Tu veux dire que tu ne sais pas faire le commentaire d'un texte ?
https://www.etudes-litteraires.com/commentaireIl faut souligner les commentaires faits par le narrateur
Eh bien, les commentaires du narrateur, c'est notamment quand il ne raconte pas l'histoire…
Et aussi quand il emploie, en racontant, des termes ironiques (qui sont des commentaires implicites).
Je n'arrive pas à définir le temps de cette fable je pensais à de l'imparfait ..
Bonjour,
Et pourquoi songes-tu à l'imparfait ?
Je copie la fable mets en gras les commentaires de l'auteur qui, comme Jehan te l'a dit, sont tout ce qui n'est pas l'histoire racontée ; en vert le récit.
Ne forçons point notre talent,
Nous ne ferions rien avec grâce :
Jamais un lourdaud, quoi qu'il fasse,
Ne saurait passer pour galant.
Peu de gens, que le Ciel chérit et gratifie,
Ont le don d'agréer infus avec la vie.
C'est un point qu'il leur faut laisser,
Et ne pas ressembler à l'Ane de la Fable,
Qui pour se rendre plus aimable
Et plus cher à son maître, alla le caresser.
"Comment ? disait-il en son âme,
Ce Chien, parce qu'il est mignon,
Vivra de pair à compagnon
Avec Monsieur, avec Madame ;
Et j'aurai des coups de bâton ?
Que fait-il ? il donne la patte ;
Puis aussitôt il est baisé :
S'il en faut faire autant afin que l'on me flatte,
Cela n'est pas bien malaisé. "
Dans cette admirable pensée,
Voyant son Maître en joie, il s'en vient lourdement,
Lève une corne toute usée,
La lui porte au menton fort amoureusement,
Non sans accompagner, pour plus grand ornement,
De son chant gracieux cette action hardie.
"Oh ! oh ! quelle caresse ! et quelle mélodie !
Dit le Maître aussitôt. Holà, Martin bâton! "
Martin bâton accourt ; l'Ane change de ton.
Ainsi finit la comédie.
Relis la fable et après, dis-moi combien tu y trouves d'imparfaits. 🙂
JulieH a écrit :Je n'arrive pas à définir le temps de cette fable je pensais à de l'imparfait ..
Drôle d'idée. Pour ma part, je ne vois un seul imparfait :
disait.
Dans la partie "narration" (que Laoshi a mise en vert) c'est bien évidemment le
présent de l'indicatif qui domine très largement. Avec une valeur de "présent de narration". Raconter des évènements passés au présent, cela les rend plus "vivants" pour le lecteur. Un peu comme s'ils se déroulaient sous ses yeux au moment où il lit.
Merci à vous, j'avais une dernière question : en quoi la fable est-elle étrange ou inattendue ? J'aurais pensé à l'âne.
Sans doute, mais "l'âne", ça ne suffit pas comme réponse.
Précise ta formulation.
Je n'arrive pas à trouver ce qui est étrange ..mise à part l'âne
Comme je viens de te le dire, développe plus précisément…
Qu'est-ce qui te fait trouver cet âne étrange ?
Cet âne est étrange ou plutôt la fable est étrange en mettant un âne en scène pourquoi pas un autre animal ..?
Moi, au contraire, je trouve que pour illustrer ce qu'il a voulu dire, La Fontaine a très bien choisi ces deux animaux… Et toi, quel autre animal aurais-tu donc choisi, à la place de l'âne ?
J'aurais choisi un cheval , sans doute mais l'âne est déjà un animal bête donc ..
Et pourquoi aurais-tu plutôt choisi un cheval ?
Tu trouves que ça aurait été moins étrange, moins inattendu ?
Vous avez raison je pense que je me trompe …
Pouvez vous m'aidez en quoi cette fable est étrange ou inattendu ..?
Il n'est pas très courant de voir un âne vouloir imiter le comportement d'un petit chien…
Que puis je rajouter de plus …svp
Que la morale vient avant le récit, qu'elle est assez longue et qu'il convient peut-être d'en discuter.
(Pour info, l'âne souffre d'une fausse réputation et n'est pas si bête qu'on le dit.)