Hugo, Les Misérables - Huit ou neuf ans environ après les évènements racontés…

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour !

Je suis en première et j'ai un commentaire à réaliser sur un passage des Misérables … J'ai déjà plusieurs éléments, tels que l'engagement et la présence du narrateur (ici Victor Hugo), le romantisme du passage (exagérations, créations d'émotions avec le registre pathétique, contrastes), le personnage quasiment 'allégorique' de Gavroche, qui représente une partie de la société de l'époque, l'implication du lecteur, le réalisme du passage …

Mais je ne trouve pas de problématique correcte … J'ai souvent eu du mal à le faire, mais la je sèche complètement, j'aimerai beaucoup, si certains ont des talents pour les problématiques, un peu d'aide !

Merci d'avance ! 🙂

Voici le passage en question, si besoin :
"Huit ou neuf ans environ après les événements racontés dans la deuxième partie de cette histoire, on remarquait sur le boulevard du Temple et dans les régions du Château-d ‘Eau un petit garçon de onze à douze ans qui eût assez correctement réalisé cet idéal du gamin ébauché plus haut, si, avec le rire de son âge sur les lèvres, il n'eût pas eu le cœur absolument sombre et vide. Cet enfant était bien affublé d'un pantalon d'homme, mais il ne le tenait pas de son père, et d'une camisole de femme, mais il ne la tenait pas de sa mère. Des gens quelconques l'avaient habillé de chiffons par charité. Pourtant il avait un père et une mère. Mais son père ne songeait pas à lui et sa mère ne l'aimait point. C'était un de ces enfants dignes de pitié entre tous qui ont père et mère et qui sont orphelins.
Cet enfant ne se sentait jamais si bien que dans la rue. Le pavé lui était moins dur que le cœur de sa mère.
Ses parents l'avaient jeté dans la vie d'un coup de pied. Il avait tout bonnement pris sa volée. C'était un garçon bruyant, blême, leste, éveillé, goguenard, à l'air vivace et maladif. Il allait, venait, chantait, jouait à la fayousse, grattait les ruisseaux, volait un peu, mais comme les chats et les passereaux, gaîment, riait quand on l'appelait galopin, se fâchait quand on l'appelait voyou. Il n'avait pas de gîte, pas de pain, pas de feu, pas d'amour; mais il était joyeux parce qu'il était libre.
Quand ces pauvres êtres sont hommes, presque toujours la meule de l'ordre social les rencontre et les broie, mais tant qu'ils sont enfants, ils échappent, étant petits. Le moindre trou les sauve.
Pourtant, si abandonné que fût cet enfant, il arrivait parfois, tous les deux ou trois mois, qu'il disait: «Tiens, je vas voir maman!» Alors il quittait le boulevard, le Cirque, la Porte Saint-Martin, descendait aux quais, passait les ponts, gagnait les faubourgs, atteignait la Salpêtrière, et arrivait où? Précisément à ce double numéro 50-52 que le lecteur connaît, à la masure Gorbeau.
A cette époque, la masure 50-52, habituellement déserte et éternellement décorée de l'écriteau: «Chambres à louer», se trouvait, chose rare, habitée par plusieurs individus qui, du reste, comme cela est toujours à Paris, n'avaient aucun lien ni aucun rapport entre eux. Tous appartenaient à cette classe indigente qui commence à partir du dernier petit bourgeois gêné et qui se prolonge de misère en misère dans les bas-fonds de la société jusqu'à ces deux êtres auxquels toutes les choses matérielles de la civilisation viennent aboutir, l'égoutier qui balaye la boue et le chiffonnier qui ramasse les guenilles.
La «principale locataire» du temps de Jean Valjean était morte et avait été remplacée par une toute pareille. Je ne sais quel philosophe a dit: On ne manque jamais de vieilles femmes.
Cette nouvelle vieille s'appelait madame Burgon, et n'avait rien de remarquable dans sa vie qu'une dynastie de trois perroquets, lesquels avaient successivement régné sur son âme. Les plus misérables entre ceux qui habitaient la masure étaient une famille de quatre personnes, le père, la mère et deux filles déjà assez grandes, tous les quatre logés dans le même galetas, une de ces cellules dont nous avons déjà parlé.
Cette famille n'offrait au premier abord rien de très particulier que son extrême dénuement; le père en louant la chambre avait dit s'appeler Jondrette. Quelque temps après son emménagement qui avait singulièrement ressemblé, pour emprunter l'expression mémorable de la principale locataire, à l'entrée de rien du tout, ce Jondrette avait dit à cette femme qui, comme sa devancière, était en même temps portière et balayait l'escalier: – Mère une telle, si quelqu'un venait par hasard demander un Polonais ou un Italien, ou peut-être un Espagnol, ce serait moi.
Cette famille était la famille du joyeux petit va-nu-pieds. Il y arrivait et il trouvait la pauvreté, la détresse, et, ce qui est plus triste, aucun sourire; le froid dans l'âtre et le froid dans les cœurs. Quand il entrait, on lui demandait: – D'où viens-tu? Il répondait: – De la rue. Quand il s'en allait, on lui demandait: – Où vas-tu? Il répondait: – Dans la rue. Sa mère lui disait: Qu'est-ce que tu viens faire ici?
Cet enfant vivait dans cette absence d'affection comme ces herbes pâles qui viennent dans les caves. Il ne souffrait pas d'être ainsi et n'en voulait à personne. Il ne savait pas au juste comment devaient être un père et une mère."
Gavroche : enfant ou icône ? portrait d'un enfant ou portrait d'un misérable ?

I. Portrait contrasté

II. Le portrait d'un misérable"

III. La fonction de la description dans le récit
Bonjour, j'aimerais savoir qu'est ce qu'on peut dire quant un enfant nous fait peine, presque pleuré à cause du narrateur? Je travaille sur les misérables et je dois faire un commentaire…
Ta question est trop vague.
Quelle est la consigne exacte ? Sur quel extrait porte-t-elle ?
voici le texte:
Huit ou neuf ans environ après les événements racontés dans la deuxième partie de cette histoire, on remarquait sur le boulevard du Temple et dans les régions du Château-d'Eau un petit garçon de onze à douze ans qui eût assez correctement réalisé cet idéal du gamin ébauché plus haut (1), si, avec le rire de son âge sur les lèvres, il n'eût pas eu le cœur absolument sombre et vide. Cet enfant était bien affublé d'un pantalon d'homme, mais il ne le tenait pas de son père, et d'une camisole (2) de femme, mais il ne la tenait pas de sa mère. Des gens quelconques l'avaient habillé de chiffons par charité. Pourtant il avait un père et une mère. Mais son père ne songeait pas à lui et sa mère ne l'aimait point. C'était un de ces enfants dignes de pitié entre tous qui ont père et mère et qui sont orphelins.
Cet enfant ne se sentait jamais si bien que dans la rue. Le pavé lui était moins dur que le cœur de sa mère.
Ses parents l'avaient jeté dans la vie d'un coup de pied. Il avait tout bonnement pris sa volée.
C'était un garçon bruyant, blême, leste, éveillé, goguenard (3), à l'air vivace et maladif. Il allait, venait, chantait, jouait à la fayousse (4), grattait les ruisseaux, volait un peu, mais comme les chats et les passereaux, gaîment, riait quand on l'appelait galopin, se fâchait quand on l'appelait voyou. Il n'avait pas de gîte, pas de pain, pas de feu, pas d'amour ; mais il était joyeux parce qu'il était libre.
Quand ces pauvres êtres sont hommes, presque toujours la meule de l'ordre social les rencontre et les broie, mais tant qu'ils sont enfants, ils échappent, étant petits. Le moindre trou les sauve.
ma problématique c'est : Comment Hugo suscite la miséricorde chez sont lecteur
Mais j'ai du mal à trouver un plan correct, en grand 1 j'aimerais parler de (La misère de l'enfant), vous en pensez quoi? :/
Le portrait de Gavroche : un personnage secondaire ou un héros emblématique ?

- un enfant de la rue
- un caractère contrasté
- un portrait attachant
Merci mais pourquoi "Un personnage secondaire ou un héros emblématique ?" :/
C'est la problématique qu'elle te propose, mais tu en as déjà une imposée.
NOn je n'ai pas de problématique imposée celle-ci c'est celle que j'ai inventé 🆒
Et ce n'est pas une problématique … 🙂
Mais c'est qui le personnage secondaire et le héro emblématique dans l'histoire?
Quand Hugo commence ce portrait, on se demande si ce gamin est un personnage secondaire qu'on verra peu ou bien si Hugo veut lui donner davantage d'importance. Voilà pourquoi je te suggérais cette problématique.
Ce gamin de la rue, sans patronyme, rejeté par des parents, va devenir emblème de la misère d'abord puis de la liberté.
Et ducout ma problématique est mauvaise? :/
Comme problématique, je chercherais à rattacher le portrait de Gavroche au titre de l'oeuvre : en quoi est-il un misérable ?
Voici mon introduction, qu'en pensez-vous?

Le texte qui nous est présenté est un texte de Victor Hugo. Il s'agit de la troisieme partie du Chapitre XIII des Misérables paru en 1862. Hugo nous parle globalement d'un petit garcon pauvre de onze ou douze an avec « tout le malheur du monde » sur ses épaules mais qui est heureux car il est libre. Cette extrait des Misérables est donc rattaché au registre pathétique car il évoque chez le lecteur son empathie et sa pitiée. Nous verrons donc en quoi Hugo suscite la miséricorde chez sont lecteur . Pour ce faire, nous aborderons dans une première partie la quesion du portrait caricatural : un personnage secondaire ou un héros emblématique puis
En fait de problématique, je crois que tu en as déjà une, fleur. Il se peut que tu ne la voies pas mais elle est déjà plus ou moins formulée dans ce que tu dis à propos du passage (intervention du narrateur, romantisme, et Gavroche comme représentant d'une partie de la société) Il se trouve que Victor Hugo était à la fois un écrivain et un politique, à la fois un homme de fiction et un homme engagé dans la vie réelle. Les Misérables en général et ce passage en particulier sont une parfaite illustration de cette double nature, fictive et réaliste. Alors la problématique pourrait être quelque chose du genre : Comment dans ce passage, Victor Hugo se sert-il de la fiction romanesque pour proposer une image de la réalité sociale ?
vren12, si tu réponds à Fleur, elle a posté en avril 2015 … 🙂
Mais ma problématique n'est pas pertinente?
Elle est pertinente, si, mais je pense qu'elle est partielle. Elle prend bien en compte le côté pathétique du texte, mais le personnage a aussi un côté joyeux et libre. Victor Hugo cherche à donner également une image du Paris du XIX et de la société dont Gavroche est un représentant. Je pense que tu as une bonne base de départ avec la "miséricorde" (c'est un terme à connotations théologiques…) mais que peut-être tu devrais voir à la compléter un peu.
un petit garçon de onze à douze ans qui eût assez correctement réalisé cet idéal du gamin ébauché plus haut (1), si, avec le rire de son âge sur les lèvres, il n'eût pas eu le cœur absolument sombre et vide. Cet enfant était bien affublé d'un pantalon d'homme, mais il ne le tenait pas de son père, et d'une camisole de femme, mais il ne la tenait pas de sa mère. Des gens quelconques l'avaient habillé de chiffons par charité. Pourtant il avait un père et une mère. Mais son père ne songeait pas à lui et sa mère ne l'aimait point. C'était un de ces enfants dignes de pitié entre tous qui ont père et mère et qui sont orphelins.
Cet enfant ne se sentait jamais si bien que dans la rue. Le pavé lui était moins dur que le cœur de sa mère.
Ses parents l'avaient jeté dans la vie d'un coup de pied. Il avait tout bonnement pris sa volée.
C'était un garçon bruyant, blême, leste, éveillé, goguenard, à l'air vivace et maladif. Il allait, venait, chantait, jouait à la fayousse, grattait les ruisseaux, volait un peu, mais comme les chats et les passereaux, gaîment, riait quand on l'appelait galopin, se fâchait quand on l'appelait voyou. Il n'avait pas de gîte, pas de pain, pas de feu, pas d'amour ; mais il était joyeux parce qu'il était libre.
Quand ces pauvres êtres sont hommes, presque toujours la meule de l'ordre social les rencontre et les broie, mais tant qu'ils sont enfants, ils échappent, étant petits.
Quand je relis le passage, je trouve pour ma part que le terme de miséricorde est particulièrement mal choisi. (relis la définition de ce terme dans le dictionnaire).
L'évocation de de cet enfant suscite la pitié, certes ; c'est un misérable, mais est-il seulement cela ?
Il s'agit ici d'un portrait particulièrement contrasté, comme te l'a écrit précédemment floreale, et qui repose sur l'antithèse, figure de prédilection de Victor Hugo. et il me semble que c'est avant tout ce qui caractérise le passage.
Comment Victor Hugo s'y prend-il qu'on ne ressente pas seulement un sentiment de pitié à l'égard de Gavoche, mais qu'il apparaisse aussi dans la cohorte des misérables comme un personnage d'exception ?