Bonjour, j'aimerais avoir un avis, si possible détaillé sur une question de corpus qui m'a été donné, c'est la dernière que je vais avoir cette année avant mon BAC de français, alors j'aimerais savoir si je l'ai bien acquis au cours de mon année.
J'ai donc pour sujet : Quelles images de l'eau apparaissent dans ces poésies?
Avec pour texte :
«Il pleut» extrait de Calligramme de Guillaume Apollinaire, publié en 1918, «La lune blanche», extrait de La Bonne chanson de Paul Verlaine publié en 1870, et «Ophélie I» extrait du recueil Poésies d'Arthur Rimbaud daté du 15 mai 1870 et «Et la mer et l'amour» extrait du Recueil de vers de Monsieur de Marbeuf de Pierre de Marbeuf paru en 1628, sont toutes des quatre des poésies, ayant pour thématique principale; l'eau, utilisant divers procédés pour exposer leur image de cet élément, malgré des formes poétiques divergentes.
Ces quatre textes ont des formes poétiques différentes, en effet, Guillaume Apollinaire forme cinq propositions, n'ayant aucun rimes, et aucune régularités, appelé vers libres. De plus il forme un calligramme de pluie, représentant le titre de sa poésie ''Il Pleut'', complétant ainsi l'aspect sensoriel de la poésie. A l'opposé, Pierre de Marbeuf, utilise une forme de poésie traditionnelle, avec un poème en alexandrin, composé de rimes embrassés dans les deux quatrains et de rimes tripartites dans les deux tercets, formant ainsi un sonnet marotique. Rimbaud, rejoint Marbeuf sur une forme poétique traditionnelle, Ophélie I est en effet composé de quatre quatrains en alexandrin, dont les rimes sont croisées et suffisantes comme avec ''étoiles'' et ''voiles'', qui laissent place au rêve, comme pour Marbeuf avec ''rivage' et ''naufrage'', qui ramènent au thème de la mer, et formant tout deux un sonnet baroque. Verlaine, utilise une forme plus libre, le poème est composé de vers de quatre syllabes organisés en trois parties identiques constituées d'une strophe de cinq vers et d'un vers isolé. A l'intérieur des strophes, on a d'abord deux rimes croisées et le dernier vers rime avec le vers isolé.
Marbeuf, Rimbaud et Verlaine se rejoignent alors sur une forme poétique créant ainsi une certaine musicalité. A l'inverse, Apollinaire, privilégie l'aspect libre de la calligraphie, associant un visuel à ses vers.
S'ajoutant à leurs formes poétiques parfois variantes, ces poètes ont une vision de l'eau, et un reflet à travers leur œuvre divergent.
En effet, dans ces quatre poésies, le thème de l'eau est évoqué, mais avec une signification particulière au texte, Apollinaire lie alors la pluie à la tristesse, et la souffrance,et la passion avec un parallèle de «pleut» et «pleurent» qui soumet le regret de l'ancienne compagne. Le polysyndéton dans les deux premiers vers, dans le poème de Pierre de Marbeuf, entremêle deux champs lexicaux, la mer et la passion «et la mer et l'amour», Marbeuf rejoins donc Apollinaire sur le thème de l'amour. Rimbaud,lui, développe en particulier le thème de la nature, avec des figures de styles variés, comme la personnification des ''eaux du fleuve qui bercent le corps'', le fleuve devient alors le berceau d'Ophélie, s'ajoutant à cela, des allitérations en ''s'' et ''f'' avec ''flotte'', ''passe'', ''fleuve'', qui donne une sonorité douce au texte, donnant l'aspect d'une berceuse. Comme chez Rimbaud, Verlaine dresse un tableau, avec une description d'un paysage organisée de façon verticale, chaque strophes à une atmosphère différente, la deuxième strophe avec une personnification de la nature, ''où le vent pleure'', constitue une atmosphère négative.
Marbeuf, constitue au départ une réflexion générale avec «l'on», puis il fait part de sa réflexion personnelle à travers son texte, par l'utilisation du pronom personnel «je», qui compose une certaine intimité avec le lecteur. Rimbaud, quant à lui, par l'apostrophe; «Ô Ophélie» crée une familiarité avec le personnage de la jeune fille. Tout comme Marbeuf, Apollinaire constitue une réflexion par son rattachement à l'eau, avec «de ma vie» cela lui permet d'évoquer des femmes appartenant à son passé, par le terme ''gouttelettes''. Enfin, Verlaine, au contraire de ces confrères, ne s'accordent pas à s'implanter dans son texte, il décrit un paysage qui s'accorde et reflète les sentiments humains dans sa généralité, avec une descente de la ''lune blanche'' jusqu'à ''l'étang'' et une remontée vers le ''firmament'', qui démontre ainsi le changement brutal de l'émotion humaine.
Ces poèmes présente donc une musicalité travaillé chez Verlaine, Rimbaud et Marbeuf, par la multiplication de figures de styles. Et une recherche d'harmonie entre visuel et lyrisme chez Verlaine. L'image de l'eau est abordé sous différents angles, mais la thématique de l'amour, de la souffrance et de la nature est particulièrement représentait chez les auteurs.
J'ai donc pour sujet : Quelles images de l'eau apparaissent dans ces poésies?
Avec pour texte :
Et la mer et l'amour ont l'amer pour partage,
Et la mer est amère, et l'amour est amer,
L'on s'abîme en l'amour aussi bien qu'en la mer,
Car la mer et l'amour ne sont point sans orage.
Celui qui craint les eaux, qu'il demeure au rivage,
Celui qui craint les maux qu'on souffre pour aimer,
Qu'il ne se laisse pas à l'amour enflammer,
Et tous deux ils seront sans hasard de naufrage.
La mère de l'amour eut la mer pour berceau,
Le feu sort de l'amour, sa mère sort de l'eau
Mais l'eau contre ce feu ne peut fournir des armes.
Si l'eau pouvait éteindre un brasier amoureux,
Ton amour qui me brûle est si fort douloureux,
Que j'eusse éteint son feu de la mer de mes larmes.
Pierre de Marbeuf, Recueil des vers
La lune blanche
Luit dans les bois ;
De chaque branche
Part une voix
Sous la ramée…
Ô bien-aimée.
L’étang reflète,
Profond miroir,
La silhouette
Du saule noir
Où le vent pleure…
Rêvons, c’est l’heure.
Un vaste et tendre
Apaisement
Semble descendre
Du firmament
Que l’astre irise…
C’est l’heure exquise.
Paul Verlaine, La Bonne Chanson
Il pleut des voix de femmes comme si elles étaient mortes même dans le souvenir
C'est vous aussi qu'il pleut merveilleuses rencontres de ma vie ô gouttelettes
Et ces nuages cabrés se prennent à hennir tout un univers de villes auriculaires
Écoute s'il pleut tandis que le regret et le dédain pleurent une ancienne musique
Ecoute tomber les liens qui te retiennent en haut et en bas.
Apollinaire, Il pleut
Sur l'onde calme et noire où dorment les étoilesJ'ai donc fais ce travail, merci de me donner votre avis.
La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,
Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles…
- On entend dans les bois lointains des hallalis.
Voici plus de mille ans que la triste Ophélie
Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir
Voici plus de mille ans que sa douce folie
Murmure sa romance à la brise du soir
Le vent baise ses seins et déploie en corolle
Ses grands voiles bercés mollement par les eaux ;
Les saules frissonnants pleurent sur son épaule,
Sur son grand front rêveur s'inclinent les roseaux.
Les nénuphars froissés soupirent autour d'elle ;
Elle éveille parfois, dans un aune qui dort,
Quelque nid, d'où s'échappe un petit frisson d'aile :
- Un chant mystérieux tombe des astres d'or
Ophélie I, Rimbaud
«Il pleut» extrait de Calligramme de Guillaume Apollinaire, publié en 1918, «La lune blanche», extrait de La Bonne chanson de Paul Verlaine publié en 1870, et «Ophélie I» extrait du recueil Poésies d'Arthur Rimbaud daté du 15 mai 1870 et «Et la mer et l'amour» extrait du Recueil de vers de Monsieur de Marbeuf de Pierre de Marbeuf paru en 1628, sont toutes des quatre des poésies, ayant pour thématique principale; l'eau, utilisant divers procédés pour exposer leur image de cet élément, malgré des formes poétiques divergentes.
Ces quatre textes ont des formes poétiques différentes, en effet, Guillaume Apollinaire forme cinq propositions, n'ayant aucun rimes, et aucune régularités, appelé vers libres. De plus il forme un calligramme de pluie, représentant le titre de sa poésie ''Il Pleut'', complétant ainsi l'aspect sensoriel de la poésie. A l'opposé, Pierre de Marbeuf, utilise une forme de poésie traditionnelle, avec un poème en alexandrin, composé de rimes embrassés dans les deux quatrains et de rimes tripartites dans les deux tercets, formant ainsi un sonnet marotique. Rimbaud, rejoint Marbeuf sur une forme poétique traditionnelle, Ophélie I est en effet composé de quatre quatrains en alexandrin, dont les rimes sont croisées et suffisantes comme avec ''étoiles'' et ''voiles'', qui laissent place au rêve, comme pour Marbeuf avec ''rivage' et ''naufrage'', qui ramènent au thème de la mer, et formant tout deux un sonnet baroque. Verlaine, utilise une forme plus libre, le poème est composé de vers de quatre syllabes organisés en trois parties identiques constituées d'une strophe de cinq vers et d'un vers isolé. A l'intérieur des strophes, on a d'abord deux rimes croisées et le dernier vers rime avec le vers isolé.
Marbeuf, Rimbaud et Verlaine se rejoignent alors sur une forme poétique créant ainsi une certaine musicalité. A l'inverse, Apollinaire, privilégie l'aspect libre de la calligraphie, associant un visuel à ses vers.
S'ajoutant à leurs formes poétiques parfois variantes, ces poètes ont une vision de l'eau, et un reflet à travers leur œuvre divergent.
En effet, dans ces quatre poésies, le thème de l'eau est évoqué, mais avec une signification particulière au texte, Apollinaire lie alors la pluie à la tristesse, et la souffrance,et la passion avec un parallèle de «pleut» et «pleurent» qui soumet le regret de l'ancienne compagne. Le polysyndéton dans les deux premiers vers, dans le poème de Pierre de Marbeuf, entremêle deux champs lexicaux, la mer et la passion «et la mer et l'amour», Marbeuf rejoins donc Apollinaire sur le thème de l'amour. Rimbaud,lui, développe en particulier le thème de la nature, avec des figures de styles variés, comme la personnification des ''eaux du fleuve qui bercent le corps'', le fleuve devient alors le berceau d'Ophélie, s'ajoutant à cela, des allitérations en ''s'' et ''f'' avec ''flotte'', ''passe'', ''fleuve'', qui donne une sonorité douce au texte, donnant l'aspect d'une berceuse. Comme chez Rimbaud, Verlaine dresse un tableau, avec une description d'un paysage organisée de façon verticale, chaque strophes à une atmosphère différente, la deuxième strophe avec une personnification de la nature, ''où le vent pleure'', constitue une atmosphère négative.
Marbeuf, constitue au départ une réflexion générale avec «l'on», puis il fait part de sa réflexion personnelle à travers son texte, par l'utilisation du pronom personnel «je», qui compose une certaine intimité avec le lecteur. Rimbaud, quant à lui, par l'apostrophe; «Ô Ophélie» crée une familiarité avec le personnage de la jeune fille. Tout comme Marbeuf, Apollinaire constitue une réflexion par son rattachement à l'eau, avec «de ma vie» cela lui permet d'évoquer des femmes appartenant à son passé, par le terme ''gouttelettes''. Enfin, Verlaine, au contraire de ces confrères, ne s'accordent pas à s'implanter dans son texte, il décrit un paysage qui s'accorde et reflète les sentiments humains dans sa généralité, avec une descente de la ''lune blanche'' jusqu'à ''l'étang'' et une remontée vers le ''firmament'', qui démontre ainsi le changement brutal de l'émotion humaine.
Ces poèmes présente donc une musicalité travaillé chez Verlaine, Rimbaud et Marbeuf, par la multiplication de figures de styles. Et une recherche d'harmonie entre visuel et lyrisme chez Verlaine. L'image de l'eau est abordé sous différents angles, mais la thématique de l'amour, de la souffrance et de la nature est particulièrement représentait chez les auteurs.



