Émile Verhaeren, Les Usines - Se regardant avec les yeux cassés…

Entraide scolaire

9 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous. Je dois analyser le poéme de Verhaeren," Les usines".
Je vais devoir le présenter oralement en y presentant les différentes figures de style/procédés stylistiques ainsi que 3 champs lexicaux, les thémes et une interprétation 😜

Voici l'extrait que j'ai prévus de présenter plus profondément :
Se regardant avec les yeux cassés de leurs fenêtres
Et se mirant dans l'eau de poix et de salpêtre
D'un canal droit, marquant sa barre à l'infini, .
Face à face, le long des quais d'ombre et de nuit,
Par à travers les faubourgs lourds
Et la misère en pleurs de ces faubourgs,
Ronflent terriblement usine et fabriques.

Rectangles de granit et monuments de briques,
Et longs murs noirs durant des lieues,
Immensément, par les banlieues ;
Et sur les toits, dans le brouillard, aiguillonnées
De fers et de paratonnerres,
Les cheminées.

Se regardant de leurs yeux noirs et symétriques,
Par la banlieue, à l'infmi.
Ronflent le jour, la nuit,
Les usines et les fabriques.
J'ai beaucoup de mal à trouver les figures de styles/procédés stylistiques et faire une interprétation plausible.
Pour les thémes j'ai pris l'industrialisation, la dénonciation des conditions de la classe ouvrière et le caractère sinistre des usines.

Pour la figure de style j'ai trouvé la personnification des usines je ne sais pas si c'est correcte.
Et je pense que le premier vers "Se regardant avec les yeux cassés de leurs fenêtres" => cassés et fenêtre il y a quelque chose non ?

Voila si quelqu'un pouvait m'éclairer et m'aider je lui en serait trés reconnaissant.
Un thème moderne et la souffrance du poète qui a vu disparaître tout un paysage rural.

la Ville inhumaine
L'univers du travail et du bruit
La souffrance des hommes

La personnification donne vie à la ville :

Se regardant avec les yeux cassés de leurs fenêtres

Ronflent
terriblement usine et fabriques.

Se regardant
de leurs yeux noirs et symétriques,
.
Ronflent
le jour, la nuit,
Les usines et les fabriques.

S' y ajoutent les récurrences, l'anaphore, …
Bonjour,
J'adore ce poème.
C'est pourquoi je mets mon grain de sel sur ce fil à la suite de Floreale.
J'ai beaucoup de mal à trouver les figures de styles
Et pourtant, elles sont nombreuses.
Tu as bien vu que qu'il avait une personnification d'objets inanimés. C'est correct, mais ce n'est pas suffisant.
Il faut observer de façon attentive. Tu repèreras sans peine par exemple, les champ lexicaux du regard, de la durée, de la nuit.

Se regardant avec les yeux cassés de leurs fenêtres
Et se mirant dans l'eau de poix et de salpêtre
D'un canal droit, marquant sa barre à l'infini,
Face à face, le long des quais d'ombre et de nuit,
Par à travers les faubourgs lourds
Et la misère en pleurs de ces faubourgs,
Ronflent terriblement usines et fabriques.


Si tu lis cette strophe d'un seul tenant, tu ne peux manquer de remarquer combien la phrase est longue, combien elle n'en finit plus, comme les rues des faubourgs industriels dont il est question.
L'emploi (exagéré sans doute) du terme infini n'est pas à négliger.
Tu peux également noter le rejet du sujet du poème à la fin du dernier vers de la strophe.
Le poète nous fait attendre. Mais de quoi est-il donc question ? Quel est cet objet étonnant et si peu poétique sur lequel il fonde sa poésie ?
Elle se regardent, elles se mirent, elles ronflent, ce sont des personnifications, tu as bien vu.
Les yeux cassés de leurs fenêtres est une métaphore qui prolonge ou file la personnification. Avec cette métaphore qui compare les fenêtres à des yeux, mais des yeux cassés, (car ces fenêtres ne sont pas les baies vitrées d'une villa d'un milliardaire de la côte d'Azur ou d'un acteur de Beverly Hills. Elles sont en mauvais état, elles sont brisées) le poète nous entraîne déjà dans la laideur et la misère qui caractérise le décor.
Un décor sombre, l'ombre et la nuit, lourds, misère, en pleurs, terriblement sont autant de termes péjoratifs qui nous oppressent.
Le terme se mirent, pourtant éminemment poétique voit son sens élogieux disparaître dans l'eau de poix et de salpêtre (antithèse ?)
La misère en pleurs est également une image dont on peut facilement décrypter la signification. Il pleut, il pleut, il pleut, c'est bienvenue chez les ch'tis ; on pleure : Il pleure dans mon coeur/ comme il pleut sur la ville, écrivait Verlaine.
c'est triste triste triste.
L'univers géométrique a gommé la nature. (deuxième strophe)
Les monuments sont Rectangles de granit, monuments de briques,longs murs noirs .
On ne voit, quand on y voit, (dans le brouillard) qu'un univers déshumanisé comme te l'a bien dit Floreale.
Le thème du regard d'ailleurs ouvre et referme le poème, qui finit comme il a commencé. (Se regardant de leurs yeux noirs et symétriques)
Ce n'est pas une fin d'ailleurs, cela pourrait continuer, comme semble le montrer le retour permanent des termes exprimant la durée durant des lieues, Immensément, le jour, la nuit, à l'infini
Tout d'abord, un grand merci pour vos réponses qui me mettent sur le droit chemin 🙂

Par contre pour les champs lexicaux de la durée et du regard, je ne vois pas vraiment ce qu'ils signifient. Je veux dire est ce que avec le champ lexical du regard on sent les yeux des usines posés sur nous ? Comme observé ?
Relis bien le texte …

Verbe pronominal : se regarder.

Se regardant avec les yeux cassés de leurs fenêtres
Et se mirant dans l'eau de poix et de salpêtre
D'un canal droit, marquant sa barre à l'infini, .
Face à face, le long des quais d'ombre et de nuit,
Cela donne une atmosphère triste et lugubre ?
Plutôt oui.
Bonjour, merci de ta réponse gabiana 🙂
Je sais que j'en demande encore mais je ne vois pas bien ce que l'anaphore avec "Et" aux vers 2,6,9 et 11 traduit ?

Je dois encore trouver une figure de style et je ne vois que celle la mais je ne vois pas trop ce qu'elle traduit 😜
Je ne crois pas que l'on puisse parler ici d'anaphore ici à propos de et. A mon sens il s'agit seulement de traduire l'accumulation de tout ce qui contribue à créer un décor, une atmosphère.