Madame de La Fayette, La Princesse de Montpensier - Mlle de Mézière a épousé le prince de Montpensie

Entraide scolaire

2 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonjour,
Pour l'oral de français, j'ai en lecture analytique un extrait de La Princesse de Montpensier, mais je n'arrive pas à établir un plan, des axes d'analyses, afin d'améliorer mes fiches. Pourriez vous m'aider?
Madame de La Fayette, La Princesse de Montpensier.

Mlle de Mézière a épousé le prince de Montpensier malgré ses sentiments pour le duc de Guise. Elle finit par céder à l'amour du duc. Le comte de Chabannes, lui aussi amoureux de la princesse, joue le rôle d'intermédiaire entre les deux amants, malgré la douleur que cela lui cause. Le soir où Chabannes conduit de Guise chez la princesse, le prince de Montpensier entend du bruit. Le duc de Guise parvient à s'enfuir, si bien que le prince ne trouve que Chabannes avec sa femme. La princesse tombe malade à cause du choc de l’événement.

Le prince feignit d'être malade, afin qu'on ne s'étonnât de ce qu'il n'entrait pas dans la chambre de sa femme. L'ordre qu'il reçut de s'en retourner à la cour, où l'on rappelait tous les princes catholiques pour exterminer les huguenots, le tira de l'embarras où il était. Il s'en alla à Paris, en sachant ce qu'il avait à espérer ou à craindre du mal de la princesse sa femme. Il n'y fut pas sitôt arrivé qu'on commença d'attaquer les huguenots en la personne d'un de leurs chefs, l'amiral de Châtillon et, deux jours après, l'on fit cet horrible massacre(21), si renommé par toute l'Europe. Le pauvre comte de Chabannes, qui s'était venu cacher dans l'extrémité de l'un des faubourgs de Paris pour s'abandonner entièrement à sa douleur, fut enveloppé dans la ruine des huguenots. Les personnes chez qui il s'était retiré, l'ayant reconnu et s'étant souvenues qu'on l'avait soupçonné d'être de ce parti, le massacrèrent cette même nuit qui fut si funeste à tant de gens. Le matin, le prince de Montpensier, allant donner quelques ordres hors la ville, passa dans la rue où était le corps de Chabannes. Il fut d'abord saisi d'étonnement à ce pitoyable spectacle ; ensuite son amitié se réveillant, elle lui donna de la douleur, mais le souvenir de l'offense qu'il croyait avoir reçue du comte lui donna enfin de la joie, et il fut bien aise de se voir vengé par les mains de la fortune. Le duc de Guise, occupé du désir de venger la mort de son père et, peu après, rempli de la joie de l'avoir vengée, laissa peu à peu éloigner de son âme le soin d'apprendre des nouvelles de la princesse de Montpensier et, trouvant la marquise de Noirmoutier, personne de beaucoup d'esprit et de beauté, et qui donnait plus d'espérance que cette princesse, il s'y attacha entièrement et l'aima avec une passion démesurée et qui lui dura jusques à la mort. Cependant, après que le mal de Mme de Montpensier fut venu au dernier point, il commença à diminuer. La raison lui revint et, se trouvant un peu soulagé par l'absence du prince son mari, elle donna quelque espérance de sa vie. Sa santé revenait pourtant avec grande peine, par le mauvais état de son esprit ; et son esprit fut travaillé de nouveau, quand elle se souvint qu'elle n'avait eu aucune nouvelle du duc de Guise pendant toute sa maladie. Elle s'enquit de ses femmes si elles n'avaient vu personne, si elles n'avaient point de lettres, et, ne trouvant rien de ce qu'elle eût souhaité, elle se trouva la plus malheureuse du monde d'avoir tout hasardé pour un homme qui l'abandonnait. Ce lui fut encore un nouvel accablement d'apprendre la mort du comte de Chabannes, qu'elle sut bientôt par les soins du prince son mari. L'ingratitude du duc de Guise lui fit sentir plus vivement la perte d'un homme dont elle connaissait si bien la fidélité. Tant de déplaisirs si pressants la remirent bientôt dans un état aussi dangereux que celui dont elle était sortie. Et, comme Mme de Noirmoutier était une personne qui prenait autant de soin de faire éclater ses galanteries que les autres en prennent de les cacher, celles de M. de Guise et d'elle étaient si publiques que, tout éloignée et toute malade qu'était la princesse de Montpensier, elle les apprit de tant de côtés qu'elle n'en put douter. Ce fut le coup mortel pour sa vie. Elle ne put résister à la douleur d'avoir perdu l'estime de son mari, le cœur de son amant et le plus parfait ami qui fut jamais. Elle mourut en peu de jours, dans la fleur de son âge, une des plus belles princesses du monde, et qui aurait été sans doute la plus heureuse, si la vertu et la prudence eussent conduit toutes ses actions. Madame de La Fayette, La princesse de Montpensier, 1662.
Merci d'avance :/
Bonjour, à l'aide de mon manuel j'ai essayé de construire un plan de commentaire composé sur le texte ci-dessus.
Pourriez-vous m'aider à le compléter ?

I/ L'histoire dans l'histoire
1) Horreur de la St Barthélémy
- champ lexical de l’horreur
- hyperboles
- marqueurs de temps qui resserrent l’action (ex : « cette même nuit ») -> dramatique
2) L’événement historique rejoint l'intrigue amoureuse
- prince tiré de son embarras pour aller participer au massacre
- mort du comte de Chabannes, pris pour un huguenot
- le duc de Guise oublie la princesse

II/ L'amour et la mort
1) Evolution santé de la princesse
- motif de la maladie dès la l1
- dégradation jusqu’à la ligne 26
- hyperbole « le mal de la princesse fut venu au dernier point » l27
- « soulagée » l28 puis nouvelle dégradation
2) J'aimerai ici parler des destins du duc de Guise et du comte de Chabannes mais je n'ai aucun procédé pour supporter cette sous-partie 😞

III/ Un dénouement édifiant
1) Une vision du monde manichéenne mais inversée (les « méchants » gagnent).
- hyperboles l46,23,47
2) Le point de vue subjectif de la narratrice.
- tournures laudatives comte de Chabannes.
- tournure hypothétique, amorcée par l’utilisation d’un conditionnel l. 48 et la conjonction de subordination « si »