Études khâgne hypokhâgne
20 réponses
Bonjour,
Aujourd'hui je vous écrit simplement pour savoir ce que vous pensez des études en Khâgne Hypokhâgne ? Je désire simplement votre avis qu'il soit personnel ou reçu par des proches, par l'entourage.
Merci beaucoup
N'abonde pas dans le discours de ceux qui se prennent pour lélite de l'élite surtout ! (beaucoup de khâgneux n'en peuvent plus de prétention, on se demande pourquoi, ils feraient mieux de suivre l'exemple de modestie qu'était Pierre-Gilles de Gennes)
Bonjour Lyop,
J'ai fait une prépa et je ne pense pas faire partie des "prétentieux".
La prépa c'est beaucoup de travail, c'est très intensif, c'est aussi une ouverture culturelle formidable. Il faut cependant bien se connaître avant de se lancer dans ces deux ans, qui peuvent avoir des effets néfastes sur des personnes peu sûres d'elles-mêmes, ou d'un naturel angoissé. Il faut aussi apprécier l'encadrement, ceux qui préfèrent plus de liberté pourront vraiment s'épanouir à la fac, où ils sont plus livrés à eux-mêmes, mais pour quelqu'un qui aime travailler seul c'est l'idéal.
Pour ce qui est du niveau, il est sûr que la prépa t'offre des bases de culture générale dans toutes les matières, ce que tu n'auras pas à la fac, et aussi des méthodes de travail qui te serviront ensuite. Pourtant ce n'est pas parce que tu as fait une prépa que tu peux prétendre avoir un meilleur niveau qu'à la fac car tout dépend de la façon dont ces deux ans se sont déroulés, de ce que tu en as fait.
Malgré tout le bien que l'on peut dire de la prépa, il ne faut pas perdre de vue que le plus important c'est de choisir la voie qui correspond à qui l'on est. Etre admis dans une prépa prestigieuse ne veut pas dire que l'on va plus réussir que quelqu'un qui fait ses études à la fac, si on n'est pas fait pour ça. J'ai vu dans mon parcours des étudiants qui ont vécu leur prépa comme un traumatisme et qui ont ensuite pu retrouver leur confiance en eux à la fac, ce qui leur a permis de s'épanouir dans la vie…
Je suis actuellement en Première S, bon niveau et je me questionne quant à la prépa Khâgne Hypokhâgne ayant une grande soif de culture générale et en particulier littéraire.
Toi qui est actuellement en prépa Khâgne Hypokhâgne ou qui est passé par là, puis-je te demander quel était ton bulletin Première/Terminale ? Ta personnalité aussi ? Etais-tu d'un naturel angoissé comme on me recommande souvent de ne pas l'être pour entrer en Khâgne Hypokhâgne ? Estimais-tu, dès la Première, avoir une culture générale satisfaisante ou étais-tu très sceptique quant à cette culture demandée dès l'entrée en hypokhâgne (j'ai personnellement très peur de ne pas être à niveau, étant, de plus, en section scientifique … malgré de bonnes notes dans cette matière, j'estime que mon savoir en histoire-géographie est largement inférieure à toute personne de Première pratiquant l'histoire géo. depuis maintenant une bonne quantité d'années … mais cela est très subjectif …)
Bref, j'éspère que tu comprends le sens de mes interrogations et que tu pourras y répondre. En te remerciant.
Ah, j'oubliais ! il est vrai que les facs sont très utiles et bénéfiques pour certaines personnalités plus que pour d'autres. J'estime moi-même pouvoir très bien travailler toute seule, n'ayant pas nécessairement besoin d'un cadre. Mais, et c'est parce que je l'ignore totalement, j'ai peur que les débouchés d'une fac de lettres (même si celle-ci est très réputée …) soient largement inférieurs à ceux d'une prépa (les prépas Khpâgne Hypokhâgne étant très réputées pour leurs débouchés plus que nombreux et diversifiés comme par exemple des écoles de journalisme …). Ma peur est-elle justifiée ?
Merci encore
Re-bonjour Lyop,
J'avais plutôt de bonnes notes en 1ere et en terminale, ce qui compte c'est ta place dans la classe, et les progrès que tu fais au cours de l'année, et aussi les notes des épreuves anticipées. Si tu es en tête de classe, si tu as des appréciations positives de tes profs, et si tu as bien réussi ton bac de français alors tu peux envoyer ton dossier pour une "bonne" prépa. Les prépas prennent sans problème des élèves des classes scientifiques.
Rassure-toi, même si tu n'es pas en tête de classe tu as une chance d'entrer en prépa, le tout est d'avoir des notes correctes et de bonnes appréciations des profs.
Je suis arrivée en prépa sans avoir une culture générale très développée, et sans avoir jamais fait de dissertations. C'est la prépa qui te fournit la culture, mais c'est pas mal de se mettre à lire des classiques le plus tôt possible, le crayon à la main, histoire de ne pas se retrouver avec des montagnes à rattraper…Le minimum, c'est connaître quelques grands classiques de la littérature et de la philosophie, et avoir parcouru les annales de bac et ce site pour développer un peu sa réflexion littéraire. Tu peux très bien faire cela pendant l'été.
Au niveau des débouchés, les khâgneux aboutissent dans 90 pour cent des cas à la fac, où ils arrivent en 3e année de licence. Pour les écoles de journalisme, c'est une fois que tu as ta licence. C'est vrai qu'avoir fait une prépa peut être un avantage, mais les étudiants de fac ont aussi leurs chances!
La prépa prépare aux concours des ENS, des écoles prestigieuses, cependant seulement 10 pour cent des khâgneux parviennent à les décrocher. Elle peut aussi te faciliter l'entrée aux sciences-po car les programmes notamment en khâgne ulm correspondent à ce qui est demandé aux concours. Il y a aussi des places réservées pour les khâgneux en écoles de commerce, mais vu qu'il faut passer les consours l'année même de la khâgne c'est pas évident…
Les débouchés de fac de lettres: prof, journalisme, édition (pour l'édition c'est mieux d'aller à la fac après le bac pour faire des stages dès la 1ere année, c'est dur de s'y faire une place), instit…La prépa donne une avance par rapport aux étudiants qui se laissent un peu piéger par la fac et qui ne travaillent pas ou un minimum. Ceux qui travaillent dès la 1ere année de façon rigoureuse ont aussi leurs chances.
Le problème du stress et du manque de confiance a été mon grand problème en prépa c'est pour cela que je donne une petite mise en garde. Il faut choisir la prépa qui correspond à ton niveau, car tu sais où tu en es au niveau de la culture générale, de ta pratique de la dissertation… Il vaut mieux ne pas viser une prépa côtée même si tes notes pourraient t'y donner accès si tu sens que tu n'as pas trop le niveau, et préférer une plus moyenne, pour progresser vraiment, et ensuite si tu as un bon niveau éventuellement passer dans une plus prestigieuse.
Pour le choix prépa/fac tu es seule juge. Il faut bien peser le pour et le contre, et aussi mettre dans la balance tes projets d'avenir. Par exemple si tu veux faire prof, c'est plutôt conseillé d'en faire une, car tu suivras un enseignement qui te préparera au capes. Mais tu peux très bien faire prof en allant à la fac, en préférant une vie plus indépendante, et en te formant par toi-même, si tu sens que la prépa c'est pas pour toi.
Toutes les prépas ne pressent pas leurs élèves comme des citrons, tu peux très bien entrer dans une prépa sans prétentions qui te fournira une culture générale et ouvrira ton horizon, si tu ne veux pas te spécialiser tout de suite.
Voila, il y a pas mal de facteurs qui entrent en compte finalement… Si tu as d'autres questions n'hésite pas 🙂
Hello,
La reponse d'Ondine etant excellente, je n'ai qu'a y rajouter mon experience personnelle.
Je me suis lancee dans cette aventure apres mon bac L, et ai ete accepte dans une des meilleures prepas de France. En tout et pour tout, j'ai du y rester un mois car le rythme et les notes execrables m'ont rendu totallement incertaine de mes capacites et ont remis en doute mes objectifs. De plus, etant boursiere, je ne pouvais pas vraiment me permettre de rater mon annee.
En plus, ce qui n'a pas aide, c'est le latin - j'en avais 8 heures par semaine!!! Moi qui abhorrais cette matiere 🙂 Tout ca parce que ma professeur de Francais de Terminale m'a mal conseille sur la section d'hypokhagne a choisir…
Le fait que je sois d'un naturel plutot angoisse n'a rien fait pour aider.
J'ai donc integre les bancs de la fac, univers totallement different, ou au final je me suis ennuyee dans mes etudes de langue…
Donc, quelque soit ta decision, reflechis bien.
La prepa est le meilleur endroit pour peaufiner ta culture generalle, et quoiqu'il arrive ce n'est pas une perte de temps. Tu as plus a y gagner qu'a y perdre, a mon avis. Il est indeniable que cela t'apporte une certaine methode et surtout une stimulation intellectuelle!
Par contre, il faut etre prete a accepter les critiques et a tomber de son petit piedestal 🙂
Je ne regrette pas ma decision, car pour etre honnete, meme si une classe prepa t'ouvre en quelque sorte des portes, ce n'est pas la fin du monde si tu n'en as pas fait. Au final, 90% d'entre eux se retrouvent sur les bancs de la fac, et si certains semblent exceller, les etudiants de fac (serieux) n'ont rien ou si peu a rougir de leurs performances. J'ai trouve qu'en fin de parcours, les resultats entre etudiants "classiques" et sortants de classe prepa se trouvaient plutot au meme niveau, a quelques exceptions pres.
Donc voila, fais donc bien ton choix et surtout fais toi bien conseiller!
Il y a du pour et du contre dans chacune des deux options.
Bon courage pour la suite!
Tu as déjà reçu deux réponses, mais je vais tout de même ajouter mon expérience 🙂
Je suis actuellement (et pour deux semaines encore !) en hypokhâgne, et je passerai en khâgne l'an prochain.
Je ne peux que te conseiller la prépa littéraire. Moi-même, je venais de S (j'ai même tenté une prépa scientifique avant de me tourner vers les lettres !) et ce n'est, en rien, handicapant. Au contraire, les scientifiques (ou du moins, les BONS scientifiques) ont souvent l'avantage d'être plus rigoureux, plus méthodique que les L, voire que les ES. On pourrait penser que je propage ici une idée reçue, comme il y en a tant, sur les prépas, mais il n'en est rien, j'en ai fait l'expérience cette année. Evidemment, il ne faut pas se leurrer. Les meilleurs en français sont toujours (ou presque) d'anciens très bons L, car ils on reçu un enseignement littéraire de qualité ET en ont profité. D'autres L, qui ont reçu le même enseignement, se perdent dans les bas-fonds du classement car n'ont pas assez travaillé au lycée.
Tout ceci pour dire que la fillière d'origine n'a quasiment pas d'importance au niveau de la réussite en HK.
Ce qui est important, et qui t'aideras, peut-être, à déterminer ton choix :
1) Il faut avoir un VRAI goût pour la littérature et les lettres en général. Si tu l'as, le travail ira de pair. Evidemment le travail demandé en prépa est conséquent (et j'insiste), mais si tu aimes (vraiment) les lettres, ça ira beaucoup mieux. Il ne faut pas avoir peur de lire, ni de rédiger…
2) Pour la question du stress… Je peux en parler, car étant d'un naturel très timide (voire d'une timidité maladive !) j'avais vraiment peur. Un des premiers avantages de la prépa, ce sont les khôlles (oraux), qui t'aident vraiment beaucoup à gérer ton stress et à vaincre, un peu, ta timidité. Quand j'ai passé ma première khôlle, j'étais complètement liquéfiée par la peur, je tremblais de peur, je bégayais, etc… Et aujourd'hui, si j'ai toujours un peu de stress, ce n'est plus aussi dur, j'arrive à faire preuve d'assurance, ce qui est appréciable. Il faut que tu saches que dans ta vie tu passeras, forcément, des "oraux", que ce soit pour des concours ou pour des entretiens d'embauche. La fac prépare moins bien à cela que la prépa. Donc pour les timides, c'est l'idéal…
3) En ce qui concerne la peur d'être largué, d'être dernier de la classe, etc… C'est une peur naturelle… Mais il faut savoir qu'il n'y a pas de raison, si tu travailles beaucoup, de ne pas réussir. Le travail, c'est une des deux clés de la prépa, la seconde étant… l'endurance. La prépa, c'est une course de fond. Tu n'auras pas de répit… Et puis, les élèves sérieux qui ont du mal reçoivent tous leurs équivalences à la fin de l'HK, pour passer en L2, donc l'année n'est pas perdue…
La prépa est vraiment quelque chose de formidable. Tu acquiers une méthode de travail à toute épreuve et une solide culture. Si tu estimes que ta culture personnelle est, aujourd'hui, insuffisante, ce n'est pas grave. Approfondis-là en lisant, c'est tout ce que je peux te dire… Personnellement, en 1eS puis en TS, si j'adorais le français puis la philo et avais de bonnes notes en ces matières, je détestais l'histoire géo et je ne faisais rien dans cette matière, je séchais souvent… Bref, je n'étais pas du tout sérieuse, et je n'avais pas de très bonnes notes (entre 10 et 14, souvent), ce qui ne m'empêche pas d'être dans les meilleurs de ma classe en histoire cette année ! L'important, ce n'est pas tes notes au lycée, mais ton travail…
Je constate que mon message prend une taille dangereuse, donc je vais arrêter là, si tu as des questions, n'hésite pas ! J'espère ne pas t'avoir fait peur… Si tu veux disctuer en privé pour plus de détails, il n'y a pas de problème !
Bonne journée,
Moïra.
Bonjour,
je dérive un peu de la question d'origine mais bon. Voilà, je suis en première S et j'adore la littérature, et tout ce qui touche aux lettres. Qu'est ce qu'il faudrait que je fasse si je veux faire une prépa littéraire après le bac, c'est-à-dire dans plus très longtemps? Est-ce que vous avez une idée du programme ou de ce qu'on fait?
Merci de me répondre si vous avez une idée quelconque, mon orientation post-bac étant très incertaine pour le moment.
Bien le bonjour,
actuellement en Term L et pensant m'orienter par la suite vers une classe Prépa Kâgne/hypokâgne, j'aurais aimé connaître la suite de votre parcours en tant qu'Hypokâgneux.
En précisant les options choisies en hypokâgne svp.
Avant tout chose, j'aimerais aussi ajouter que je n'ai encore aucun projet arrété en ce qui concerne mon métier futur. La classe prépa vous a t-elle aidé à trouver votre voie ou à conforter vos choix?
J'aime les langues (l'espagnol par dessus tout) la littérature ça va de soi et j'ai une attirance pour l'art depuis toute petite.
J'ai bien pensé à faire histoire de l'art après kâgne pour pouvoir intégrer un musée en tant que guide, ou organiser des expositions.
(Avez vous eu un parcours qui correspondrait à peu près a cela? Sinon, quels détours vous ont permis d'être guide à l'étranger ou en France?
Avez vous réussi à vous raccrocher à l'art, voire l'édition après la classe Prépa?)
J'ai aussi un autre souhait : m'accorder par la suite un an à l'étranger, que ce soit dans le cadre de mes études ou non…
J'aimerais savoir si certains d'entre vous on pu voyager à l'étranger directement après la classe prépa?
si vous avez obtenu une bourse?
réussi à intégrer Erasmus en allant ensuite à la Fac?
Je vous remercie,
Tout cela est très important pour moi et je ne peux m'adresser à personne d'autre.
Bonne continuation aux Kâgneux et aux autres =)
Moi j'ai fait une khâgne anglais (LSH) et je suis en école de commerce/licence d'anglais. Je pense me diriger vers l'édition plus tard.
Je connais aussi quelqu'un qui a fait un dossier erasmus pendant sa prépa, et qui est partie après la khâgne.
Bien le bonsoir,
Cela fait maintenant une vingtaine de jours que je suis en Terminale L, je m'y plais beaucoup et les notes suivent, pour l'instant du moins, ce qui ne fait que m'encourager à m'orienter vers une prépa littéraire.
Je suis premier de ma classe depuis la première L, j'ai une culture littéraire plutôt bonne, j'ai eu 13 à l'écrit et 16 à l'oral du bac de français ; pourquoi vient-il donc nous embêter vous demandez vous, puisqu'il semble avoir ses chances ? Tout simplement parce que une certaine angoisse m'étreint quand je pense….à la montagne de travail à effectuer.
Tout le monde insiste énormément sur l'incommensurable quantité de travail à fournir dans une prépa', est-ce exagéré, ou bien dois-je me préparer psychologiquement à dire adieu au repos, au sommeil et la flemme, mon amie de toujours ?
Je me doute que la réponse est oui, ce que j'aimerais savoir, c'est dans quelles proportions ce qu'on me dit se vérifiera.
Pour arriver à mes fins je travaillerais, c'est sûr, mais je me demandais simplement si je serais submergé de travail, ou si je devrais simplement travailler un peu plus que cette année
Bref, un si long paragraphe pour poser un simple et unique question, c'est un peu exagéré, alors je m'arrête là.
En espérant avoir une réponse, car celles qui ont été donné jusqu'ici m'ont semblé fort intéressantes 😉
Moi, c'est en prépa que je suis pour la quatrième semaine, donc je vais essayer d'amorcer un début de réponse :
Artsenic a écrit :Tout le monde insiste énormément sur l'incommensurable quantité de travail à fournir dans une prépa', est-ce exagéré, ou bien dois-je me préparer psychologiquement à dire adieu au repos, au sommeil et la flemme, mon amie de toujours ?
Pour la flemme, tu risques d'avoir à lui faire tes adieux, effectivement, mais pour te consoler, sache que tu ne seras probablement pas le seul. 😜
Enfin tout dépend de ce que tu appelles flemme : si c'est la tendance à toujours bosser au dernier moment et à en faire le minimum, c'est commun à beaucoup de gens en prépa.
Mais étant donné que la quantité de travail n'a vraiment plus rien à voir en prépa, tu seras bien obligé de t'y mettre ! Ou de trouver une formation moins exigeante… On a en général peu de matières chaque jour (entre deux et trois pour moi) mais si tu as des profs un tant soit peu portés sur le par coeur, comme c'est le cas pour moi en langues (pour te donner une idée, mon prof d'anglais nous donne à apprendre pour chaque semaine, avec contrôle à la clef, 400/500 mots de vocabulaire + 1/2 chapitre(s) de grammaire + 1/2 chapitre(s) de civilisation…) , c'est déjà beaucoup plus de boulot qu'en Terminale.
Pour le repos, tout est une question d'organisation : la plupart de mes camarades arrivent à respecter des horaires à peu près normaux (enfin évidemment, s'il s'agit de dormir 10h par nuit, là ça risque de coincer) en général. Bon, je dois avouer qu'en ce qui me concerne, j'en serais plutôt à 5h de sommeil par nuit en moyenne, mais c'est surtout dû au fait que j'ai encore du mal à abandonner mes mauvaises habitudes de boulot de dernière minute. M'enfin là encore, je ne pense pas être la seule, et c'est quelque chose dont on finit par être guéri, paraît-il !
En espérant que je t'aurai un peu rassuré (ou pas) 😜 !
HA HA ! Le coup des 500 mots + Grammaire + Civi'
Ca risque d'être sportif.
Mais je te remercie, tu as un peu démystifier la somme de travail en prépa =)
Il faudra donc que je travaille de manière efficace, voilà tout, ça devrait venir, de gré ou de force, au bout de quelques temps d'abrutissement et de par coeur
Bonjour Khâgneux (ou pas d'ailleurs),
Voilà, je suis actuellement en terminale L et mon niveau est plutôt bon, bien que les épreuves anticipées de Francais n'aient pas été très concluentes…
Mon cursus post-bac est encore très flou, c'est pourquoi je me tourne vers vous pour tenter d'y mettre un peu d'ordre. Une chose est claire : il doit m'enseigner les langues vivantes, plus particulièrement l'allemand et l'anglais ! J'envisage un métier dans l'enseignement supérieur (avec l'agrégation, ou rien - je sais, je suis un peu sévère !), ou bien dans la traduction.
Il y a déjà quelques années, je pensais entrer en Hypokhâgne, seulement la fac Langues Etrangères Appliquées me semble désormais autant utile : donc HK ou LEA, telle est la question… N'étant pas de nature très décisive, j'ai pensé à un contournement du dilemme, qui consisterait à cumuler les deux. Je sais qu'autrefois il était facile d'obtenir une L1 (voire L2), notamment scientifique, tout en suivant l'année de prépa. Je ne connais pas bien les matières enseignées dans ces deux voies, peut-être pourriez-vous m'éclaircir un peu : Ont-elles des points communs, ou l'idée d'accumulation est-elle tout de suite à proscrire?
Vous vous demandez surement pourquoi je ne poursuivrais pas la fac APRES l'hypokhâgne. En réalité, c'est peut-être idiot de ma part mais je pense que se retrouver sur les bancs de la fac après deux ans de durs labeurs en prépa serait inutile… (Puisqu'il est évidemment très improbable que je sois admise à l'ENS !) D'autant plus que je devrais suivre un master de cinq ans après ces deux ans, pour atteindre une école de traduction (encore deux ou trois ans) ou l'agrégation (oui oui, la masterisation de l'IUFM est en cours) : je n'envisage pas non plus de quitter les études à trente ans…
Finalement, que me conseilleriez-vous pour l'année prochaine : Prépa littéraire, fac ou bien les deux ?
En espérant que vous soyez nombreux à affluer devant mon avenir 😜
Bonsoir,
Une scolarité dans une ENS est un grand atout pour une carrière d'enseignant-chercheur… Le passage par un cycle préparatoire n'a par contre rien d'obligatoire pour un cursus de traduction. Ce sont deux voies assez différentes tout de même, je t'engage à te renseigner et à préciser tes choix dans l'année. En tout cas, la prépa ne te fermera aucun débouché et représentera un atout dans les deux cas.
Quant à ton cursus en LEA (que tu continueras de toute façon après la prépa, avec ou sans l'ENS), tu n'as pas à t'en soucier lors de ta scolarité en prépa, tu bénéficieras d'équivalences de L1 puis de L2 (et de L3 si tu redoubles la khâgne), dans la grande majorité des cas sans passer aucun examen (mis à part dans les classes de quelques petits lycées qui n'ont pas de conventions avec les universités).
Merci beaucoup Arthur 😀
Bénéficier d'équivalence en L1 et L2 signifie que je peux faire mes deux ans d'hypokhâgne et poursuivre avec une troisième année de licence LEA, et ce, sans passer aucun examen? Ce serait parfait… Mais comment rattraper certaines matières présentes en 1e année de licence et non en HK, telles que l'option obligatoire?
De plus, que veux-tu dire par "tu continueras LEA après la prépa, avec ou sans l'ENS" ? Est-ce un parallèle obligatoire ?
Tu me conseilles aussi de choisir cette année entre l'enseignement et la traduction, seulement cette question me turlupine déjà depuis plusieurs années… L'enseignement de la langue allemande devient de plus en plus rare, et la récurrence de la traduction d'ouvrages complets, souvent donnés à la dernière minute, ne risque pas de me plaire très longtemps ! Quant à l'interprétariat, l'oral n'est pas mon fort. Comment choisir?
LyLyyy a écrit :Merci beaucoup Arthur 😀
Bénéficier d'équivalence en L1 et L2 signifie que je peux faire mes deux ans d'hypokhâgne et poursuivre avec une troisième année de licence LEA, et ce, sans passer aucun examen? Ce serait parfait… Mais comment rattraper certaines matières présentes en 1e année de licence et non en HK, telles que l'option obligatoire?
Tu n'auras aucune difficulté à rattraper en peu de temps tout cela en troisième année ou en master… Pour peu que tu aies travaillé sérieusement, et que tu aies été dans une bonne prépa, évidemment.
De plus, que veux-tu dire par "tu continueras LEA après la prépa, avec ou sans l'ENS" ? Est-ce un parallèle obligatoire ?
Tous les étudiants des ENS ne suivent pas que les cours de l'école, mais font un ou plusieurs cursus en parallèle dans d'autres établissements (universités, IEP, écoles de commerce, grands établissements etc.).
Tu me conseilles aussi de choisir cette année entre l'enseignement et la traduction, seulement cette question me turlupine déjà depuis plusieurs années… L'enseignement de la langue allemande devient de plus en plus rare, et la récurrence de la traduction d'ouvrages complets, souvent donnés à la dernière minute, ne risque pas de me plaire très longtemps ! Quant à l'interprétariat, l'oral n'est pas mon fort. Comment choisir?
La traduction "littéraire" est réservée à un petit apanage de traducteurs, souvent universitaires, et non "professionnels" de la traduction (c'est-à-dire passés par une école de traduction et d'interprétariat).
Quant à la recherche, il faut une passion solidement affermie pour ton domaine, une ardeur au travail, une grande curiosité, et une certaine abnégation (quant au salaire et aux heures de travail notamment 🙂), bref, une "vocation"…
Enfin, l'enseignement de l'allemand a encore de très bons jours devant lui, il est même en progression dans bon nombre d'académies (Lyon pour citer ce que je connais)… n'exagérons rien 🙂.
Que de bonnes nouvelles 🙂
Les deux premières années de licence permettent aux élèves de faire des stages à l'étranger. Ils sont indispensables pour améliorer les compétences linguistiques. J'adore les langues, mais étant d'origine purement française, mon niveau n'est que scolaire… Or voyager à l'étranger m'empêcherait d'aller aux cours de prépa, ce qui n'est pas négligeable, vu le niveau requis !
Tu me parles aussi de traduction "littéraire", quelle autre forme de traduction existe-t-il?
Quant à la recherche, elle est un peu vague selon moi au niveau linguistique… Consiste-t-elle à écrire des livres, à en traduire, à inventer des mots (euh… non, n'abusons pas !) ?
Si la filière d'enseignement de l'allemand se libère, alors peut-être choisirais-je cette option… A la seule condition d'obtenir l'agrégation ! Mais si cela m'est impossible, je pourrais toujours rebifurquer vers une école de traduction, n'est-ce pas?
Sur ce, le temps passe, et les cours m'attendent, notamment Descartes 🙄
Les deux premières années de licence permettent aux élèves de faire des stages à l'étranger. Ils sont indispensables pour améliorer les compétences linguistiques.
L'enseignement des langues en LEA et en classes préparatoires (littéraires, j'entends) n'obéit pas à la même approche. En hypokhâgne et en khâgne A/L Ulm, il s'articule autour des exercices des concours des ENS : version (à l'écrit), et commentaire (à l'écrit et à l'oral), d'un texte de littérature, du XVIIIe au XXe normalement. En khâgne A/L LSH s'ajoute un travail sur des articles de presse. C'est donc une pratique assez "livresque", très littéraire… N'espère pas y apprendre la langue des affaires par exemple… L'approche en LEA est à ma connaissance fort différente, plus large, plus technique et moins littéraire.
Aussi les voyages à l'étranger sont-ils nettement moins indispensables aux étudiants des classes préparatoires littéraires. Les séjours proposés par les organismes de voyages linguistiques ne leur sont d'ailleurs pas directement destinés.
Or voyager à l'étranger m'empêcherait d'aller aux cours de prépa, ce qui n'est pas négligeable, vu le niveau requis !
Il est évidemment hors de question de manquer des cours en prépa.
Tu me parles aussi de traduction "littéraire", quelle autre forme de traduction existe-t-il?
La majeure partie des textes traduits ne sont pas de caractère littéraire mais "technique" : ce sont des manuels, des courriers, des contracts et des textes juridiques, éventuellement des essais et des articles de presse, etc. C'est ce que tu apprendras en priorité en école de traduction et d'interprétariat. La traduction de la littérature reste malheureusement souvent réservée à une élite, de formation le plus souvent universitaire (c'est-à-dire, agrégation, thèse et enseignement-recherche dans la littérature de la langue).
Encore une fois, un passage par la prépa ou par une carrière universitaire classique ne te ferme a priori aucun débouché (un institut de traduction parisien délivre des équivalences aux élèves qui en font la demande, du moins dans mon lycée). En revanche, une spécialisation rapide dans la traduction compliquera sans doute un retour vers la littérature et la recherche.
En réalité, je souhaiterais plutôt entrer en hypokhâgne B/L, étant donné mes facilités scientifiques, malheureusement non exploitées en L ! Mais il a fallu faire un choix en première, et j'ai préféré les lettres…
Sinon, j'ai obtenu quelques renseignements vis-à-vis des cours de langues en prépa et en LEA, et les horaires sont, si mes sources sont fiables, globalement identiques, mais les approches, comme tu le dis, sont sûrement différentes. J'irai me renseigner auprès des établissements concernés !
Tu me fais part aussi des équivalences entre Hypokhâgne et instituts de traduction. Seulement cela doit dépendre des lycées et de leurs niveaux respectifs : tu es dans un prestigieux établissement parisien (par "prestigieux", je pense "classé seconde dans le palmarès national des prépa littéraires" selon letudiant.fr, félicitations !!), alors que moi je ne vise qu'un modeste lycée de province, car près de chez moi. Mais j'irai quand même faire la demande, on se sait jamais…
Je ne pense pas avoir d'autres questions à poser. Merci infiniment Arthur pour toutes tes réponses !
Bonne chance pour cette année, à toi et toutes les classes préparatoires 😉