Hugo, Les Misérables - Huit ou neuf ans environ après les évènements racontés…

Entraide scolaire

48 réponses · Page 3 / 3

Pour moi, c' est une bonne question,
Pour moi aussi. Si l'on cherche une question, c'est parfait.

Car l'importance que l'on donne à cette petite phrase que les malheureux élèves sont contraints de placer au début de leur devoir et pour laquelle ils se font des noeuds au cerveau, négligeant par ailleurs le détail du texte, commence à me donner des boutons.
Vous diagnostiquez fort bien le mal : les élève se font des nœuds au cerveau car ils veulent commencer par la problématique, au lieu de commencer par le détail du texte et dans le cas d'une dissertation, par la recherche de exemples. C'est l'analyse du texte qui met en évidence la contradiction majeure qui formulée donnera le plan. commencer par la recherche de la problématique, c'est se boucher toutes les issues.

C'est la raison pour laquelle je ne puis vous donner de problématique illico presto : il me faut faire l'analyse détaillée du passage.
Je pointe une phrase emblématique :
Il n'avait pas de gîte, pas de pain, pas de feu, pas d'amour ; mais il était joyeux parce qu'il était libre.
Ce qui me souffle :

le dénuement, richesse ultime ?

Car telle est ma recette pour rédiger une problématique : une antithèse ou un oxymore. Dans un manuel de seconde j'ai trouvé : décrire l'indescriptible. Vigny a trouvé le merveilleux Servitude et grandeur militaires et Balzac, Splendeur et misère des courtisanes,qui, mutatis mutandis, conviendrait bien à notre texte.

Le temps qu'ils perdent à trouver cette phrase, et à chaque fois, la même réponse : Ce n'est pas une problématique !
Il est important de ne pas entretenir dans leur esprit la confusion : toute question n'est pas forcément une problématique, le mot problématique a un sens précis. Pour un commentaire, une question peut suffire, la problématique est le moteur indispensable de la dissertation. Il est donc honnête de prévenir l'élève qui exhibe triomphalement un panier de cerises que ses cerises sont en fait des fraises.

Il faut surtout leur ôter de la tête l'idée qu'il faut commencer par la problématique et l'introduction. La problématique résulte de la recherche d'idées ou de l'analyse du texte, l'introduction ne se rédige que lorsque le plan du devoir est arrêté et que l'on sait ce que l'on va dire. 'Bien entendu, cela se recopie en tête de devoir.
C'est l'analyse du texte qui met en évidence la contradiction majeure qui formulée donnera le plan.
Une lecture intelligente du texte donne tout de même déjà une petite idée, et on ne trouve pas dans tout texte une contradiction majeure.
Bien sûr, pour moi l'essentiel est également l'analyse du texte, et ce de la façon la plus exhaustive.
Mais je ne vais pas grimper aux rideaux si l'élève n'énonce pas au début une problématique, qui n'existe pas forcément d'ailleurs, mais qu'il se sent contraint de trouver, sous peine de tomber sous le coup du censeur, qui a décrété qu'il en fallait une, et suivie d'axes, s'il vous plaît ; et ainsi, on n'a plus que des squelettes de commentaires, mais de commentaires, point.
PS. Le dénuement, richesse ultime ? ne me convainc pas du tout. Faut pas exagérer quand même.
Il est donc honnête de prévenir l'élève qui exhibe triomphalement un panier de cerises que ses cerises sont en fait des fraises.
Cela dépend des lunettes que l'on porte.
Mais je ne vais pas grimper aux rideaux si l'élève n'énonce pas au début une problématique, qui n'existe pas forcément d'ailleurs, mais qu'il se sent contraint de trouver, sous peine de tomber sous le coup du censeur, qui a décrété qu'il en fallait une, et suivie d'axes, s'il vous plaît.
Moi non plus ! J'estime cependant honnête d'enseigner la propriété des termes . Cela fait partie du métier, non ?

PS. Le dénuement, richesse ultime ? ne me convainc pas du tout. Faut pas exagérer quand même.
Ben non, faut pas exagérer ! Vous me demandez une problématique, j'en trouve une, vite faite sur le gaz, et vous tordez le nez. Faudrait savoir ce que vous voulez ! Quant à vous convaincre de quoi que ce soit, ce n'est pas mon but.
j'en trouve une, vite faite sur le gaz,
Ce n'est pas une problématique.
Pour Laoshi. Floreale a fait deux suggestions : réponses 2 et 6 … 🙂
La fameuse démarche par résolution des contradictions, issue de la dialectique hégélienne, je crois, a ses vertus, mais elle excède les capacités et la culture de la plupart de nos élèves ; ou on leur "souffle" ce qu'il faut chercher, ou ils s'embarquent dans des sophismes stériles faute d'avoir les outils intellectuels suffisants. Personnellement, je ne pense pas non plus que cette démarche serve la littérature et le plaisir du texte, qui doit être notre but.
Regardez de quelle modestie les instructions officielles font preuve (c'est moi qui souligne) :

Le commentaire porte sur un texte littéraire. Il peut être également proposé de comparer deux textes. En séries générales, le candidat compose un devoir qui présente de manière organisée ce qu'il a retenu de sa lecture, et justifie son interprétation et ses jugements personnels. En séries technologiques, le sujet est formulé de manière à guider le candidat dans son travail.
(Note aux recteurs de 2016, source ; Éduscol)

Malheureusement, la voix du professeur annule et remplace très souvent les instructions officielles. Voilà pourquoi toute réforme est… impossible ?
Bon. Je suis une élève pleine de volonté. 🙂
Gavroche : enfant ou icône ? portrait d'un enfant ou portrait d'un misérable ?
Ce n'est pas très bien dit, il faudrait rédiger davantage et ne pas abuser des propositions nominales.
Bien sûr, le lis dans cet extrait la description d'un enfant misérable. On peut être enfant et misérable. Où est la contradiction
Icône me plaît bien, cela élève déjà le débat ; mais Madame, c'est quoi, une icône ?
Et tu laisses bien déjà entendre que tu as déjà compris à la lecture que ce portrait est spécial.
Cela ne ressemble-t-il pas à la question que j'ai posée ?
En quoi est-ce davantage une problématique ?
Le portrait de Gavroche : un personnage secondaire ou un héros emblématique ?
Un héros emblématique, c'est beau aussi, tout comme une icône.
Mais il me semble que l'on s'avance trop. Bien sûr, on sait, si on a lu l'intégralité des 1500 pages des Misérables que Gavroche est un personnage secondaire. Encore faut-il les avoir lues. Mais rien dans cet extrait ne le laisse entendre. Et vu la popularité de Gavroche devenu le symbole du titi parisien…

Non, rien à faire, je suis complètement fermée à ce genre de démarche.
Heureusement, je n'ai plus d'effort à faire.
Je viens de voir le message de Jacques, et notamment :
le candidat compose un devoir qui présente de manière organisée ce qu'il a retenu de sa lecture,
Et cela me suffit.
Je rajouterais :… en utilisant l'expression la plus soignée et la plus correcte possible.
Bonsoir, j'ai fini mais vous préférez quelle plan s'il vous plait?

plan 1:

Introduction:
1. Un personnage d'exception
a. Un enfant de la rue
b. Un enfant normal et épanoui
2. Un enfant miséreux
a. un personnage qui suscite la pitié
b. un personnage qui suscite la charitée des inconnus
Conclusion:

Plan 2:
Introduction:
1. un enfant miséreux
a. de la rue
b. un personnage qui suscite la pitié
b. suscite la charité
2. un enfant d'exception
a. "normal" et épanoui
b. un enfant libre

la quelle préférez-vous? 🙂
Conclusion: