Concernant le choix prépa/université, je ne crois pas que le considérer en pensant aux concours de l'enseignement à venir soit vraiment recommandable, il faut prendre en compte tous les aspects. Il serait un peu bête de manquer les opportunités offertes par la prépa en raison par exemple des matières (rattrapables) qui n'y sont pas présentes et dont on a besoin aux concours plusieurs années plus tard. De l'autre côté, il serait regrettable de faire une prépa et de ne pas s'y sentir bien (autant qu'il est possible, étant donné la difficulté intrinsèque à la prépa), en croyant que cela donne forcément davantage de chances pour la suite… Pour rester dans le grosso modo.
Je connais une agrégative qui vient d'être admise du premier coup, sans être passée par la prépa et après avoir bifurqué au cours de la licence. Il y a évidemment beaucoup d'autres exemples. Un ancien khâgneux peut aussi rencontrer l'échec au concours (mon cas pour ma première tentative), pour telle ou telle raison. Ce qui compte, c'est chacun, avec ses compétences, ses forces, ses faiblesses, ses éventuels problèmes, son histoire propre, etc. On peut longuement disserter sur le général, mais il vaut mieux partir de soi, de ses besoins et de ses envies, et c'est sur ce plan que doit s'effectuer le choix. Même si globalement, dans la situation actuelle, je crois (à moins d'essayer des licences nouvelles, pluridisciplinaires, ou les bi-licences, mais je ne connais pas) que l'hypokhâgne reste quand même recommandable et fort utile en général.
En résumé, la question des avantages respectifs est complexe. Mais le passage par la prépa n'est absolument pas obligatoire pour réussir ensuite, surtout si l'on veut enseigner dans le secondaire, que ce soit pour le CAPES ou l'agrégation ! C'est cependant différent si l'on veut enseigner dans le supérieur, en prépa ou à l'université.
Mais ensuite on garde le rythme de travail et la culture pour passer les concours, donc c'est un avantage.
La culture, oui. Le rythme de travail, pas automatiquement. Je parle de mon propre cas, de paresseux, mais qui a eu aussi un mauvais choc après l'échec à l'ENS et la découverte de l'université : si certains ont intériorisé le rythme de travail de la prépa, d'autres suivaient le rythme
parce qu'ils étaient en prépa, ce qui est un peu différent. Le problème pour moi a aussi tenu dans la rupture entre le master recherche très libre et la prépa agrég.
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futurclassique, j'aime beaucoup les langues anciennes et si la filière lettres classiques proposait un niveau équivalent en français (grammaire, ancien français..) qu'en lettres modernes, je sauterais sur l'opportunité d'apprendre le grec et le latin en plus !
Comme l'a écrit Ammy, par rapport à l'enseignement au collège et au lycée, il n'y a pas de grande différence entre les profs de LC et de LM en ce qui concerne la grammaire.
CN, si tu as du goût pour le grec et le latin et s'il est assez tenace pour résister aux embûches que peut présenter le parcours LC, n'hésite pas à envisager cette voie. Je ne peux pas parler du CAPES (et il faudra voir les conséquences de la réforme), mais en tout cas, ce peut être utile pour devenir agrégé. Je ne dis pas que l'agrég de LC est plus "facile" que celle de LM, mais elle présente statistiquement davantage d'opportunités si le nombre de postes reste élevé ou plutôt élevé, comme cela a été le cas cette année (il y a aussi l'agrég de grammaire, mais elle ne conclut pas un parcours spécifique en licence et master contrairement aux deux autres).
On attend des LC (par exemple aux concours) qu'ils aient le même niveau que les LM en ce qui concerne la littérature française. La différence sur le plan de la grammaire française et de l'ancien français vient du fait qu'ils vont prendre une place moins importante, mais pas négligeable, dans les concours pour les LC ; du reste, le latin et le grec sont déjà de sacrés morceaux à maîtriser sur le bout des doigts, d'où le fait que l'on n'ait pas en plus des exercices comme ceux des LM pour le français en tant que langue. Ce qui n'empêche pas d'y assister si l'on en ressent l'envie, si l'on est courageux, ou si l'on est excellent.