes
HOMME, es-tu capable d’être juste ? C’est une femme qui t’en fait la question ; tu ne lui ôteras pas du moins ce droit. Dis-moi ? Qui t’a donné le souverain empire d’opprimer mon sexe ? Ta force ? Tes talents ? Observe le créateur dans sa sagesse ; parcours la nature dans toute sa grandeur, dont tu sembles vouloir te rapprocher, et donne-moi, si tu l’oses, l’exemple de cet empire tyrannique [1].

Remonte aux animaux, consulte les éléments, étudie les végétaux, jette enfin un coup d’œil sur toutes les modifications de la matière organisée ; et rends-toi à l’évidence quand je t’en offre les moyens ; cherche, fouille et distingue, si tu peux, les sexes dans l’administration de la nature. Partout tu les trouveras confondus, partout ils coopèrent avec un ensemble harmonieux à ce chef-d’œuvre immortel.

L’homme seul s’est fagoté un principe de cette exception. Bizarre, aveugle, boursouflé de sciences et dégénéré, dans ce siècle de lumières et de sagacité, dans l’ignorance la plus crasse, il veut commander en despote sur un sexe qui a reçu toutes les facultés intellectuelles ; il prétend jouir de la Révolution, et réclamer ses droits à l’égalité, pour ne rien dire de plus.



DÉCLARATION DES DROITS DE LA
FEMME ET DE LA CITOYENNE,

À décréter par l’assemblée nationale dans ses dernières séances ou dans celle de la prochaine législature.
Préambule

Les mères, les filles, les sœurs, représentantes de la nation, demandent d’être constituées en assemblée nationale. Considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs, afin que les actes du pouvoir des femmes, et ceux du pouvoir des hommes pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés, afin que les réclamations des citoyennes, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la constitution, des bonnes mœurs, et au bonheur de tous.

En conséquence, le sexe supérieur en beauté comme en courage, dans les souffrances maternelles, reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être suprême, les Droits suivants de la Femme et de la Citoyenne.
Article premier.

La Femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.
Toute aide sera la bienvenue 🙂 Personne ?
Bonjour,

C'est un texte argumentatif et polémique.
Identifie la thèse et les arguments. Tu auras le canevas de ton analyse.
La thèse je l'ai : Olympes de Gouges défend les droits de la Femme. Je me trompe ?

Après pour les trouver les arguments c'est là que je bloque justement
Olympe de Gouges revendique pour les femmes les mêmes droits que pour les hommes.
Quels sont ses arguments ?
Les femmes sont indispensables aux hommes non ?
Ce qu'il me faudrait c'est un plan en deux parties pour l'analyser je pense. Pourrais-tu m'en dire un ?
Avez-vous comparé le préambule et l'article 1er de ce texte avec celui de la déclaration des droits de l'homme ? Vous verrez qu'ils sont quasiment identiques. Peut-être serait-il bon de relevez ce qui les différencie.
Les femmes sont indispensables aux hommes non ? Sans doute, mais la réciproque est aussi vraie, non ?

Petites remarques.
En conséquence, le sexe supérieur en beauté comme en courage, dans les souffrances maternelles,…
L'auteur use là d'arguments subjectifs et absurdes.
subjectivité : "la femme supérieure en beauté" ?????
absurdité : supérieur … en courage, dans les souffrances maternelles. Si l'homme enfantait, il aurait un "courage" identique dans une situation subie par définition. Parlons plutôt de résignation ou d'acceptation. Je doute que pareils arguments ajoutent quoi que ce soit à la cause.

Quant à l'avant-propos, si l'auteur avait vu les lions dans la nature, elle aurait sans doute nuancé son propos.
Dans ce monde-là, la femelle bosse et le mâle se prélasse ; la femelle chasse et ne mange qu'après que monsieur se soit rassasié des meilleurs morceaux, si tant est qu'il reste quelque chose. Un monde parfait en somme ! 😜
Ton analyse a l'air vraiment intéressante mais je ne la comprends pas trop… Peux-tu essayer de formuler ça en deux parties distinctes pour que je voie les deux idées ( ou peut être une? ) que tu me proposes ?
De mon intervention ne retenez que les trois premières lignes.

Mes petites remarques ne visaient qu'à souligner ce qui m'apparaissait, à tort ou à raison, être des arguments très fragiles et pour le moins discutables.

Pour ce qui est de l'analyse, mon niveau d'étude ne me permet pas de vous répondre.
Jean Luc est bien plus qualifié que moi. Ses premières réponses me semblent claires : il vous encourage à réfléchir sur le sujet.
C'est ce qui m'a fait penser que la comparaison des deux textes (ce qui les différencie) était peut-être une approche intéressante.

Bon courage.
Les remarques de Paulang montrent bien les limites de l'argumentation d'Olympe. Elles révèlent combien un texte polémique peut être victime de son désir de trop prouver.
Pour en revenir à l'analyse de l'argumentation, deux pistes :
- la loi de nature,
- l'apport des femmes à la vie sociale
Merci à vous pour vos réponses apportées je vais essayer de me débrouiller avec le plan de Jean-Luc !

Petite question : Par "la loi de nature" vous entendez quoi ?
Relisez l'avant propos du texte. le mot nature y figure en bonne place.
l'homme, la femme ont leurs spécificités indépendamment de toute loi humaine.
La femme seule enfante.
l'homme a par nature plus de force.
Il me semble que tout cela transpire dans l'avant propos

Question:
La nature détermine t-elle la place de chacun dans la société ?
Les lois humaine corrigent-elles ces différences, les amplifient-elles ou est-elle neutre ?
L'espèce humaine comme les animaux appartient à la nature…
Vous allez me prendre pour quelqu’un de bête mais je ne comprends rien à ce que vous dites
Olympe de Gouges argumente à partir de ce qu'elle constate dans le règne animal pour réformer le comportement humain masculin dominateur.
Heureusement, les arguments en faveur de l'égalité des sexes se sont améliorés au cours des années.

« Dans les deux sexes se jouent les mêmes drames de la chair et de l’esprit, de la finitude et de la transcendance, les deux sont rongés par le temps, guettés par la mort, ils ont un même essentiel besoin de l’autre ; ils peuvent tirer de leur liberté la même gloire ; s’ils savaient la goûter, ils ne seraient plus tentés de se discuter de fallacieux privilèges ; et la fraternité pourrait alors naître entre eux. »

-Simone de Beauvoir
« Le Deuxième Sexe », tome II, « Vers la libération », p 573


« Se vouloir libre, c'est aussi vouloir les autres libres. »

-Simone de Beauvoir
Extrait de "Pour une morale de l'ambiguïté"
En conclusion elle dénonce la supériorité soit disant supérieure des hommes et la contredit ensuite c'est cela ?
Pour clarifier un peu tes idées :

Le titre donne le sujet du texte : une Déclaration des droits de la Femme et de la Citoyenne. Quand on parle de conclusion il faut voir l'idée essentielle d'abord.

L'avant-propos dénonce une injustice faite aux femmes. Olympe de Gouges (comme les penseurs de son époque) cherche des normes dans la nature. Elle voit dans la nature une harmonie entre les sexes qui "coopèrent". Elle montre l'homme comme une exception, quelqu'un de "dégénéré" égoïste et ignorant qui se conduit en despote envers les femmes. Elle parle d'injustice

Le Préambule à la Déclaration des droits …
Remarque qu'il est question des femmes comme mères, filles, et soeurs d'abord. Cela montre que des liens existent avec les hommes. (L'attitude est le contraire de l'attitude égoïste des hommes dénoncée auparavant.)

Cherche les arguments en faveur des droits :

Les mères, les filles, les sœurs, représentantes de la nation, demandent d’être constituées en assemblée nationale. Considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs, afin que les actes du pouvoir des femmes, et ceux du pouvoir des hommes pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés, afin que les réclamations des citoyennes, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la constitution, des bonnes mœurs, et au bonheur de tous.

Le paragraphe sur la supériorité en beauté et en courage est peut-être un trait d'ironie. Olympe de Gouges reprend un critère, la beauté, apprécié et valorisé surtout par les hommes et un autre critère, le courage dans la souffrance maternelle, qui n'est pas vu par les hommes comme du courage ou comme une valeur féminine.

L'article premier
On dirait la même formulation que l'article de la Déclaration des droits de l'homme mais l'article premier de la Déclaration des droits de l'Homme commence par "Les hommes" et par conséquent exclut la moitié de la population.
L'article premier de la Déclaration des droits de la Femme établit les droits de la Femme et dans la même phrase associe la femme et l'homme dans la revendication d'égalité. Cela en fait une déclaration universelle.
Tout est là :
HOMME, es-tu capable d’être juste ? C’est une femme qui t’en fait la question ; tu ne lui ôteras pas du moins ce droit. Dis-moi ? Qui t’a donné le souverain empire d’opprimer mon sexe ? Ta force ? Tes talents ?
La nature à donné aux hommes la force, et qui possède la force, toujours en abuse pour asseoir sa domination. C'est une règle constante de la nature : seule les plus forts survivent.
l'Histoire aussi le démontre. Les frontières actuelles résultent de la loi du plus fort.

Le talent est-il lui inné ? Chaque sexe a-t-il par nature un talent spécifique ou celui-là résulte t-il uniquement du vécu et de l'éducation (la fameuse ou fumeuse théorie du genre). Le talent ne finit-il pas par l'emporter sur la force ? Cela n'appelle-t-il pas la seconde partie proposée par Jean Luc ?

Edit : priorité aux écrits de Portia.
Je lis vos commentaires ça m'aide mais ça ne me dit pas quel plan je dois utiliser ! Car je n'en trouve pas
Jean-luc vous en a proposé un, je crois. Votre question sur la nature fait même suite à cette proposition. Mais peut-être évoquez vous les sous-parties.