Bonjour !
Dans cet extrait de mon projet de grammaire, vous trouverez les différentes valeurs du présent, avec des exemples inhabituels… Les suggestions et critiques sont bienvenues.
Malheureusement, la présentation va être un peu altérée.
VALEURS DU PRÉSENT DE L’INDICATIF
(A) Il fait coïncider le procès avec l’énonciation : le PRÉSENT PONCTUEL.
* Son coeur ne BAT plus. - Parfait ! Rien de plus inquiétant dans un mort comme un coeur qui bat (Giraudoux).
1) La coïncidence est ABSOLUE lorsque l'énoncé constitue lui-même l'acte et le procès : le PRÉSENT PERFORMATIF.
* Je REFUSE d'appartenir à aucun club qui m'accepterait comme membre (Groucho Marx).
2) Généralement, la coïncidence n'est que RELATIVE : l'énonciation dure plus longtemps que le procès (La foudre tombe !) ou le procès dépasse les limites de l'énonciation (La baignoire déborde !).
Selon le cas, le présent sera MOMENTANÉ (Le soleil se couche.) ou DURATIF :
* Docteur, je MEURS au-dessus de mes moyens (Oscar Wilde, voyant la note d'honoraires).
* Le char de l'État NAVIGUE sur un volcan (Henry Monnier).
(B) Il peut exprimer plus particulièrement :
1) Des faits intemporels : le PRÉSENT DE GÉNÉRALITÉ, OMNITEMPOREL OU PERMANENT.
a) Soit une propriété durable : le PRÉSENT DE CARACTÉRISATION.
* L'Afrique COMMENCE à Calais (Humour anglais).
b) Soit une vérité d'expérience, une maxime, une sentence, etc. : le PRÉSENT GNOMIQUE.
* On DÉTROUSSE au coin des lois plus sûrement qu'au coin des bois (Brulat).
* La carrière d'une star COMMENCE quand elle a du mal à entrer dans son chemisier ; elle SE TERMINE quand elle a du mal à entrer dans sa jupe (Elsa Maxwell).
2) Des faits d'habitude : le PRÉSENT D'HABITUDE.
* Je ne JOUE plus à la roulette russe, car je PERDS tout le temps (Vadet).
* J'ÉCONOMISE ma salive, je ne DIS plus qu'un mot sur deux (Raymond Devos).
3) Un PASSÉ RÉCENT que le locuteur insère dans son présent pour le faire revivre.
* Je RENTRE de Boston ; c'est la seule chose à faire si vous vous y trouvez (Woody Allen).
4) Un passé, même lointain, auquel on veut donner plus de vivacité : le PRÉSENT HISTORIQUE OU DE NARRATION :
*J'ENTENDS comme un bruit de képi écrasé (Raymond Devos).
5) Un FUTUR PROCHE que le locuteur insère dans son présent pour le vivre déjà, pour le conformer à sa volonté ou pour souligner son caractère inéluctable.
* Je PARS pour la guerre de Cent ans (Ponson du Terrail).
* Il se VOIT déjà au bas de la liste de ces chers disparus (Raymond Devos).
En périphrase verbale :
* Ne l'enterrez pas trop près du voisin : il VA LUI CHIPER ses vers (René Dorin, parlant d'un plagiaire).
6) Un FUTUR PROPHÉTIQUE :
* Nous SOMMES en l’an 2100 : le yen remplace le dollar et l’euro.
7) Un ordre, un désir ou une menace : le PRÉSENT D'ORDRE.
* On SE CALME !
* Rate ton bac et je t'ENVOIE au charbon !
DANS LES PROPOSITIONS SUBORDONNÉES : particularités.
1) Proposition complétive
Lorsque le verbe de la principale est au passé, le présent exprime une évidence.
* Il a été prouvé que tout EST dans tout et réciproquement.
2) Proposition circonstancielle
Dans la conditionnelle en SI marquant l'éventualité, il remplace le futur simple.
* Si l'un de nous deux MEURT (° mourra), j'aurai beaucoup de chagrin.
DANS DES EXPRESSIONS FIGÉES : * Qui est-ce qui…? * Si ce n'est… * C'est-à-dire…* C'est pourquoi…
* Je suis veuve depuis douze ans. - EST-CE QUE vous regrettez votre mari ? - Pas encore ! (Alfred Capus)
Dans cet extrait de mon projet de grammaire, vous trouverez les différentes valeurs du présent, avec des exemples inhabituels… Les suggestions et critiques sont bienvenues.
Malheureusement, la présentation va être un peu altérée.
VALEURS DU PRÉSENT DE L’INDICATIF
(A) Il fait coïncider le procès avec l’énonciation : le PRÉSENT PONCTUEL.
* Son coeur ne BAT plus. - Parfait ! Rien de plus inquiétant dans un mort comme un coeur qui bat (Giraudoux).
1) La coïncidence est ABSOLUE lorsque l'énoncé constitue lui-même l'acte et le procès : le PRÉSENT PERFORMATIF.
* Je REFUSE d'appartenir à aucun club qui m'accepterait comme membre (Groucho Marx).
2) Généralement, la coïncidence n'est que RELATIVE : l'énonciation dure plus longtemps que le procès (La foudre tombe !) ou le procès dépasse les limites de l'énonciation (La baignoire déborde !).
Selon le cas, le présent sera MOMENTANÉ (Le soleil se couche.) ou DURATIF :
* Docteur, je MEURS au-dessus de mes moyens (Oscar Wilde, voyant la note d'honoraires).
* Le char de l'État NAVIGUE sur un volcan (Henry Monnier).
(B) Il peut exprimer plus particulièrement :
1) Des faits intemporels : le PRÉSENT DE GÉNÉRALITÉ, OMNITEMPOREL OU PERMANENT.
a) Soit une propriété durable : le PRÉSENT DE CARACTÉRISATION.
* L'Afrique COMMENCE à Calais (Humour anglais).
b) Soit une vérité d'expérience, une maxime, une sentence, etc. : le PRÉSENT GNOMIQUE.
* On DÉTROUSSE au coin des lois plus sûrement qu'au coin des bois (Brulat).
* La carrière d'une star COMMENCE quand elle a du mal à entrer dans son chemisier ; elle SE TERMINE quand elle a du mal à entrer dans sa jupe (Elsa Maxwell).
2) Des faits d'habitude : le PRÉSENT D'HABITUDE.
* Je ne JOUE plus à la roulette russe, car je PERDS tout le temps (Vadet).
* J'ÉCONOMISE ma salive, je ne DIS plus qu'un mot sur deux (Raymond Devos).
3) Un PASSÉ RÉCENT que le locuteur insère dans son présent pour le faire revivre.
* Je RENTRE de Boston ; c'est la seule chose à faire si vous vous y trouvez (Woody Allen).
4) Un passé, même lointain, auquel on veut donner plus de vivacité : le PRÉSENT HISTORIQUE OU DE NARRATION :
*J'ENTENDS comme un bruit de képi écrasé (Raymond Devos).
5) Un FUTUR PROCHE que le locuteur insère dans son présent pour le vivre déjà, pour le conformer à sa volonté ou pour souligner son caractère inéluctable.
* Je PARS pour la guerre de Cent ans (Ponson du Terrail).
* Il se VOIT déjà au bas de la liste de ces chers disparus (Raymond Devos).
En périphrase verbale :
* Ne l'enterrez pas trop près du voisin : il VA LUI CHIPER ses vers (René Dorin, parlant d'un plagiaire).
6) Un FUTUR PROPHÉTIQUE :
* Nous SOMMES en l’an 2100 : le yen remplace le dollar et l’euro.
7) Un ordre, un désir ou une menace : le PRÉSENT D'ORDRE.
* On SE CALME !
* Rate ton bac et je t'ENVOIE au charbon !
DANS LES PROPOSITIONS SUBORDONNÉES : particularités.
1) Proposition complétive
Lorsque le verbe de la principale est au passé, le présent exprime une évidence.
* Il a été prouvé que tout EST dans tout et réciproquement.
2) Proposition circonstancielle
Dans la conditionnelle en SI marquant l'éventualité, il remplace le futur simple.
* Si l'un de nous deux MEURT (° mourra), j'aurai beaucoup de chagrin.
DANS DES EXPRESSIONS FIGÉES : * Qui est-ce qui…? * Si ce n'est… * C'est-à-dire…* C'est pourquoi…
* Je suis veuve depuis douze ans. - EST-CE QUE vous regrettez votre mari ? - Pas encore ! (Alfred Capus)



