Bonjour, je dois faire une dissertation, mais je suis bloquée car je ne trouve pas d'exemples…
Il faut que je trouve des poème qui montrent les différentes façons de se sortir d'une épreuves.
C'est-à-dire des poèmes qui montrent que le poète s'en fort plus fort, et des poèmes où le poète
montre qu'il s'en sort affaibli.
J'espère que vous m'avez comprise ! 😀
Est-ce que vous auriez des idées à me proposer ? merci beaucoup ! 🙂
Richard II Quarante
Ma patrie est comme une barque
Qu’abandonnèrent ses haleurs
Et je ressemble à ce monarque
Plus malheureux que le malheur
Qui restait roi de ses douleurs
Vivre n’est plus qu’un stratagème
Le vent sait mal sécher les pleurs
Il faut haïr tout ce que j’aime
Ce que je n’ai plus donnez-leur
Je reste roi de mes douleurs
Le coeur peut s’arrêter de battre
Le sang peut couler sans chaleur
Deux et deux ne fassent plus quatre
Au Pigeon-Vole des voleurs
Je reste roi de mes douleurs
Que le soleil meure ou renaisse
Le ciel a perdu ses couleurs
Tendre Paris de ma jeunesse
Adieu printemps du Quai-aux-Fleurs
Je reste roi de mes douleurs
Fuyez les bois et les fontaines
Taisez-vous oiseaux querelleurs
Vos chants sont mis en quarantaine
C’est le règne de l’oiseleur
Je reste roi de mes douleurs
Il est un temps pour la souffrance
Quand Jeanne vint à Vaucouleurs
Ah coupez en morceaux la France
Le jour avait cette pâleur
Je reste roi de mes douleurs
Aragon
-----------------------------------
Le temps de vivre de Boris Vian
-----------------------------------
Joachim DU BELLAY (1522-1560)
Baif, qui, comme moi, prouves l'adversité
Baif, qui, comme moi, prouves l'adversité,
Il n'est pas toujours bon de combattre l'orage,
Il faut caler la voile, et de peur du naufrage
Céder à la fureur de Neptune irrité.
Mais il ne faut aussi par crainte et vilité
S'abandonner en proie : il faut prendre courage,
Il faut feindre souvent l'espoir par le visage,
Et faut faire vertu de la nécessité.
Donques sans nous ronger le coeur d'un trop grand soin,
Mais de notre vertu nous aidant au besoin,
Combattons le malheur. Quant à moi, je proteste
Que je veux désormais fortune dépiter,
Et que si elle entreprend le me faire quitter,
Je le tiendrai, Baïf, et fût-ce de ma reste.
Merci beaucoup beaucoup d'avoir pris le temps de me répondre !
les poèmes sont vraiment supers et parfaits.
Bonne journée 🙂
Tant mieux s'ils te conviennent. Bon travail … 🙂