La Fontaine, L’Âne et le petit Chien

Entraide scolaire

38 réponses · Page 1 / 2

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, j'ai un travail à rendre en français, et j'ai des énormément de difficultés… Je dois rédiger un commentaire sur cette fable ci dessous, en répondant a la problématique "De quelle façon cette fable plait et instruit ?"
Ne forçons point notre talent,
Nous ne ferions rien avec grâce:
Jamais un lourdaud, quoi qu'il fasse,
Ne saurait passer pour galant
Peu de gens que le Ciel gratifie
Ont le don d'agréer infus avec la vie.
Et ne pas ressembler à l'âne de la fable,
Qui pour se rendre plus aimable
Et plus cher à son maître, alla le caresser.
"Comment,disait t'il en son âme,
Ce chien, parcequ'il est mignon
Vivra de pair à compagnon
Avec Monsieur, avec Madame,
Et j'aurai des coups de bâton ?
Que fait il ? Il donne la patte;
Puis aussitot il est baisé :
S'il en faut en faire autant afin que l'on me flatte,
Cela n'est pas bien malaisé."
Dans cette admirable pensée,
Voyant son maître en joie, il s'en vient lourdement,
Lève une corne toute usée,
La lui porte au menton fort amoureusement,
Non sans accompagner pour plus grand ornement
De son chant gracieux cette action hardie
"Oh! Oh! quelle caresse, et quelle mélodie!
Dit le maître aussitôt. Hola Martin baton !
Martin bâton accourt; l'âne change de ton
Ainsi fini la comédie. Jean de la Fontaine
J'ai déjà rédiger mon introduction (avec deux axes) :

Au XVII° siècle, il s'agit d'éviter la censure : la fable permet de dénoncer les injustices par l'intermédiaire des animaux. Dans le respect de l'esprit de l'esthétique classique, Jean de la Fontaine devient un fabuliste célèbre de son époque. Il a révolutionné les fables en les portant à un niveau d'excellence ; ses œuvres étant plaisantes comportent également une morale afin d'instruire la société. Jean de la Fontaine écrit de nombreuses fables, tel que «L'âne et le petit chien» du livre IV en 1668. Ce récit met en scène un âne voulant ressembler à un chien, et désigne les règles de conduite admises et pratiquées dans une société. Nous allons étudier cette fable, et nous demander plus particulièrement comment cette fable satisfait l'une des grandes caractéristiques de l'esthétique classique : plaire et instruire ?
Pour cela, nous allons d'abord analyser le premier axe 'Une fable utile et instructive' puis 'L'humour dans les fables de la fontaine'

Pouvez vous m'aidez à argumenter ces deux axes s'il vous plait ? 😞 😞 😞
Merci d'avance 🙂
Peut-être convient-il d'analyser la fable d'abord et de garder les éléments intéressants et les remarques pour le développement.
Il semble plus évident de parler du récit d'abord. Il faudra retrouver ses caractéristiques.

La fable pour plaire
- deux animaux qui cohabitent ( ensemble, même maître …)
- le portrait de chacun et le discours direct
- un récit en symétrie. Ironie.
L'apologue pour instruire
- une morale qui encadre le récit (précepte et raison du précepte)
- nécessité "morale" et nécessité d'intérêt
- entraide face au danger commun
Ok, merci beaucoup pour cette aide ! J'ai compris votre raisonnement mais pour la partie 'plaire', j'ai du mal a comprendre les 'sous axes'…. Pouvez vous m'aidez ? 🙂
Pour l'instruction c'est ok !
Allez, un petit effort !

Un récit pour plaire:
Les personnages sont des animaux contrastés au physique et au caractère

Le discours direct pour rendre le récit vivant

Le rythme est créé par une symétrie
Bonjour voici la fable ; L'Ane et le petit Chien
Ne forçons point notre talent,
Nous ne ferions rien avec grâce :
Jamais un lourdaud, quoi qu'il fasse,
Ne saurait passer pour galant.
Peu de gens, que le Ciel chérit et gratifie,
Ont le don d'agréer infus avec la vie.
C'est un point qu'il leur faut laisser,
Et ne pas ressembler à l'Ane de la Fable,
Qui pour se rendre plus aimable
Et plus cher à son maître, alla le caresser.
"Comment ? disait-il en son âme,
Ce Chien, parce qu'il est mignon,
Vivra de pair à compagnon
Avec Monsieur, avec Madame ;
Et j'aurai des coups de bâton ?
Que fait-il ? il donne la patte ;
Puis aussitôt il est baisé :
S'il en faut faire autant afin que l'on me flatte,
Cela n'est pas bien malaisé. "
Dans cette admirable pensée,
Voyant son Maître en joie, il s'en vient lourdement,
Lève une corne toute usée,
La lui porte au menton fort amoureusement,
Non sans accompagner, pour plus grand ornement,
De son chant gracieux cette action hardie.
"Oh ! oh ! quelle caresse ! et quelle mélodie !
Dit le Maître aussitôt. Holà, Martin bâton! "
Martin bâton accourt ; l'Ane change de ton.
Ainsi finit la comédie.
on me demande de séparer les syllabes par une barre verticle dans les alexandrins des vers 25 et 26 et a quoi faut il faire attention au découpage et a la lecture de ces vers ? Quel est l'effet produit ?


en deuxième temps de souligner les mots ironiques

pourriez vous m'aider svp
Bonjour,
Non sans accompagner, pour plus grand ornement,
De son chant gracieux cette action hardie.
Séparer les syllabes par un trait n'est pas très difficile.
Il suffit de lire les vers à haute voix, de compter sur ses doigts. A chaque émission d'une syllabe, tu mets un trait.
Je te le montre pour le premier vers.
Non/ sans/ ac/com/pa/gner,/ pour/ plus/ grand/ or/ne/ment => 12 syllabes, c'est un alexandrin, rien de plus normal.
Essaie maintenant de faire la même chose pour le vers suivant.
Ecris comme je l'ai fait. Que remarques-tu ?
Bonjour,

Cherche le sens du mot diérèse.
Pour les mots ironiques cherche ce qui est exagéré et en contradiction flagrante avec la réalité.
Bonjour merci donc voilà j'ai fait "De sont chant gra/ci/eux cette ac/ti/on har /die cares/se quel/le me/lo/die
De son chant gra/ci/eux cette ac/ti/on har /die
Oui, tu as bien vu les deux diérèses pour gracieux et action.
Mais tu as oublié des barres dans ce que j'ai mis en rouge.

De son chant gracieux cette action hardie Tu dois trouver 12 syllabes.
cares/se quel/le mé/lo/die
"se quel" et "le mé" ne font pas une seule syllabe chacun…
Et ce serait bien que tu scandes le vers entier, qui est :
Oh ! oh ! quelle caresse ! et quelle mélodie !
Tu devrais trouver également 12 syllabes, ce sont des alexandrins.
/De /son chant gra/ci/eux /cette /ac/ti/on har /die /cares/se quel/le mé/lo/die

je ne trouve pas l'effet que ca donne ..et les mots ironiques dans la fable j'ai pensais à amoureusement
Il y en a bien d'autres à la fin de la fable. Par exemple: "chant gracieux".
je ne trouve pas l'effet que ca donne.
Les diérèses allongent le vers pour le transformer en alexandrin. Mais elles permettent surtout de mettre l'accent sur certains mots, et servent le sens, et l'image.
D'accord, merci, j'avais une autre question, c'était pour les mots ironiques, j'en trouve, mais je ne sais pas
expliquer pourquoi c'est ironique, j'ai du mal à y mettre des mots.
Tu dis que tu as trouvé des termes ironiques.
Normalement, tu as donc un peu compris ce que c'est que l'ironie…
Voir plus de détails ici : https://www.etudes-litteraires.com/figures-de-style/ironie

Par exemple, quand La Fontaine parle d'admirable pensée ou de chant gracieux, il pense bien sûr le contraire : il ne trouve pas du tout cette pensée admirable, et il ne pense pas du tout que le cri de l'âne soit un chant, ni qu'il soit gracieux.
Oui,effectivement j'ai développé cela dans ma copie j'avais également une autre question que je comprends pas on me demande l'âne et/où le petit chien sont -ils donnés en modèle au lecteur ..? Justifier par le relevé et le commentaire de citations

Pour moi non bien au contraire ils ne sont pas pris comme modèle mais comme dénonciation
Oui effectivement pour la question l'Ane et /où le petit chien sont ils donnes au modèle au lecteur justifiez par le relevé et le commentaire de citation ..pour moi l'Ane n'est pas pris comme modèle au lecteur
Relis les premiers vers de la fable: que veut montrer La Fontaine?
Non il ne sont pas pris comme modèle puisque à travers l'âne et le petit chien il dénonce qu'il ne faut pas être ce que l'on est pas
JulieH a écrit :Oui,effectivement j'ai développé cela dans ma copie j'avais également une autre question que je comprends pas on me demande l'âne et/où le petit chien sont -ils donnés en modèle au lecteur ..? Justifier par le relevé et le commentaire de citations

Pour moi non bien au contraire ils ne sont pas pris comme modèle mais comme dénonciation
Je ne trouve pas que La Fontaine dénonce le comportement du petit chien…
Peu de gens, que le ciel chérit et gratifie,
Ont le don d'agréer infus avec la vie.
C'est un point qu'il leur faut laisser…

Il ne donne pas vraiment le chien pour modèle.
Mais ceux qui ont comme lui le don de plaire depuis leur naissance, il ne les critique pas vraiment.
En revanche, il conseille de…
ne pas ressembler à l'âne de la fable
On me demande de m'appuyer sur le commentaire de texte mais je n'arrive pas à trouver le commentaire de texte ..