Anthologie poétique sur le thème du voyage en hiver

Entraide scolaire

6 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonjour tout le monde,
Je suis en première L et je dois faire une anthologie sur le thème de voyage.. Ce thème étant très vaste, notre professeur nous a alors demander de nous consacrer sur un aspect du voyage. J'ai donc choisit le voyage en hiver.
Il faut choisir 5 poèmes allant du XVIe au XXe siècle. J'en ai déjà trouver trois :
- "L'hiver du Sieur d'Aubigné" de T.A d'Aubigné (XVIe siècle)
- "Stances sur mon jardin de Bourcheville" de J.Quesnel (XVIIe siècle)
- "Rêvé pour l'hiver" d'A. Rimbaud (XIXe siècle)
Il me manque donc deux poèmes : un du XVIIe et un du XXe siècle.
Il va ensuite falloir que je cherche des illustrations, mais ça, je vais me débrouillé toute seule.
Je vous remercie d'avance
On peut aussi rêver le voyage …
Étrange voyageur sans bagages
Je n’ai jamais quitté Paris
ma mémoire ne me quittait pas d’une semelle
ma mémoire me suivait comme un petit chien
J’étais plus bête que les brebis
qui brillent dans le ciel à minuit
il fait très chaud
je me dis tout bas et très sérieusement
J’ai très soif j’ai vraiment très soif
je n’ai que mon chapeau
clef des champs clefs des songes
père des souvenirs
mais ce soir je suis dans cette ville
derrière chaque arbre des avenues
un souvenir guette mon passage
C’est toi, mon vieux Paris
tes monuments sont les bornes kilométriques de ma fatigue
je reconnais tes nuages
qui s’accrochent aux cheminées
pour me dire adieu ou bonjour
la nuit tu es phosphorescent
je t’aime comme on aime un éléphant
tous les cris sont pour moi des cris de tendresse
je suis comme Aladin dans le jardin
où la lampe magique était allumée
je ne cherche rien
je suis ici
je suis assis à la terrasse d’un café
et je souris de toutes mes dents
en pensant à tous mes fameux voyages
je voulais aller à New York ou à Buenos-Aires
connaître la neige de Moscou
partir un soir à bord d’un paquebot
pour Madagascar ou Shangaï
remonter le Mississippi
je suis allé à Barbizon
et j’ai relu les voyages du capitaine Cook
je me suis couché sur la mousse élastique
j'ai écrit des poèmes près d'une anémone sylvie
en cueillant les mots qui pendaient aux branches
le petit chemin de fer le faisait penser au transcanadien
et ce soir je souris parce que je suis ici.

Philippe Soupault (Westwego)
Moi qui comme Ulysse …
L'hiver, l'hiver, je traverse l'hiver …
Joseph Brodsky

Paroles de la chanson : Jardin d'hiver
Oui, j'y avait penser aussi de rêver le voyage. Mais pas assez de poemes encore une fois merci beaucoup 🙂
Destination de nos lointains

La liberté naît, la nuit, n'importe où, dans un trou de mur, sur le passage des vents glacés.

Les étoiles sont acides et vertes en été ; l'hiver elles offrent à notre main leur pleine jeunesse mûrie.

Si des dieux précurseurs, aguerris et persuasifs, chassant devant eux le proche passé de leurs actions et de nos besoins conjugués, ne sont plus nos inséparables, pas plus la nature que nous ne leur survivrons.

Tel regard de la terre met au monde des buissons vivifiants au point le plus enflammé.
Et nous réciproquement.

Imitant de la chouette la volée feutrée, dans les rêves du sommeil on improvise l'amour, on force la douleur dans l'épouvante, on se meut parcellaire, on rajeunit avec une inlassable témérité.

Ô ma petite fumée s'élevant sur tout vrai feu, nous sommes les contemporains et le nuage de ceux qui nous aiment !

René Char

Ode

Prête-moi ton grand bruit, ta grande allure si douce,
Ton glissement nocturne à travers l’Europe illuminée,
Ô train de luxe ! et l’angoissante musique
Qui bruit le long de tes couloirs de cuir doré,
Tandis que derrière les portes laquées, aux loquets de cuivre lourd,
Dorment les millionnaires.
Je parcours en chantonnant tes couloirs
Et je suis ta course vers Vienne et Budapesth,
Mêlant ma voix à tes cent mille voix,
Ô Harmonika-Zug !

J’ai senti pour la première fois toute la douceur de vivre,
Dans une cabine du Nord-Express, entre Wirballen et Pskow.
On glissait à travers des prairies où des bergers,
Au pied de groupes de grands arbres pareils à des collines,
Étaient vêtus de peaux de moutons crues et sales…
(Huit heures du matin en automne, et la belle cantatrice
Aux yeux violets chantait dans la cabine à côté.)
Et vous, grandes places à travers lesquelles j’ai vu passer la Sibérie et les monts du Samnium,
La Castille âpre et sans fleurs, et la mer de Marmara sous une pluie tiède !

Prêtez-moi, ô Orient-Express, Sud-Brenner-Bahn , prêtez-moi
Vos miraculeux bruits sourds et
Vos vibrantes voix de chanterelle ;
Prêtez-moi la respiration légère et facile
Des locomotives hautes et minces, aux mouvements
Si aisés, les locomotives des rapides,
Précédant sans effort quatre wagons jaunes à lettres d’or
Dans les solitudes montagnardes de la Serbie,
Et, plus loin, à travers la Bulgarie pleine de roses…

Ah ! il faut que ces bruits et que ce mouvement
Entrent dans mes poèmes et disent
Pour moi ma vie indicible, ma vie
D’enfant qui ne veut rien savoir, sinon
Espérer éternellement des choses vagues.

(Valery Larbaud, Les Poésies d'A.O. Barnabooth, 1913)
L'expiation (extrait)

Il neigeait. On était vaincu par sa conquête.
Pour la première fois l'aigle baissait la tête.
Sombres jours ! l'empereur revenait lentement,
Laissant derrière lui brûler Moscou fumant.
Il neigeait. L'âpre hiver fondait en avalanche.
Après la plaine blanche une autre plaine blanche.
On ne connaissait plus les chefs ni le drapeau.
Hier la grande armée, et maintenant troupeau.
On ne distinguait plus les ailes ni le centre.
Il neigeait. Les blessés s'abritaient dans le ventre
Des chevaux morts ; au seuil des bivouacs désolés
On voyait des clairons à leur poste gelés,
Restés debout, en selle et muets, blancs de givre,
Collant leur bouche en pierre aux trompettes de cuivre.
Boulets, mitraille, obus, mêlés aux flocons blancs,
Pleuvaient ; les grenadiers, surpris d'être tremblants,
Marchaient pensifs, la glace à leur moustache grise.
Il neigeait, il neigeait toujours ! La froide bise
Sifflait ; sur le verglas, dans des lieux inconnus,
On n'avait pas de pain et l'on allait pieds nus.

Victor Hugo
bonjours , j'ai également une anthologie poétique a faire se sur ce sujet , j'ai déjà sélectionner mes poème cependant je n'arrive pas a trouver d'œuvre pictural en rapport avec mon thème ; le voyage hivernale , pourriez vous m'aider a en trouver ? 😀
merci d'avance <3
https://www.grandspeintres.com/tableau.php?tableau=train&id_peintre=1