Bonjour ou bonsoir !
En feuilletant quelques sujets de baccalauréat (à un mois de l'épreuve!) j'ai eu le plaisir de trouver un sujet d'invention qui m'a énormément plu ! Il s'agissait d'écrire une parodie au mythe d'Orphée, dans lequel Eurydice préférerait rester en Enfer que de partir avec lui. Trouvant le sujet assez drôle, j'ai tenté de le traiter. J'imagine que ce que j'ai fait n'est pas mauvais, mais j'aimerais savoir, en condition du baccalauréat, ai-je bien traité le sujet?
Au cas où je ne me suis exprimé clairement, je vous mets plus bas la consigne comme elle a été exprimée. Je mettrai ensuite mon travail.
Bien que ce ne soit pas d'une grande importance, j'aimerais vraiment savoir ce qu'il en est! Je remercie donc d'avance les âmes dévouées et bienveillantes qui me proposeront une réponse!
En feuilletant quelques sujets de baccalauréat (à un mois de l'épreuve!) j'ai eu le plaisir de trouver un sujet d'invention qui m'a énormément plu ! Il s'agissait d'écrire une parodie au mythe d'Orphée, dans lequel Eurydice préférerait rester en Enfer que de partir avec lui. Trouvant le sujet assez drôle, j'ai tenté de le traiter. J'imagine que ce que j'ai fait n'est pas mauvais, mais j'aimerais savoir, en condition du baccalauréat, ai-je bien traité le sujet?
Au cas où je ne me suis exprimé clairement, je vous mets plus bas la consigne comme elle a été exprimée. Je mettrai ensuite mon travail.
Bien que ce ne soit pas d'une grande importance, j'aimerais vraiment savoir ce qu'il en est! Je remercie donc d'avance les âmes dévouées et bienveillantes qui me proposeront une réponse!
Imaginez une scène théâtrale parodique dans laquelle Eurydice, malgré les protestations d’Orphée venu la chercher, déclare préférer l’enfer à la vie avec lui.Mon travail:
ORPHEE, arrivant aux Enfers, dos à Eurydice-
Ô, je te retrouve enfin, ma belle Eurydice !
Sans même voir, je sens un merveilleux délice !
Un cadeau du ciel ! En l'Enfer je trouve un don !
EURYDICE, vexée -
Quoi ? Orphée, oses-tu me faire cet affront ?
Tu me tournes le dos, ne contemples mon front
Oses-tu espérer recevoir mon pardon ?
ORPHEE -
Plaît-il ? Ton pardon ? Pourquoi le demanderais-je ?
Je viens te sauver de ce fatal sortilège !
Car pour toi j'ai osé affronter tout l'Enfer !
Et tu me remercies-
EURYDICE -
- Mais veux-tu bien te taire ?
Tu pourrais te retourner et me faire face.
ORPHEE -
Tu ne pourras-
EURYDICE -
- C'est ici que se tient ma place.
ORPHEE -
Eurydice ? Que dis-tu ? M'aurais-tu trahi ?
Moi qui pour toi combattis dix mille ennemis !
Des démons, harpies et même des plus hardis !
Vois le combat que pour toi a fait ton ami !
EURYDICE -
En jouant de la lyre et chantant de ta voix.
Ce n'est l'étoffe ni d'un héros, ni d'un roi !
Car si, je l'admets, c'est très beau à écouter,
Cela n'égale ni le glaive, ni l'épée.
En charmant les démons, tu as manqué de cœur,
Ou n'en as eu assez pour conquérir mon cœur.
ORPHEE -
La lyre est, à mes yeux, la meilleure des armes !
De la séduction, elle possède tous les charmes.
Et si cette lyre de nos amours passées
Les a, en te prêtant oreille, supprimées
Belle et tendre Eurydice : que tu es changée !
EURYDICE -
Cesse donc de te justifier mon cher Orphée !
Ô! comprends, dès à présent, que ta tendre lyre
Ne ravive plus en moi le moindre désir.
ORPHEE, se retournant -
Eurydice, t'aurais-je perdue à jamais ?
EURYDICE -
Ah ! C'est ton manque de bravoure qui l'a fait !
Mais au-delà de toi et de ta simple lyre
Moi, j'ai trouvé ici des sources de plaisir !
Je ne connais ni soif, ni fatigue, ni faim,
Ni labeur, ni amant, ni le cri de la fin !
L'Enfer est un repos, Orphée je te le jure !
Si tu m'aimes vraiment, ô roi, je t'en conjure
Laisse-moi ici finir mon éternité.
ORPHEE -
Mais pense aux châtiments et à l'obscurité !
EURYDICE -
Tu me fais bien rire ! Je ne m'en soucie point.
C'est un paradis ! L'Enfer se soumet aux soins
Des âmes qui savent user de leur parole !
Et dans cela, ta lyre a joué un très grand rôle.
ORPHEE -
C'est cette lyre, que tantôt tu critiquais !
Tu l'insultais de faible, ou bien de sans cœur mais-
EURYDICE -
Elle m'a aidée à vivre heureuse en ces lieux.
Ce n'est point du cœur, plutôt un chant mélodieux.
Qui les enchante tous, même les obscurs dieux !
Et ces doux vers, vois-tu, m'auront donné leurs yeux !
Donc tu peux partir : je ne crains plus de démon,
Et vraiment, si j'ai soif, je boirai l'Achéron !
Orphée sort de scène, laissant Eurydice seule aux Enfers.



