Valeurs du présent
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J'insiste : il ne s'agit absolument pas de vérité générale, voir les explications que j'ai rajoutées plus haut.
Présent historique ou présent de narration.
Effectivement dans ma leçon, je ne retrouve pas présent historique, mais étant donné qu'il s'agit d'un fait du passé qui est considéré toujours vrai peut être que les deux réponses sont acceptées.
Jehan a écrit :On n'écrirait pas : "Le 13 septembre 1759, la Terre tourne autour du Soleil."
Un présent de vérité générale, lui, ne peut être équivalent d'un passé simple.
"La Terre tourna autour du Soleil".
OK. Mais on écrirait : "Le 14 juillet 1789, c'est la prise de la Bastille." Et c'est toujours vrai au passé simple : "Le 14 juillet 1789, ce fut la prise de la Bastille."
Alors ? 😉
Il est étonnant que ton cours n'évoque ni présent historique, ni présent de
narration...
Alors que tu as employé ce dernier terme dans ton message.
Là, nous en avons pourtant un exemple typique.
Et je maintiens (pour les raisons dites et répétées plus haut) qu'il ne peut absolument pas s'agir ici d'un présent de vérité générale.
Un présent de vérité générale n'est pas transposable au passé simple comme c'est le cas ici, et un présent de vérité générale n'est jamais daté précisément.
Fandixhuit a écrit :OK. Mais on écrirait : "Le 14 juillet 1789, c'est la prise de la Bastille." Et c'est toujours vrai au passé simple : "Le 14 juillet 1789, ce fut la prise de la Bastille."
Ce qui prouve blen, justement, que "c'est la prise de la Bastille' est un présent historique ou de narration, et pas un présent de vérité générale.
Tous les temps de l'indicatif, censés évoquer des faits ayant
vraiment lieu
à un certain moment, n'expriment pas pour autant une valeur de
véritégénérale.
Je crois que notre élève va s'emmêler les pinceaux.
J'essaie de réfléchir sur le sens précis de "présent de vérité générale" et "présent historique" et la difficulté de la langue française (ou de sa conception grammaticale).
* Exemple : "En été, il fait beau" => présent de vérité générale. Mais je ne suis pas d'accord : il arrive qu'il pleuve. A moins que l'été soit considéré comme une date?
* Exemple : " Le 14 juillet, c'est la prise de la Bastille." C'est toujours vrai. Certes, il y a une date, donc présent historique. Mais c'est beaucoup plus juste et vrai que mon exemple précédent (puisqu'il arrive qu'il pleuve).
Charlize, ne lis pas ! 🙂
On peut ergoter sur les termes choisis, mais la nomenclature grammaticale reconnue a un sens bien précis.
En ce qui concerne le présent de vérité générale, il n'est pas nécessaire que ce soit toujours vrai dans tous les cas, mais seulement que ce soit présenté comme vrai en général. Les proverbes et autres dictons météo sont souvent rédigés au présent de vérité générale, ce n'est pas pour cela qu'ils se vérifient immanquablement.
Dans "vérité générale" il y a "générale".
On parle "en général", c'est une généralité.
Un fait particulier comme un fait historique survenu une seule fois (la prise de la Bastille) ne saurait être assimilé à une généralité, même si le fait est réel.
En revanche, quand on dit "En été, il fait beau", on ne parle pas d'un été particulier, on exprime une généralité, vérifiée plus ou moins souvent : "En général, en été, il fait beau".
OK, Jehan ! Merci pour votre patience. Mais la "nomenclature grammaticale" est parfois bien restrictive. On peut comprendre pourquoi la langue française est réputée difficile.
Je trouve que ce sont au contraire des définitions trop larges et trop vagues qui tendraient à compliquer les choses et à créer la confusion.
Plutôt que nomenclature "restrictive", je dirais donc nomenclature "précise".
Sans nomenclature précise, pas d'analyse fine du sens.
Je pensais aux étudiants étrangers. Germaniste de formation, je sais bien ce qu'est la "précision". Eh bien, je trouve le français plus difficile que l'allemand.
Je ne nie pas la difficulté du français.
C'est justement pour cela qu'une nomenclature fine et précise n'est pas de trop.
Sinon… Bonjour les faux sens et interprétations erronées des nuances…
Bonjour,
Je vous remercie pour vos explications mais je me sens tout "étourdie" et ce n'est plus très claire dans ma tête.
Dans mon cours on parle de présent de narration et de présent de vérité générale.
En conclusion quelle est la bonne réponse ?
Charlize, je vous avais dit de ne pas lire ! Ah, mais ! 🙂
Voyez les réponses de Jehan qui s'étonne à juste titre : on ne parle dans vos cours que du présent de vérité générale et de narration.
Problème !
Répondez donc que le présent de vérité générale se rapproche ici du présent historique.
Pour votre premier exemple, c'est bien du présent de narration.
Le 13 septembre 1759, les armées de Wolfe et de Montcalm s’affrontent sur les plaines d’Abraham. Les Français perdent rapidement la bataille.
Il me semble pourtant avoir dit et redit que la réponse "présent de vérité générale" n'était pas possible ici, et qu'il s'agissait évidemment d'un présent de narration…
J'ai expliqué pourquoi en essayant d'être clair.
Dans "vérité générale" il y a "générale".
On parle "en général", c'est une généralité.
Or, un fait particulier comme un fait historique survenu une seule fois (cette bataille) ne saurait être assimilé à une généralité, même si le fait a été réel.
C'est donc bien un présent de narration, qui sert à rendre un fait passé plus "présent", plus vivant.
Fandixhuit a écrit :Répondez donc que le présent de vérité générale se rapproche ici du présent historique.
Pour votre premier exemple, c'est bien du présent de narration.
Pour quel exemple ? L'exemple du bateau ? Nous étions pourtant tombés d'accord pour dire que c'était un
présent d'énonciation…
Pour le second exemple, celui de la bataille, il ne s'agit absolument pas de présent de vérité générale, je le répète encore, mais bien d'un pur
présent de narration...
Merci Jehan pour ces précisions 😀
La nuit tombe. Il commence à faire froid. Les premiers ne tardent pas à apparaître. Une grappe d'hommes épuisés qui marchent lentement. La tête basse. Sans parler. Ils trébuchent souvent car ils sont trop fatigués pour ne pas laisser traîner leurs bottes.
Quelles sont les valeurs du présent de : la nuit tombe; les premiers ne tardent pas à apparaitre ; ils trébuchent souvent ?
Bonsoir.
Avant toute aide, que proposerais-tu comme réponses ?
Bonjour,
J'ai pu lire sur différents sites que le présent pouvait exprimer une hypothèse.
Par exemple ici : [lien invalide]
Ma question est simple, pouvons-nous dire : C'est comme si (utilisation du présent) et qu'ensuite…
Par exemple : "C'est comme si je passe dix ans seul et qu'ensuite…".
Merci d'avance de vos réponses.
Bonsoir.
Dans la page dont tu donnes le lien, il n'y a que des si hypothétiques non précédés de comme…
Mais comme si (comparaison + hypothése) est toujours suivi de l'imparfait ou du plus-que-parfait.
Dans les phrases suivantes:
"L'OMS recommande trente minutes d'activité physique par jour".
"Le NIST recommande un processus en sept étapes".
S'agit il d'un présent d'énonciation, d'un présent de narration, d'un présent de vérité générale, d'un présent d'habitude, d'un présent duratif, présent de passé proche, présent de futur proche, présent d'hypothèse ou autre.
En vous remerciant par avance.