Bonjour
ma fille a un devoir a effectuer , et malheureusement je n arrive pas a l aider
elle doit faire le corpus de Rêve parisien de Charles Baudelaire ,/ Cauchemar de Paul Verlaine et/ En cas d'arrêt même prolongé de Raymond Queneau / il ya des mois que j écoute de Albertin Sarrazin
Questions sur le corpus :
A la lecture des textes du corpus Identifiez les éléments caractérisant des rêves ou des cauchemars
Pouvez vous me renseigner , que je puisse l aider
E vous remercient d avance
Cordialement
Rêve parisien
A Constantin Guys
I
De ce terrible paysage,
Tel que jamais mortel n'en vit,
Ce matin encore l'image,
Vague et lointaine, me ravit.
Le sommeil est plein de miracles !
Par un caprice singulier,
J'avais banni de ces spectacles
Le végétal irrégulier,
Et, peintre fier de mon génie,
Je savourais dans mon tableau
L'enivrante monotonie
Du métal, du marbre et de l'eau.
Babel d'escaliers et d'arcades,
C'était un palais infini,
Plein de bassins et de cascades
Tombant dans l'or mat ou bruni ;
Et des cataractes pesantes,
Comme des rideaux de cristal,
Se suspendaient, éblouissantes,
A des murailles de métal.
Non d'arbres, mais de colonnades
Les étangs dormants s'entouraient,
Où de gigantesques naïades,
Comme des femmes, se miraient.
Des nappes d'eau s'épanchaient, bleues,
Entre des quais roses et verts,
Pendant des millions de lieues,
Vers les confins de l'univers ;
C'étaient des pierres inouïes
Et des flots magiques ; c'étaient
D'immenses glaces éblouies
Par tout ce qu'elles reflétaient !
Insouciants et taciturnes,
Des Ganges, dans le firmament,
Versaient le trésor de leurs urnes
Dans des gouffres de diamant.
Architecte de mes féeries,
Je faisais, à ma volonté,
Sous un tunnel de pierreries
Passer un océan dompté ;
Et tout, même la couleur noire,
Semblait fourbi, clair, irisé ;
Le liquide enchâssait sa gloire
Dans le rayon cristallisé.
Nul astre d'ailleurs, nuls vestiges
De soleil, même au bas du ciel,
Pour illuminer ces prodiges,
Qui brillaient d'un feu personnel !
Et sur ces mouvantes merveilles
Planait (terrible nouveauté !
Tout pour l'oeil, rien pour les oreilles !)
Un silence d'éternité.
II
En rouvrant mes yeux pleins de flamme
J'ai vu l'horreur de mon taudis,
Et senti, rentrant dans mon âme,
La pointe des soucis maudits ;
La pendule aux accents funèbres
Sonnait brutalement midi,
Et le ciel versait des ténèbres
Sur le triste monde engourdi.
Baudelaire
Cauchemar
J'ai vu passer dans mon rêve
- Tel l'ouragan sur la grève, -
D'une main tenant un glaive
Et de l'autre un sablier,
Ce cavalier
Des ballades d'Allemagne
Qu'à travers ville et campagne,
Et du fleuve à la montagne,
Et des forêts au vallon,
Un étalon
Rouge-flamme et noir d'ébène,
Sans bride, ni mors, ni rêne,
Ni hop ! ni cravache, entraîne
Parmi des râlements sourds
Toujours ! toujours !
Un grand feutre à longue plume
Ombrait son oeil qui s'allume
Et s'éteint. Tel, dans la brume,
Éclate et meurt l'éclair bleu
D'une arme à feu.
Comme l'aile d'une orfraie
Qu'un subit orage effraie,
Par l'air que la neige raie,
Son manteau se soulevant
Claquait au vent,
Et montrait d'un air de gloire
Un torse d'ombre et d'ivoire,
Tandis que dans la nuit noire
Luisaient en des cris stridents
Trente-deux dents.
Verlaine
Le métro tombe en panne
les lumières s’éteignent
silence
personne ne bronche
pas un bateau qui bouge
En cas d’arrêt même prolongé
pas un pêcheur dans l’eau
pas un falot
un plaisantin fait hou hou
et voilà que des catacombes et des égouts
s’amène tout un peuple de fantômes
qui chantent la Carmagnole
sur un air de Guillaume de Machaut
et le Dies irae5
avec accompagnement de chalumeaux
les dents longues et le nez creux
ils descendent des affiches
sur lesquelles ils se cachent
ils vont de large en long
arpentant les wagons
obscurs
en faisant des courants d’air
froid
quelqu’un éternue
en même temps la lumière est revenue
personne ne bronche
pas même les images sur les murs
le métro repart
Raymond Queneau, « En cas d’arrêt
même prolongé », Courir les rues, 1967.
Il y a des mois que j'écoute
Les nuits et les minuits tomber
Et les camions dérober
La grande vitesse à la route
5 Et grogner l'heureuse dormeuse
Et manger la prison les vers
Printemps étés automnes hivers
Pour moi n'ont aucune berceuse
Car je suis inutile et belle
10 En ce lit où l'on n'est plus qu'un
Lasse de ma peau sans parfum
Que pâlit cette ombre cruelle
La nuit crisse et froisse des choses
Par le carreau que j'ai cassé
15 Où s'engouffre l'air du passé
Tourbillonnant en mille poses
C'est le drap frais le dessin mièvre
Léchant aux murs le reposoir
C'est la voix maternelle un soir
20 Où l'on criait parmi la fièvre
Le grand jeu d'amant et maîtresse
Fut bien pire que celui-là
C'est lui pourtant qui reste là
Car je suis nue et sans caresse
25 Mais veux dormir ceci annule
Les précédents Ah m'évader
Dans les pavots ne plus compter
Les pas de cellule en cellule
Albertine Sarrazin
Fresnes 1954-1955
Pour commencer :
Il faut reprendre chaque poème et relever ici la nuit, là des fantômes, ou bien un sentiment d'incompréhension, d'inquiétude ou d'angoisse, des personnages étranges, des situations de catastrophe, un champ lexical de l'obscurité, du noir, une impression d'enfermement …
Merci pour votre réponse
Donc je lui est dit votre réponse
Elle a compris ,
Mais cela fait 1 semaine qu elle est déçut et bloque complètement elle comprend mais elle y arrive pas
Elle va s y remettre , en espérant quelle réussisse
Cordialement
Malheureusement elle comprend pas ,
pourquoi ? je désespère
Elle peut poser elle-même ses questions.
Il faut partir de la définition simple :
Un cauchemar est un rêve causant une forte émotion négative, le plus communément de la peur ou de l'horreur, mais également du désespoir, de l'anxiété.
Voilà les pistes pour l'analyse des quatre poèmes.
Donc je lui en fait part
en espérant qu elle y arrive
c est pas évident et moi je ne n arrive pas a l aider c est frustrant
Malheureusement elle comprend pas ,
pourquoi ? je désespère
Pourquoi votre fille n'intervient-elle pas elle-même en précisant ce qu'elle ne comprend pas dans les réponses de Floréale ? Elle doit bien comprendre un tout petit peu certaines autres choses, non ?
Bonsoir,
J'ai beau relire pleins de fois les textes et lire en plus des résumés mais je ne trouve rien qui montre les élément de rêves ou de cauchemar..
Merci d'avance
Reprendre chaque poème, un par un et lentement crayon en main.
Voyons en semble pour ce court extrait :
Rêve parisien
De ce terrible paysage,
Tel que jamais mortel n'en vit,
Ce matin encore l'image,
Vague et lointaine, me ravit.
Le sommeil est plein de miracles !
Par un caprice singulier,
J'avais banni de ces spectacles
Le végétal irrégulier,
On trouve ici des mots (un adjectif : terrible et un nom : mortel -utilisé justement pour ses connotations) : atmosphère qui peut alerter, voire inquiéter.
Le mot "sommeil" peut laisser attendre rêves et bien non, ce sera de mauvais rêves : le cauchemar mais il y a le titre : Rêve.
Donc je vous remercie pour votre réponse, donc regardée tout les mots qui se rapportent au rêve et cauchemar, mais il reste le problème qu'il faut aussi comparer les textes entre eux, et a part dire que y en qui parle de rêves et d'autre de cauchemar je vois pas quoi d'autre a dire, et cela reste trop vague.
Rêve parisien
A Constantin Guys
I
De ce terrible paysage,
Tel que jamais mortel n'en vit,
Ce matin encore l'image,
Vague et lointaine, me ravit.
Le sommeil est plein de miracles !
Par un caprice singulier,
J'avais banni de ces spectacles
Le végétal irrégulier,
Et, peintre fier de mon génie,
Je savourais dans mon tableau
L'enivrante monotonie
Du métal, du marbre et de l'eau.
Babel d'escaliers et d'arcades,
C'était un palais infini,
Plein de bassins et de cascades
Tombant dans l'or mat ou bruni ;
Et des cataractes pesantes,
Comme des rideaux de cristal,
Se suspendaient, éblouissantes,
A des murailles de métal.
Non d'arbres, mais de colonnades
Les étangs dormants s'entouraient,
Où de gigantesques naïades,
Comme des femmes, se miraient.
Des nappes d'eau s'épanchaient, bleues,
Entre des quais roses et verts,
Pendant des millions de lieues,
Vers les confins de l'univers ;
C'étaient des pierres inouïes
Et des flots magiques ; c'étaient
D'immenses glaces éblouies
Par tout ce qu'elles reflétaient !
Insouciants et taciturnes,
Des Ganges, dans le firmament,
Versaient le trésor de leurs urnes
Dans des gouffres de diamant.
Architecte de mes féeries,
Je faisais, à ma volonté,
Sous un tunnel de pierreries
Passer un océan dompté ;
Et tout, même la couleur noire,
Semblait fourbi, clair, irisé ;
Le liquide enchâssait sa gloire
Dans le rayon cristallisé.
Nul astre d'ailleurs, nuls vestiges
De soleil, même au bas du ciel,
Pour illuminer ces prodiges,
Qui brillaient d'un feu personnel !
Et sur ces mouvantes merveilles
Planait (terrible nouveauté !
Tout pour l'oeil, rien pour les oreilles !)
Un silence d'éternité.
II
En rouvrant mes yeux pleins de flamme
J'ai vu l'horreur de mon taudis,
Et senti, rentrant dans mon âme,
La pointe des soucis maudits ;
La pendule aux accents funèbres
Sonnait brutalement midi,
Et le ciel versait des ténèbres
Sur le triste monde engourdi.
Baudelaire
Je ne comprends pas qu'on en soit encore là. Il faut d'abord s'appuyer sur les repérages dans le texte et cela est un travail d'analyse de troisième.
L'analyse ne convient pas. Il faut partir des définitions de rêve et de cauchemar, ce que j'avais conseillé. Puis lister dans tous les poèmes les deux domaines.
Au brouillon, faire un grand tableau récapitulatif : deux grandes colonnes verticales : une pour REVE, une pour CAUCHEMAR et quatre divisons horizontales, une pour chaque poème.
Des dominantes vont apparaître. Quels poèmes privilégient le rêve ? Quels mots mais surtout quelles images, rêves de quoi ? de paysages ? de personnages …/….