Zola, La Curée, chapitre 1 - Quand Renée entra, il y eut un murmure d’admiration…

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, je suis actuellement en premiere s et j'ai l'oral à la fin de l'année de français (qui n'est pas mon fort). J'ai fini tous les textes il m'en reste plus que 1 à travailler , j'ai déjà les axes introduction et conclusion mais je n'arrive pas à faire une analyse concrète. Je vous mets mon texte ci-dessous:
Emile Zola, La Curée, (1971), extrait chapitre I.

Quand Renée entra, il y eut un murmure d'admiration.
Elle était vraiment divine. Sur une première jupe de tulle, garnie, derrière, d'un flot de volants, elle portait une tunique de satin vert tendre, bordée d'une haute dentelle d'Angleterre , relevée et attachée par de grosses touffes de violettes ; un seul volant garnissait le devant de la jupe. où des bouquets de violettes, reliés par des guirlandes de lierre, fixaient une légère draperie de mousseline. Les grâces de la tête et du corsage étaient adorables, au-dessus de ces jupes d'une ampleur royale et d'une richesse un peu chargée. Décolletée jusqu'à la pointe des seins, les bras découverts avec des touffes de violettes sur les épaules, la jeune femme semblait sortir toute nue de sa gaine de tulle et de satin, pareille à une de ces nymphes dont le buste se dégage des chênes sacrés ; et sa gorge blanche, son corps souple, était déjà si heureux de sa demi-liberté, que le regard s'attendait toujours à voir peu à peu le corsage et les jupes glisser, comme le vêtement d'une baigneuse folle de sa chair. Sa coiffure haute, ses fins cheveux jaunes retroussés en forme de casque, et dans lesquels courait une branche de lierre, retenue par un nœud de violettes, augmentaient encore sa nudité, en découvrant sa nuque que des poils follets, semblables à des fils d'or, ombraient légèrement. Elle avait, au cou, une rivière à pendeloques, d'une eau admirable, et, sur le front, une aigrette faite de brins d'argent, constellés de diamants. Et elle resta ainsi quelques secondes sur le seuil, debout dans sa toilette magnifique, les épaules moirées par les clartés chaudes. Comme elle avait descendu vite, elle soufflait un peu.
Ses yeux, que le noir du parc Monceau avait emplis d'ombre, clignaient devant ce flot brusque de lumière, lui donnaient cet air hésitant des myopes, qui était chez elle une grâce.
Mes axes sont:
Un premier portrait de Renée qui met en valeur la grande beauté de l’héroïne
a. Une riche bourgeoise du Second Empire (valeur documentaire)
b. Un tableau qui célèbre le corps féminin (valeur ornementale)
c. Un appel aux sens du lecteur (imagination et cinq sens)
II. Une beauté inconsciente et excessive
a. Une sensualité débridée
b. Renée, incarnation de la décadence du Second Empire
c. Un portrait qui annonce le scandale

Pourrez vous m'aider svp.
Nous répétons assez souvent ici qu'à l'oral, vous aurez à traiter une problématique donnée par l'examinateur. Votre plan ne sera pas d'un grand secours.

Réfléchir aux problématiques qui peuvent être proposées sur un texte. Ici, par exemple, la description est flagrante => valeur documentaire (comme vous le dites TB) d'un texte naturaliste (mode). Que vous pouvez coupler avec le scandale d'une quasi-nudité (les "bourgeois" du XIXe siècle étaient particulièrement hypocrites).

Donc, concrètement, relevez tous les éléments de la description. Analysez les champs lexicaux. Ne pas oublier la première phrase => La vie s'arrête, on admire un tableau en somme.