J'ai un corpus à faire pour lundi mais je n'y arrive pas, si quelqu'un peut m'aider (ou le faire) je lui serais reconnaissant :
Question : Comment ces poèmes représentent-ils la misère?
Texte 1 : Victor Hugo "Le mendiant" du livre "les Contemplations" 1856
Texte 2 : Arthur Rimbaud "Les effarés" poésies 1870
Texte 3 : Jaques Prévert "La grasse matinée" Paroles 1946
Avec tableau synoptique avec comme lignes : Genre; type; registre; argumentation; cibles; sujets; moyens poétiques; critique physique; dévalorisation: adjectifs, complément du nom; critique du comportement social; Ironie; oxymore; oppositions; hyperboles (jusqu'à l'absurde)
Merci
Tu as sans doute commencé … On l'espère ….
Une évidence … pour te lancer en orbite, les trois textes sont des poèmes donc :
Genre : poésie … 😞
Affichons les textes… Tu n'as vraiment trouvé aucun élément pour remplir le tableau synoptique ?
Le mendiant
Un pauvre homme passait dans le givre et le vent.
Je cognai sur ma vitre ; il s'arrêta devant
Ma porte, que j'ouvris d'une façon civile.
Les ânes revenaient du marché de la ville,
Portant les paysans accroupis sur leurs bâts.
C'était le vieux qui vit dans une niche au bas
De la montée, et rêve, attendant, solitaire,
Un rayon du ciel triste, un liard de la terre,
Tendant les mains pour l'homme et les joignant pour Dieu.
je lui criai : « Venez vous réchauffer un peu.
Comment vous nommez-vous ? » Il me dit : « Je me nomme
Le pauvre. » Je lui pris la main : « Entrez, brave homme. »
Et je lui fis donner une jatte de lait.
Le vieillard grelottait de froid ; il me parlait,
Et je lui répondais, pensif et sans l'entendre.
« Vos habits sont mouillés », dis-je, « il faut les étendre ,
Devant la cheminée. » Il s'approcha du feu.
Son manteau, tout mangé des vers, et jadis bleu,
Étalé largement sur la chaude fournaise,
Piqué de mille trous par la lueur de braise,
Couvrait l'âtre, et semblait un ciel noir étoilé.
Et, pendant qu'il séchait ce haillon désolé
D'où ruisselait la pluie et l'eau des fondrières,
Je songeais que cet homme était plein de prières,
Et je regardais, sourd à ce que nous disions,
Sa bure où je voyais des constellations.
Les effarés
Noirs dans la neige et dans la brume,
Au grand soupirail qui s'allume,
Leurs culs en rond,
A genoux, cinq petits, - misère ! -
Regardent le Boulanger faire
Le lourd pain blond.
Ils voient le fort bras blanc qui tourne
La pâte grise et qui l'enfourne
Dans un trou clair.
Ils écoutent le bon pain cuire.
Le Boulanger au gras sourire
Grogne un vieil air.
Ils sont blottis, pas un ne bouge,
Au souffle du soupirail rouge
Chaud comme un sein.
Quand pour quelque médianoche,
Façonné comme une brioche
On sort le pain,
Quand, sous les poutres enfumées,
Chantent les croûtes parfumées
Et les grillons,
Que ce trou chaud souffle la vie,
Ils ont leur âme si ravie
Sous leurs haillons,
Ils se ressentent si bien vivre,
Les pauvres Jésus pleins de givre,
Qu'ils sont là tous,
Collant leurs petits museaux roses
Au treillage, grognant des choses
Entre les trous,
Tout bêtes, faisant leurs prières
Et repliés vers ces lumières
Du ciel rouvert,
Si fort qu'ils crèvent leur culotte
Et que leur chemise tremblote
Au vent d'hiver.
La grasse matinée
Il est terrible
le petit bruit de l'oeuf dur cassé sur un comptoir d'étain
il est terrible ce bruit
quand il remue dans la mémoire de l'homme qui a faim
elle est terrible aussi la tête de l'homme
la tête de l'homme qui a faim
quand il se regarde à six heures du matin
dans la glace du grand magasin
une tête couleur de poussière
ce n'est pas sa tête pourtant qu'il regarde
dans la vitrine de chez Potin
il s'en fout de sa tête l'homme
il n'y pense pas
il songe
il imagine une autre tête
une tête de veau par exemple
avec une sauce de vinaigre
ou une tête de n'importe quoi qui se mange
et il remue doucement la mâchoire
doucement
et il grince des dents doucement
car le monde se paye sa tête
et il ne peut rien contre ce monde
et il compte sur ses doigts un deux trois
un deux trois
cela fait trois jours qu'il n'a pas mangé
et il a beau se répéter depuis trois jours
Ça ne peut pas durer
ça dure
trois jours
trois nuits
sans manger
et derrière ce vitres
ces pâtés ces bouteilles ces conserves
poissons morts protégés par les boîtes
boîtes protégées par les vitres
vitres protégées par les flics
flics protégés par la crainte
que de barricades pour six malheureuses sardines..
Un peu plus loin le bistrot
café-crème et croissants chauds
l'homme titube
et dans l'intérieur de sa tête
un brouillard de mots
un brouillard de mots
sardines à manger
oeuf dur café-crème
café arrosé rhum
café-crème
café-crème
café-crime arrosé sang !…
Un homme très estimé dans son quartier
a été égorgé en plein jour
l'assassin le vagabond lui a volé
deux francs
soit un café arrosé
zéro franc soixante-dix
deux tartines beurrées
et vingt-cinq centimes pour le pourboire du garçon.
Pas vraiment non, j'ai pas une moyenne super en français, je comprend plus rien depuis la 4ème, donc déjà que c'est difficile, ça arrange pas les choses
Si tu ne sais pas faire, c'est qu'il faut retourner au cours pour définir les termes :
Genres : poésie/roman/théâtre …..
Types de textes : descriptif/narratif/argumentatif …
Registre ou tonalité : pathétique/ironique ….
J'ai compris ce que c'était mais j'arrive pas à les reconnaître :\
Si tu prends le poème de Prévert.
C'est un texte argumentatif qui utilise le récit, celui d'un homme que la faim a mis hors du lit tôt le matin et qui erre devant les vitrines et devant le bistrot. Peut-être même a-t-il tué si on en croit le crieur de journaux.
Le récit est, comme dans un apologue, au service d'une argumentation dont voici la morale :
Il est terrible
le petit bruit de l'oeuf dur cassé sur un comptoir d'étain
il est terrible ce bruit
quand il remue dans la mémoire de l'homme qui a faim
j'ai lu des cours sur internet, mais j'arrive pas à reconnaître les types de texte mais je pense que les 2 autres sont descriptifs c'est ça?
Bonjour, sur ce site c'est très bien expliqué:
https://www.weblettres.net/brevet/?page=discours
La principale différence entre texte argumentatif et descriptif est:
-argumentatif suppose une thèse, cherche à faire adhérer, opinion
-descriptif comporte verbes d'état, usage de l'imparfait, présent descriptif…
Selon moi, la dominante est successivement :
type narratif
type descriptif
type argumentatif