Bonjour,
En m'appuyant sur deux parties de a l'ouest rien de nouveau, il faut que je fasse le portail moral(au moins 4 adjectifs et justifiez) et physique de Himelstoss.
Je n'y arrive pas…
Voici le texte :
Partie 1.
En m'appuyant sur deux parties de a l'ouest rien de nouveau, il faut que je fasse le portail moral(au moins 4 adjectifs et justifiez) et physique de Himelstoss.
Je n'y arrive pas…
Voici le texte :
Partie 1.
Notre classe fut répartie par trois et par quatre entrePartie 2.
les escouades, et nous nous trouvâmes avec des
pêcheurs, des paysans, des ouvriers et des artisans frisons,
avec qui nous devînmes rapidement bons amis.
Kropp, Müller, Kemmerich et moi, nous fûmes affectés
à la neuvième escouade qui avait pour chef Himmelstoss.
Il passait pour la plus sale "vache" de la caserne et
il en était fier. Un petit homme trapu, qui avait servi pendant
douze ans, avec une moustache rousse retroussée,
- facteur dans le civil. Kropp, Tjaden, Westhus et moi,
il nous avait particulièrement à l'oeil parce qu'il sentait
notre muet défi. Un matin, j'ai été obligé de refaire son
lit quatorze fois ; il trouvait toujours quelque chose à
reprendre et il le défaisait. Pendant vingt heures (naturellement
avec des pauses), j'ai graissé une paire de
vieilles bottes dures comme la pierre et suis arrivé à les
rendre si souples qu'Himmelstoss lui-même ne dit plus
rien. Sur son ordre, j'ai frotté la chambrée à neuf, avec
une brosse à dents ; Kropp et moi, nous avons commencé
à exécuter la consigne consistant à balayer la
neige de la cour de la caserne avec une brosse à main et
une raclette et nous aurions persévéré jusqu'à congélation
si, par hasard, un lieutenant ne s'était approché, qui
nous renvoya et qui rabroua énergiquement Himmelstoss.
Malheureusement, la conséquence en fut qu'Himmelstoss
devint encore plus enragé à notre égard. J'ai
été de garde chaque dimanche pendant quatre semaines
de suite et j'ai été également "de chambre" pendant
tout ce temps. Avec le fourniment et l'équipement au
complet, j'ai fait sur un terrain en jachère, glissant et
humide, les exercices suivants : "Un bond en avant et
vivement !" et "Couchez-vous !" jusqu'à ce que je ne
sois plus qu'un bloc de boue et que je tombe d'épuisement.
Quatre heures plus tard, j'ai présenté à Himmelstoss
mes affaires impeccablement nettoyées. Il est vrai
que j'avais les mains en sang, à force de frotter. Avec
Kropp, Westhus et Tjaden, je suis resté au garde-à-vous
pendant un quart d'heure, sans gants, par un froid terrible,
les doigts nus appuyés au canon du fusil, tandis
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qu'Himmelstoss battait la semelle autour de nous, en
nous épiant et en attendant le moindre mouvement que
nous aurions pu faire, afin de nous prendre en défaut. A
deux heures de la nuit, en chemise, je suis descendu huit
fois de suite, à toute vitesse, de l'étage supérieur de la
caserne jusque dans la cour, parce que mon caleçon
dépassait de quelques centimètres le bord de l'escabeau
sur lequel chacun devait établir réglementairement son
paquetage. A côté de moi courait le caporal de semaine
- Himmelstoss - en me marchant sur les orteils. Dans
l'exercice de la baïonnette, c'était toujours avec Himmelstoss
que je devais me mesurer, ayant dans les mains
un lourd instrument de fer, tandis que lui avait une arme
en bois, facile à manier, de sorte qu'il pouvait commodément
me taper sur les bras et me couvrir de bleus. A
vrai dire, une fois, je fus pris d'une telle furie que je me
jetai sur lui en aveugle et que je lui portai dans l'estomac
un coup si fort qu'il tomba à la renverse. Lorsqu'il voulut
se plaindre, le commandant de compagnie se moqua
de lui en lui disant qu'il n'avait qu'à faire attention. Il
connaissait bien son Himmelstoss et il semblait content
que celui-ci eût écopé. Je suis devenu un as dans l'art
de grimper au portique et, peu à peu, j'en arrivai aussi
à ne craindre aucun rival dans les mouvements de
flexion du genou. Nous tremblions rien qu'à entendre sa
voix, mais ce cheval de poste, devenu sauvage, ne nous
a pas fait baisser pavillon.
Un dimanche, au camp, Kropp et moi traînions à travers
la cour, en nous aidant d'un bâton, les tinettes des
latrines ; Himmelstoss, tiré à quatre épingles et prêt à
sortir, vint précisément à passer. S'arrêtant devant nous,
il nous demanda si ce travail nous plaisait, et voici que,
en dépit de ce qui pouvait arriver, nous fîmes un faux
pas et nous lui versâmes le baquet sur les jambes ; il
devint enragé, mais la mesure était comble.
"Ça, c'est le conseil de guerre !" s'écria-t-il.
Kropp, qui en avait assez, répondit :Pour le portrait physique je peut mettre qu'il a une
"Mais, d'abord, il y aura une instruction et alors nous
déballerons notre sac.
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- Comment adressez-vous la parole à un caporal ?
rugit Himmelstoss. Êtes-vous devenus fous ? Attendez
d'être interrogés. Que voulez-vous faire ?
-Déballer notre sac sur le compte de monsieur le
caporal", dit Kropp, les doigts sur la couture du pantalon.
Alors, Himmelstoss comprit la situation et fila sans
rien dire. Il est vrai qu'au moment où il allait disparaître,
il grogna encore :
"Je vous en ferai baver."
Mais c'en était fait de son autorité. Il essaya encore
une fois dans les terrains en jachère de ces exercices :
"Couchez-vous !" et "Un bond en avant et
vivement !" A vrai dire, nous obéissions à chaque commandement,
car un commandement, c'est un
commandement : il faut l'exécuter ; mais nous l'exécutions
si lentement qu'Himmelstoss en était désespéré.
Nous avancions tranquillement du genou, puis des bras
et ainsi de suite ; pendant ce temps, il avait déjà exprimé,
furieux, un autre commandement. Avant que nous transpirions,
il était enroué.
Ensuite, il nous laissa la paix. Certes il nous traitait
encore de "cochons", mais il y avait là-dedans du respect.
Nombre de caporaux se montraient plus raisonnables
et tout à fait convenables. Ils étaient même la majorité.
Mais, avant tout, chacun voulait conserver aussi longtemps
que possible le bon poste qu'il avait à l'arrière et
il ne le pouvait qu'en étant dur pour les recrues.
En vérité, nous avons connu tout ce qu'une cour de
caserne peut renfermer de gentillesse et souvent nous
avons hurlé de rage. Plus d'un de nous en a été malade
et même Wolf est mort d'une pneumonie, mais nous
nous serions crus ridicules si nous avions capitulé.
Nous devînmes durs, méfiants, impitoyables, vindicatifs,
brutes, et ce fut une bonne chose, car justement ces
qualités-là nous manquaient. Si l'on nous eût envoyés
dans les tranchées sans cette période de formation, la
plupart d'entre nous seraient sans doute devenus fous.
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Mais, comme ça, nous étions préparés à ce qui nous
attendait.
Nous ne fûmes pas brisés ; au contraire, nous nous
adaptâmes. Nos vingt ans, qui nous rendaient si difficile
mainte autre chose, nous servirent pour cela. Mais le
plus important ce fut qu'un ferme sentiment de solidarité
pratique s'éveilla en nous, lequel, au front, donna naissance
ensuite à ce que la guerre produisit de meilleur :
la camaraderie.
moustache rousse retroussée.



