Bonjour à tous
Je lisais hier Zadig en m'interrogeant à plusieurs reprises sur cette curieuse habitude que semble avoir Voltaire de mélanger d'une façon en apparence désinvolte le passé et le présent.
Extrait :
Dernière remarque : cela me rappelle que Barbusse, dans le Feu, change également de temps souvent et apparemment arbitrairement, entre deux paragraphes ou deux chapitres, ou avant et après un dialogue… Je n'ai non plus compris son intention, mais j'avoue que la médiocrité du texte ne m'a pas donné envie de l'approfondir… Mais Voltaire, c'est autre chose !
Bref, si d'autres l'on remarqué, ou ont une interprétation à proposer, je les invite à le faire !
Je lisais hier Zadig en m'interrogeant à plusieurs reprises sur cette curieuse habitude que semble avoir Voltaire de mélanger d'une façon en apparence désinvolte le passé et le présent.
Extrait :
Un troisième ne daigna pas se servir de sa lance ; mais en lui faisant une passe, il le prit par la jambe droite, et lui faisant faire un demi-tour, il le fit tomber sur le sable : les écuyers des jeux accoururent à lui en riant, et le remirent en selle. Le quatrième combattant le prend par la jambe gauche, et le fait tomber de l'autre côté. On le conduisit avec des huées à sa loge, où il devait passer la nuit selon la loi ; et il disait en marchant à peine : Quelle aventure pour un homme comme moi !Et plus loin :
Les autres chevaliers s'acquittèrent mieux de leur devoir. Il y en eut qui vainquirent deux combattants de suite ; quelques uns allèrent jusqu'à trois[…]
[…]ils étaient si fermes sur leurs arçons, que tout le monde, hors la reine, souhaitait qu'il y eût deux rois dans Babylone. Enfin, leurs chevaux étant lassés et leurs lances rompues, Zadig usa de cette adresse : il passe derrière le prince bleu, s'élance sur la croupe de son cheval, le prend par le milieu du corps, le jette à terre, se met en selle à sa place, et caracole autour d'Otame étendu sur la place.Je ne parviens pas à saisir l'intention derrière ce procédé qui semble "scolairement" maladroit mais doit bien cacher quelque pensée sous-jacente de la part d'un si grand auteur… D'autant plus qu'il est employé de telle sorte que le mélange des temps semble naturel et passe presque inaperçu si l'on n'y prend pas garde… Donc remarquablement maîtrisé !
Dernière remarque : cela me rappelle que Barbusse, dans le Feu, change également de temps souvent et apparemment arbitrairement, entre deux paragraphes ou deux chapitres, ou avant et après un dialogue… Je n'ai non plus compris son intention, mais j'avoue que la médiocrité du texte ne m'a pas donné envie de l'approfondir… Mais Voltaire, c'est autre chose !
Bref, si d'autres l'on remarqué, ou ont une interprétation à proposer, je les invite à le faire !



