Bonjour tout le monde,
Je ne suis pas certain de me trouver dans la bonne section et je m'excuse d'avance si ce n'est pas le cas. Je suis Belge et je dois rendre une analyse de discours. Il s'agit d'une analyse d'un article paru dans le Figaro et l'objectif de cet exercice est d'analyser l'argumentation des auteurs. Je voudrais avoir votre avis sur la pertinence de mes propos ainsi que l'intelligibilité de mon texte. Pour être plus précis, je voudrais que vous me donniez votre avis sur la logique de mon texte car je sens que quelque chose ne va pas mais je suis incapable de cibler les parties à améliorer.
Voici mon texte:
"Deux députés UMP, à savoir Laurent Wauquiez et Georges Fenech, ont rédigé un article d’opinion contre la politique menée par la ministre de la Justice actuelle, Christine Taubira (PS). Georges Fenech a en outre exercé la fonction de magistrat pendant quelques années, ce qui renforce son ethos puisqu’il maîtrise parfaitement les rouages du système judiciaire français.
Le pathos constitue le fil rouge de l’argumentation des deux auteurs. En effet, le point d’exclamation présent dans le titre (« Plus de remises de peines automatiques pour les auteurs des délits les plus graves ! ») montre non seulement leur opinion sur le sujet mais aussi une inclination certaine à jouer sur la corde sensible. Cette tendance se confirmera dès la première phrase mentionnant la tragédie qui a véritablement choqué l’opinion publique. Les auteurs évoqueront ce drame à plusieurs reprises dans le texte (l. 14-16, 27-29, 60 et 124-126) pour bien ancrer cette référence dans la tête des lecteurs. Dans la foulée, ils emploient des mots violents pour décrire la passivité du gouvernement comme « pire déshonneur » ou « lâcheté » (l. 18-19). De nombreuses questions rhétoriques sont posées à travers le texte (l 1-8, 57-62) afin d’attirer l’attention du lecteur et de donner plus de poids à leur propos.
L’argumentation proprement dite commence réellement à la ligne 24. Les auteurs passent en revue les mesures prises par Mme Taubira en ce qui concerne la justice. Ils pointent du doigt trois mesures : l’annulation d’une mesure prise par la précédente majorité visant à construire des prisons, la remise de peines automatiques et la rétention de sûreté. Les auteurs prennent soin de ne pas être trop précis quant au choix des termes qu’ils utilisent afin que plusieurs interprétations soient possible. On pourrait se demander par exemple ce qu’ils entendent par des « délits plus graves » alors qu’il existe des termes plus réducteurs et plus précis comme « crime ». Ensuite, ils s’efforcent de mettre en évidence le côté pervers de ces mesures pour décrédibiliser leurs adversaires et rallier la population à leur point de vue.
Par exemple, ils donnent la parole au camp adverse — argument de l’homme de paille — à la ligne 66-67 en invoquant les raisons de Mme Taubira derrière la mise en place de cet « arsenal alternatif ». Ils démoliront son argument en qualifiant ces mesures « d’erreur profonde ». De plus elles ne feront « qu’aggraver de façon folle la situation ».
Pour étayer leurs propos, ils font appel au logos au moyen d’exemples et de chiffres. Ils comparent par exemple la situation carcérale de Royaume-Uni à celle de la France. Même si l’argument de l’exemple est généralement plutôt faible, ce dernier est bien choisi car le nombre d’habitant est plus ou moins équivalent en France qu’au Royaume-Uni. De plus, ils utilisent d’autres statistiques à la ligne 92 pour montrer que la France se trouve parmi les mauvaises élèves en matières du nombre de places disponibles. Ils veulent montrer par l’intermédiaire de ces chiffres qu’un nombre suffisant de prisons va de pair avec une politique pénale efficace. Ce point de vue met en évidence l’argument des inséparables.
Ce type argument est également utilisé pour affirmer que « les remises de peines automatiques soient systématiquement exclues pour… » (l. 103-108). Toutefois, il n’a pas autant d’impact que l’argument précédent car il ne démontre rien du tout. En effet, il part du principe que cette mesure risque de libérer des dangereux criminels alors qu’aucune statistique ne montre clairement une corrélation entre la remise de peine automatique de criminels et l’augmentation de la violence. Seul le drame de Chloé est cité. Cela ne prouve en aucun cas que l’auteur de ce drame ait été libéré préventivement. Les auteur ont recours à une relation de cause à effet fictive et à une généralisation abusive puisque des contre-exemples peuvent être facilement trouvé. Une personne qui a bénéficié d’une remise de peine ne va pas systématiquement récidiver même si c’est un dangereux criminel.
En outre, chaque fois que les députés UMP proposent une solution, ils utilisent le pronom personnel « nous » ou le déterminant possessif « notre/nos ». Toutefois, ce pronom est parfois utilisé pour désigner l’opinion publique. C’est notamment le cas à la ligne 7 (« notre système pénal ») et à la ligne 11-12 (« nos compatriotes »). Par conséquent, il est difficile de distinguer les idées qu’ils proposent des valeurs — notamment le patriotisme au moyens de termes comme « République », « compatriotes » — prônées par la population. L’argument du modèle paraît donc approprié parce que les auteurs sont doués d’un pathos important. De plus, l’emploi subtil de ces petits mots est judicieux car il nous force pratiquement à adhérer à ces idées puisque ces idées ou valeurs sont partagées par un très grand nombre de personne.
Les auteurs concluent leur argumentation de la même manière qu’ils l’ont commencé. En effet, ils repartent du drame de Chloé pour faire réfléchir la population au sujet de deux politiques totalement différentes : d’une part, une politique de « désarmement pénal » qui aboutit « à une impasse » et d’autre part à une «véritable politique d’exécution des peines ». L’opinion publique se trouve en quelque sorte face à un dilemme.
En conclusion, les auteurs de l’article sont clairement opposés à la remise de peine automatiques. Ils feront part de leur opinion en utilisant de nombreux procédés argumentatifs. Le pathos est quasiment présent dans tout le texte, étant à la fois une force et une faiblesse de l’argumentation. Le recours du drame de Chloé semble judicieux mais il est trop présent dans le texte. Les auteurs auraient pu avoir recours au logos pour disqualifier encore plus la position de la ministre de la Justice."
Je ne suis pas certain de me trouver dans la bonne section et je m'excuse d'avance si ce n'est pas le cas. Je suis Belge et je dois rendre une analyse de discours. Il s'agit d'une analyse d'un article paru dans le Figaro et l'objectif de cet exercice est d'analyser l'argumentation des auteurs. Je voudrais avoir votre avis sur la pertinence de mes propos ainsi que l'intelligibilité de mon texte. Pour être plus précis, je voudrais que vous me donniez votre avis sur la logique de mon texte car je sens que quelque chose ne va pas mais je suis incapable de cibler les parties à améliorer.
Voici mon texte:
"Deux députés UMP, à savoir Laurent Wauquiez et Georges Fenech, ont rédigé un article d’opinion contre la politique menée par la ministre de la Justice actuelle, Christine Taubira (PS). Georges Fenech a en outre exercé la fonction de magistrat pendant quelques années, ce qui renforce son ethos puisqu’il maîtrise parfaitement les rouages du système judiciaire français.
Le pathos constitue le fil rouge de l’argumentation des deux auteurs. En effet, le point d’exclamation présent dans le titre (« Plus de remises de peines automatiques pour les auteurs des délits les plus graves ! ») montre non seulement leur opinion sur le sujet mais aussi une inclination certaine à jouer sur la corde sensible. Cette tendance se confirmera dès la première phrase mentionnant la tragédie qui a véritablement choqué l’opinion publique. Les auteurs évoqueront ce drame à plusieurs reprises dans le texte (l. 14-16, 27-29, 60 et 124-126) pour bien ancrer cette référence dans la tête des lecteurs. Dans la foulée, ils emploient des mots violents pour décrire la passivité du gouvernement comme « pire déshonneur » ou « lâcheté » (l. 18-19). De nombreuses questions rhétoriques sont posées à travers le texte (l 1-8, 57-62) afin d’attirer l’attention du lecteur et de donner plus de poids à leur propos.
L’argumentation proprement dite commence réellement à la ligne 24. Les auteurs passent en revue les mesures prises par Mme Taubira en ce qui concerne la justice. Ils pointent du doigt trois mesures : l’annulation d’une mesure prise par la précédente majorité visant à construire des prisons, la remise de peines automatiques et la rétention de sûreté. Les auteurs prennent soin de ne pas être trop précis quant au choix des termes qu’ils utilisent afin que plusieurs interprétations soient possible. On pourrait se demander par exemple ce qu’ils entendent par des « délits plus graves » alors qu’il existe des termes plus réducteurs et plus précis comme « crime ». Ensuite, ils s’efforcent de mettre en évidence le côté pervers de ces mesures pour décrédibiliser leurs adversaires et rallier la population à leur point de vue.
Par exemple, ils donnent la parole au camp adverse — argument de l’homme de paille — à la ligne 66-67 en invoquant les raisons de Mme Taubira derrière la mise en place de cet « arsenal alternatif ». Ils démoliront son argument en qualifiant ces mesures « d’erreur profonde ». De plus elles ne feront « qu’aggraver de façon folle la situation ».
Pour étayer leurs propos, ils font appel au logos au moyen d’exemples et de chiffres. Ils comparent par exemple la situation carcérale de Royaume-Uni à celle de la France. Même si l’argument de l’exemple est généralement plutôt faible, ce dernier est bien choisi car le nombre d’habitant est plus ou moins équivalent en France qu’au Royaume-Uni. De plus, ils utilisent d’autres statistiques à la ligne 92 pour montrer que la France se trouve parmi les mauvaises élèves en matières du nombre de places disponibles. Ils veulent montrer par l’intermédiaire de ces chiffres qu’un nombre suffisant de prisons va de pair avec une politique pénale efficace. Ce point de vue met en évidence l’argument des inséparables.
Ce type argument est également utilisé pour affirmer que « les remises de peines automatiques soient systématiquement exclues pour… » (l. 103-108). Toutefois, il n’a pas autant d’impact que l’argument précédent car il ne démontre rien du tout. En effet, il part du principe que cette mesure risque de libérer des dangereux criminels alors qu’aucune statistique ne montre clairement une corrélation entre la remise de peine automatique de criminels et l’augmentation de la violence. Seul le drame de Chloé est cité. Cela ne prouve en aucun cas que l’auteur de ce drame ait été libéré préventivement. Les auteur ont recours à une relation de cause à effet fictive et à une généralisation abusive puisque des contre-exemples peuvent être facilement trouvé. Une personne qui a bénéficié d’une remise de peine ne va pas systématiquement récidiver même si c’est un dangereux criminel.
En outre, chaque fois que les députés UMP proposent une solution, ils utilisent le pronom personnel « nous » ou le déterminant possessif « notre/nos ». Toutefois, ce pronom est parfois utilisé pour désigner l’opinion publique. C’est notamment le cas à la ligne 7 (« notre système pénal ») et à la ligne 11-12 (« nos compatriotes »). Par conséquent, il est difficile de distinguer les idées qu’ils proposent des valeurs — notamment le patriotisme au moyens de termes comme « République », « compatriotes » — prônées par la population. L’argument du modèle paraît donc approprié parce que les auteurs sont doués d’un pathos important. De plus, l’emploi subtil de ces petits mots est judicieux car il nous force pratiquement à adhérer à ces idées puisque ces idées ou valeurs sont partagées par un très grand nombre de personne.
Les auteurs concluent leur argumentation de la même manière qu’ils l’ont commencé. En effet, ils repartent du drame de Chloé pour faire réfléchir la population au sujet de deux politiques totalement différentes : d’une part, une politique de « désarmement pénal » qui aboutit « à une impasse » et d’autre part à une «véritable politique d’exécution des peines ». L’opinion publique se trouve en quelque sorte face à un dilemme.
En conclusion, les auteurs de l’article sont clairement opposés à la remise de peine automatiques. Ils feront part de leur opinion en utilisant de nombreux procédés argumentatifs. Le pathos est quasiment présent dans tout le texte, étant à la fois une force et une faiblesse de l’argumentation. Le recours du drame de Chloé semble judicieux mais il est trop présent dans le texte. Les auteurs auraient pu avoir recours au logos pour disqualifier encore plus la position de la ministre de la Justice."



