Bonjour chers utilisateurs 😜 Alors voilà, il y a maintenant 1 semaine en bac blanc de français avec écrit d'invention obligatoire il fallait composer un sonnet ayant pour thème le rêve. J'aimerai vos avis sur ce dernier ( je sais qu'il y a certains vers qui ne font pas 12 pieds je m'excuse d'avance). Je veux l'améliorer et pour cela j'aurai besoin de votre aide. Merci
La perle d'été glissant aux couleurs vermeil
Vivace elle trouve le chemin des flots de l'Eden
Et ravive mon âme, pour ma joie ou ma peine
Mais il est vrai qu'un jour je n'aurai plus sommeil
Pendant une nuit, je suis seul maître à bord
Sur ce fleuve impétueux je peux me pencher
Et d'une main saisir l'aube et l'obscurité
Tandis ce que de l'autre, je peux braver la mort
Les nuages s'accélèrent Eole souffle sur
Terre, puis la noirceur laisse place à l'azur
Nuit dure encore un peu, entend elle ma détresse?
Elle ne m'écoute pas,elle, la maîtresse
Réduisant à néant, elle la Créature
Mon souffle d'été berçant une des déesses
Pas sûre d'avoir respecté ton inspiration. J'ai tenté de revenir aux alexandrins. 🙂
Le feuillage d'été au reflet chaud vermeil
M'éloigne à tout jamais du chemin de l'Eden
Mon esprit est rongé d'un étrange lichen
Tant il est vrai qu'un jour je n'aurai plus sommeil
Pendant toute une nuit, je suis seul maître à bord
De rêve en souvenir je me sens ballotté
Ma main voudrait saisir brassées d'obscurité
Pour conjurer le sort et l'éternel remord.
Les nuages s'effilent sous le souffle d'Eole
Mirages lumineux et mon esprit s'affole
Déjà une aube a lui c'est nouvelle promesse
Ce qui était caché se trouve révélé
Et le bosquet obscur de fleurs est constellé
Et le calme revient comme ultime caresse.
Bravo ! Bien que certaines subtilités échappent au brut de décoffrage. :/
Je crois que même les petits remords prennent un s, mais c'est peut-être volontaire pour une rime riche.
Je n'ai pas compris cette histoire de sommeil. Instinctivement en lisant j'avais remplacé un par au.
Les flots de l’éden m'avaient aussi mouillé. Après coup, je me suis dit que notre ami faisait peut-être allusion aux vagues que font les hautes herbes sous l'effet du vent, mais ça manque de sens.
Enlevons le remords … 🙂
Mais supprimons le S :
Les flots de l’éden m'avaient aussi mouillés
Mais tout cela n'est qu'un rêve, un mauvais rêve … 🙂
Le feuillage d'été au reflet chaud vermeil
M'éloigne à tout jamais du chemin de l'Eden
Mon esprit est rongé d'un étrange lichen
Tant il est vrai qu'un jour je n'aurai plus sommeil
Pendant toute une nuit, je suis seul maître à bord
De rêve en souvenir je me sens ballotté
Ma main voudrait saisir brassées d'obscurité
Pour conjurer le sort et virer à tribord
Les nuages s'effilent sous le souffle d'Eole
Mirages lumineux et mon esprit s'affole
Déjà une aube a lui c'est nouvelle promesse
Ce qui était caché se trouve révélé
Et le bosquet obscur de fleurs est constellé
Et le calme revient comme ultime caresse.
J'ai essayé de garder les mots importants et le thème.
Dans mon rêve d'été, il est mort le soleil
Et je pense à demain où ma joie sera reine
Mais je trouble mon âme et j'avive ma peine.
Je voudrais tant un jour ne plus avoir sommeil !
Pendant toute la nuit je m'agite et me tords.
Sur un fleuve sans fin je me sens ballotté
Et ma main cherche en vain le mât qu'on m'a ôté
Mais le rêve est si beau que je n'ai nul remords.
Eole souffle fort et l'onde semble un mur
Puis soudain la noirceur laisse place à l'azur.
Dure encore, ô ma nuit, j'aime tant ma détresse !
Elle n'écoute pas, c'est elle la maîtresse
Qui meuble tout néant avec son souffle pur.
Nuit, berce-moi toujours, douce et noire déesse !
Beaucoup plus clair que la première mouture pour moi incompréhensible.
Toutefois n'y a t-il pas, si j'ai bien compris, contradiction entre :
Je voudrais tant un jour ne plus avoir sommeil ! qui semble signifier l'envie d'échapper définitivement à un rêve angoissant (le soleil est mort) en ne dormant plus jamais.
et :
Dure encore, ô ma nuit, j'aime tant ma détresse ! qui semble indiquer le contraire.
Que s'est-il donc passé entre les deux qui justifie un tel revirement, si ce n'est trois vers d'angoisse supplémentaires que le rêveur finirait par aimer (Mais le rêve est si beau que je n'ai nul remords.). Absence de remords dont on ne percoit d'ailleurs pas l'objet, sauf peut-être celle de dormir après avoir souhaité ne plus jamais dormir.
Ensuite, le rêveur aime sa détresse précisément quand elle n'a plus d'objet : le soleil n'est plus mort (l'azur est revenu).
Et enfin la contradiction va croissante avec le dernier vers où le rêveur souhaite ne plus se réveiller.
Pour moi le poème gagnerait en clarté en revisitant le quatrième vers. Peut-être un questionnement : reverrais-je un jour les rayons du soleil ?
Question : qui est la maitresse, la nuit ou Eole ? Souffle pur plaide pour Eole.
Tout cela étant dit, je ne connais rien à la poésie. Sans doute quelque chose m'aura échappé. En tout cas : félicitations.
L'incohérence est le propre du rêve. Mais le rêve toujours veut dire quelque chose.
LE REVE
Ah! Laissez-moi dormir pour vivre dans le rêve !
Bannissez le réveil et son affreux tocsin.
Je sais la vie réelle et le bonheur sans fin
Dans l'éden de Morphée ou bien au jardin d'Eve.
Je vois un grand parc d'eau rempli de mille fleurs
Où nagent des oiseaux tirés par des sirènes
Et du haut de l'azur où volent les murènes
Mon esprit flotte heureux de toutes ces splendeurs.
L'ennui sur terre est long et la joie est très brève.
Pourquoi vivre ici-bas où le monde est odieux ?
Gardez la vie de l'homme, à moi celle des dieux !
Mais je travaillerai nuit et jour et sans trêve
Si vous me réveillez avant que je sois vieux
car à quoi bon dormir si le rêve s'achève ?