Traduction d’une épithète homérique en latin

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir à tous !

Ma question est assez inhabituelle. J'écris une fable en latin, préalablement rédigée en français. J'y ai volontairement inclus un épithète qui s'apparente à un épithète homérique mais relativement ironique… Cependant, les épithètes homériques étant à l'origine grecque et ne trouvant pour ma part pas l'équivalent dans un quelconque texte latin, je me tourne vers vous pour une traduction relativement poétique, élégante si possible 😀

Le groupe nominal en question est : "Le gourmet aux longs poils" (il est question d'un lapin… 🙂), je pensais traduire par la tournure "qui esse + datif", "qui avait de longs poils", en omettant peut-être par la suite le verbe être, pour des raisons de métrique. N'ayant pas trouvé "gourmet" au sens moderne sur Internet, j'ai traduit l'ensemble par : "Hic vorax qui longis villis (erat)…".

Je ne sais si "Hic vorax" traduit vraiment bien le terme "gourmet", d'une subtilité qui se devrait être plutôt ironique dans le contexte… Et puis-je me permettre d'omettre "esse" dans ce cas grammatical précis ?

Bref, ces 5 petits mots me posent problème… Que me conseillez-vous ? Auriez vous une traduction plus élégante ? J'accepte même d'autres épithètes homériques pour le lapin glouton en question ! 😂 Et en y repensant, "Iste" serait préférable à "Hic", dans la mesure où il connote une certaine forme de mépris, n'est-il pas ?

Merci d'avance !

Cordialement.
Si vous vouliez une épithète homérique, il faudrait n'utiliser qu'un seul mot, ce qui est impossible ici.
Je propose : villosus edax (le glouton velu)
Quel rapport peut-on trouver entre la gloutonnerie et la pilosité ? Votre métaphore m'échappe.
Je vois très bien Aristophane forger une telle épithète…
Par exemple τριχωτομάργος 😉
Quel rapport peut-on trouver entre la gloutonnerie et la pilosité ? Votre métaphore m'échappe.
c'est drôle Marie. en lisant cette phrase, il me vient instantanément à l'esprit ce poème de Victor Hugo. 😉
Un brave ogre des bois, natif de Moscovie,
Etait fort amoureux d'une fée, et l'envie
Qu'il avait d'épouser cette dame s'accrut
Au point de rendre fou ce pauvre coeur tout brut :
L'ogre, un beau jour d'hiver, peigne sa peau velue,
Se présente au palais de la fée, et salue,
Et s'annonce à l'huissier comme prince Ogrousky.
La fée avait un fils, on ne sait pas de qui.
Elle était ce jour-là sortie, et quant au mioche,
Bel enfant blond nourri de crème et de brioche,
Don fait par quelque Ulysse à cette Calypso,
Il était sous la porte et jouait au cerceau.
On laissa l'ogre et lui tout seuls dans l'antichambre.
Comment passer le temps quand il neige en décembre.
Et quand on n'a personne avec qui dire un mot ?
L'ogre se mit alors à croquer le marmot.
C'est très simple. Pourtant c'est aller un peu vite,
Même lorsqu'on est ogre et qu'on est moscovite,
Que de gober ainsi les mioches du prochain.
Merci, particulièrement Jacques !

Pour ce qui est du choix de la métaphore, disons que l'élément déclencheur de la fable est la gloutonnerie du rongeur qui l'emmène jusqu'au complot et provoque sa perte. Bref, la morale "tel est pris qui croyait prendre" justifiée par la gourmandise 🙂 Et pour le "longs poils", plus facile à insérer dans un alexandrin que "longues oreilles". 😀

Merci encore,
Cordialement.
A partir de laniger= porte-laine attesté en latin ( pour désigner un mouton), peut-être pourrait-on dire " piliger= porte-poils" mais NON attesté en latin…?

cordialement
Oui, bien sûr, c'est même mieux.
Merci bien de cette proposition 🙂
En plus, il me semble que ce terme est employé par Esope dans Le loup et l'agneau, fable que j'ai étudiée récemment. Et je n'y ai même pas pensé !

Merci encore,
Cordialement.
"laniger" se trouve chez Phèdre, Esope écrit en grec… 🙂
Oups, effectivement.
Au temps pour moi… 🙄

Cordialement.