Quel est le poème le plus court dans la littérature française ?
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Bonjour,
En ce qui concerne Benjamin, je suis d'accord sur le fait qu'il est encore trop jeune et qu'il ressasse des clichés, et quelques fautes d'orthographe sont vraiment rédhibitoires, mais par contre, s'il faut qu'il attende d'avoir assez lu et étudié pour écrire, il ne s'en sortira jamais… S'il fallait connaître toute la musique faite avant sa naissance pour avoir le droit d'en composer, jamais personne n'en ferait. Laissez-lui sa fraîcheur et son oeil neuf sur la littérature !
Pour en revenir au poême d'Appolinaire, "Et l'unique cordeau des trompettes marine" Cordeau, est une petite corde.
Merci, Jean-Luc !
* Un "ver(s) de vingt-trois pieds" est la mutation débutante d'un mille-pattes…
Je vous demande la permission de l'inclure dans ce que vous savez.
Mais, dans l'ignorance de votre nom, je vais devoir indiquer anonyme.
Par parenthèse et sans vous en demander plus, votre nom ne commence-t-il par un B ? J'ai ma petite idée là-dessus.
Bonne nuit !
Amicalement,
Edy
Jean-Luc,
J'ai retrouvé un poème monosyllabique de Jules de Rességuier :
Fort
Belle,
Elle
Dort ;
Sort
Frêle !
Quelle
Mort !
Rose
Close,
La
Brise
L’a
Prise.
Et, pour ceux qui aiment la virtuosité, il y a aussi Les Djinns, de Victor Hugo.
Schteiffen Stein a écrit :PS: pour le poème le plus court, je propose celui de V. Hugo (dont je ne me souviens pas du titre), qui ne comporte qu'une date et pas même un seul vers, date qui correspond à celui de la mort de sa fille.
"Demain, dès l'aube" 😜
Désolé Schteiffen Stein,
Non, ce n'est pas un poème.
Ce 4 SEPTEMBRE 1843 est la date pivot du recueil, celle de la noyade de Léopoldine.
Ah, bien, excusez moi de m'être abusé ainsi. Il apparaissait pourtant en ma mémoire quelque trace d'un poème hugolien marquant par son inconsistance formelle. Mais je ne suis pas un grand liseur des poésies d'Hugo.
Quant au Chantre, tout a été dit, je pense.
Pour Benjamin, je persiste à croire qu'il lui faut du recul, tant au niveau du réel, qu'au niveau des Belles-Lettres. Comment croyez vous que Rimbaud ait pu avoir l'idée (avec tant d'autres, je ne prends qu'un exemple bien marqué) de bouleverser la poésie française sans s'es être auparavant profondément imprégné? A moins de vouloir adhérer à une esthétique dadaïste, ce qui es plus ou moins au goût du jour (mais ne semble pas être de celui de Benjamin), il convient de bien savoir ce qui se fait et/ou ce qui s'est fait.
Bonsoir à toutes et tous
Forum très interessant !
Pour répondre au dernier post, Rimbaud maîtrisait non seulement la poèsie française, mais aussi la poésie latine ! Il avait rendu sa copie au bout d'une heure, sans ouvrir son dico, et a eu le premier prix…
Benjamin, ne te laisse pas désarçonner, c'est en écrivant que l'on apprend… à écrire. Et en lisant, bien sûr.
celui ci est de moi.
jerusalem
Est ce le peuple errant dans léthargie d'une plaie
peignant son coeur d'insolubles croyances à la paix
qu'à l'aube claire pleurent ces jolies yeux
où naissent les larmes pieuse d'une guerre universelle .
enzo.
Bonjour Enzo,
Bravo, j'apprécie les allusions à Jérusalem, cité de la paix, au juif errant, à la diaspora…
Mais ne dévalue pas ta création par quelques fautes d'accord !
N'hésite pas à nous faire part de tes textes, tu as du talent.
Oui mais je n'approuve pas les "larmes pieuses d'une guerre universelle"
Tu peux expliquer Enzo ce que la guerre aurait de "pieux" ?
Bonjour !
Pour Benjamin je suis d'accord pour dire qu'il faut beaucoup connaître ce qui s'est passé avant pour pouvoir faire une chose, quelle qu'elle soit. C'est valable aussi pour le sonnet, c'est une forme à étudier, dans son histoire, sa genèse, ses variations etc (cf le sonnet en prose de Rimbaud). En revanche il me semble qu'on fait un sonnet comme on veut, avec 12 vers pourquoi pas (bon d'accord ce n'est plus un sonnet…) La forme n'est jamais qu'une proposition de travail, on y prend ce qui est utile (et ce qu'on connait). Qu'en pensez-vous.
Ben non, on fait un sonnet avec 14 vers c'est la seule recette 😉
Mais on peut l'écrire en hecta septa déca ou alex voire même d'autres décomptes
Oui mieux vaut travailler à partir de ce qu'on connaît
Bonjour,
Il faudrait voir du côté de Guillevic. Je me souviens d'un poème de lui que nous avions dû expliquer en DEUG de lettres modernes (il y a plus de 15 ans, comme le temps passe…):
"L'abeille
Emerge"
J'avais été sidéré par tout ce que notre professeur bien-aimé était arrivé à dire sur ce si bef poème 😉
Bonjour Totof,
Alors Guillevic serait le gagnant ? Je serais très intéressé de savoir comment un professeur a pu faire son miel d'un tel paradigme. 😉
Il a construit une ruche sur une rivière ?
Bonjour à tous,
J'ai eu de l'interêt à lire les gloses sur le poème d'un vers du mal aimé.
Mais ce qui m'attire c'est ce débat annexe construit autour du jeune poète et de ces fautes de rythme. Du moins des fautes qu'on lui imputait car j'aimerais savoir où la Poésie et les Muses et je ne sais qui encore, détenant une suprème autorité dans l'art de faire de l'art aurait dit "Coupe ainsi tes vers de douze mon biquet ou tu ne fais pas du sonnet".
Je me range au dernier avis : un sonnet = 14 vers.
Non?
Eclairez-moi.
Sonnet = poème de 14 vers, par définition. Il ne peut y en avoir d'autres
Par contre, les vers peuvent être alex, déca, octo, etc
Même sansonnet un poète peut être
Jacques Prévert,
Les paris stupidesUn certain Blaise Pascal, etc etc
Assez court, non?