David Herbert Lawrence, Amants et Fils

Entraide scolaire

6 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,
je suis bloquée sur un essay sur le roman 'Sons and Lovers' de D.H.L ("amant et fils" en français je crois)
"'dans sa relation avec myriam, paul est incapable d'être comprehensif ce qui pourrait à trouver une voie hors de l'impasse de leur relation'
de votre lecture de la nouvelle jusqu'ici (nous avons travaillé jusqu'au chapitre 9, "the defeat of myriam"), êtes vous en accort avec l'affirmation ci dessus"

('In his relationship with Myriam, Paul is incapable of the sympathetic understanding which might find a constructive way out of the impasse of their relationship.'
From your reading of the novel so far, would you be inclined to agree with the above statement?)car ma traduction n'est pas terrible…

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles Paul ne peut pas se résoudre à aimer Myriam, d'abord, certains traits de sa personnalité lui sont insupportable (son côté trop profond et donc son manque de légereté) mais je pense surtout que Paul est prisonnier de deux femmes castratrices, et sa mère et myriam veulent en extraire l'âme. Le côté castrateur vient de la relation oedipienne et presque incestueuse que Paul entretient avec sa mère et du fait que Paul ne peut pas s'investir entierement dans sa relation avec myriam.
Les deux femmes vivent très mal la relation que Paul entretient avec l'autre.
Ainsi, nous pouvons être tentés de dire que Paul a une part de responsabilité dans la "failure" de cette relation mais que la mère et Myriam sont autant voir plus responsable de cet echec.

Merci de m'aider car je ne suis pas sûre de vraiment répondre à la question posée…
Bonjour Anna,

Ce que tu expliques est juste et répond bien à la question que l'on t'a posée.
Ce que Paul ne peut pas comprendre dans Myriam, ce n'est pas sa "légèreté" comme tu dis. Cette jeune femme mystique et idéaliste ne peut apporter à Paul la chaleur vitale dont il a besoin et que, justement, seule sa mère lui offre en surabondance dans un dessein captateur (elle reporte sur ses fils tout le désir dont elle prive son mari. Ce transfert s'exercera sur Paul surtout après la mort de son frère aîné Guillaume). Chacune et chacun a sa part de responsabilité dans l'échec de cette relation affective triangulaire.
Le drame provient de ce que personne ne peut apporter à l'autre ce qu'il attend. Il est évident qu'au début Paul Morel ne comprend pas ce qui lui arrive, ces pulsions contraires qui l'agitent.
La maturation se fera plus tard et Paul (ou l'auteur) sera capable de rendre sensible et compréhensible cette part profonde de notre personnalité qui habituellement n'apparaît jamais à la conscience. Ton explication psychanalytique est très pertinente.
Merci beaucoup!
Le fait d'écrire mes idées pour demander de l'aide m'a déjà beaucoup aidé à les organiser et l'aide m'a encore plus aidé!
Maintenant il me reste à trouver un plan assez valable bien qu'en anglais ce ne soit pas forcément necessaire…
J'avais pensé faire :
-une première partie traitant de la relation que Paul entretient avec sa mère (le report d'affection de Walter à William puis Paul (brievement) et donc le côté oedipien de leur relation ainsi que les attentes de la mère)
-une deuxième partie traitant de la relation qu'il entretient avec myriam (la personnalité de myriam, les attentes de Paul de Myriam et leurs differents)
-une troisieme partie traitant du dilemme auquel Paul est confronté 😜ourquoi?comment et surtout le choix (Gretrude Morel) et une certaine solution de "remplacement" trouvée en Clara qui elle ressemble plus à Walter du fait qu'elle est très "easy-going" et developpe un côté charnel qui est nécessaire à Paul.
Bonjour Anna,

Ton plan est bon.
Je te suggérerai néanmoins d'inverser l'ordre des parties 1 et 2, pour respecter la loi d'intérêt (du moins important au plus important) ; la relation de Paul avec sa mère est plus importante que son aventure avec Myriam.
Note que dilemme s'écrit avec deux M. (dilemma dans la langue de Shakespeare)
Un point extrêmement important qui n'apparaît pas dans ton plan, mais qui ne t'aura sans doute pas échappé, est que cette découverte de soi et de ses besoins n'est jamais claire et rationnelle. C'est au travers de ses pulsions, de ses réactions, de ses émotions que Paul se construit, ou plutôt découvre peu à peu sa fêlure interne.
Certains critiques prétendent que la peur castratrice de Lawrence à l'égard de la femme aurait eu son origine pour une part dans sa relation avec sa mère, mais peut-être surtout dans un événement ravageur : alors qu'il était jeune apprenti dans une fabrique, il aurait été dénudé en public par les ouvrières…
Merci, encore!
J'ai honte, je ne sais même pas écrire dilemme…
Lawrence ne saurait trouver grâce à mes yeux, dénuder ou pas…Il était quand même extremement mysogine, il vouait un culte à sa mère certes mais il ne considérait pas les femmes en tant qu'égales (cf Le Deuxième Sexe…) donc non, je ne peux pas le plaindre…
Je pense donc que je vais garder le plan et probablement en inverser l'ordre, ajouter une partie de synthèse dans laquelle ma position par rapport à l'énoncé sera claire et conclure, il ne me reste plus qu'à trouver les bonnes citations et à trouver quelques procédés d'écritures qui appuient mes idées…
Il me reste tout de même une question à poser, avez vous des exemples pour illustrer "C'est au travers de ses pulsions, de ses réactions, de ses émotions que Paul se construit, ou plutôt découvre peu à peu sa fêlure interne." Je comprends mais ça reste assez vague dans mon esprit en fait. Est-ce là le moment d'analyser les passages où Paul et Myriam sont sur deux longueurs d'ondes différentes? (par exemple:le moment où Myriam lit son journal à Paul mais que elle le considère comme un aveu et que Paul ne voit ça que sous l'angle des travaux de français qu'il lui a demandé d'effectuer, essayant de rester perméable au sens du texte)
Et enfin, est ce que la vie en tant que clerc à Nottingham et le malaise qu'il éprouve au début sont le reflet de la malheureuse expérience de Lawrence?
Bonsoir Anna,

Cette faute est couramment commise. Le français recèle des pièges nombreux par les différences entre prononciation et graphie ou l'inverse : regarde arguer, jungle, cheptel, mœurs…
Ensuite si je t'ai cité cette aventure fort désagréable pour la virilité de D.H. Lawrence, ce n'était point pour excuser sa misogynie patente mais pour te donner une explication qui permet de rattacher l'œuvre à la vie.
Pour répondre à ta dernière question, je suis gêné. Je ne dispose pas de l'œuvre dans ma bibliothèque et je t'ai répondu à partir de souvenirs ravivés par la lecture d'histoires littéraires.
Ce que j'ai voulu dire, c'est que Lawrence possède au plus haut point l'art de rendre sensible toutes ces terres étranges, ces zones profondes de l'esprit humain qui échappent à la conscience psychologique. C'était pour t'aiguiller sur le "sympathic understanding" que je traduirai par "compréhension intuitive" dont Paul est dépourvu. Paul analyse rationnellement ce qu'il voit et ne peut rejoindre Myriam dans ses comportements ou expressions implicites. L'exemple que tu cites me paraît entrer dans ce cheminement.